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Revoici le temps des grandes pétitions de gauche : 600 universitaires viennent de signer pour réclamer la démission du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Mme Frédérique Vidal. 600 sur 91 000 enseignants, c’est évidemment un chiffre dérisoire, même si 9 000 autres personnes ont aussi signé (mais tous les sympathisants LFI peuvent signer, puisque la convergence islamo-gauchiste est la stratégie officielle des mélenchonistes). Il en restera l’idée que « le monde de l’université » est en révolte contre son ministre de tutelle. C’est par exemple ce qu’écrit Le Point de cette semaine, qui ne passe pourtant pas pour un magazine spécialement de gauche… ni spécialement hostile à la macronie.
La tribune anti-Vidal – c’est-à-dire dans les faits pro-gauchiste et/ou pro-islamiste – a été publiée dans Le Monde. Au temps des grandes et belles indignations pétitionnaires (de gauche, bien entendu), c’était toujours Le Monde qui les diffusait. Les plus anciens se souviendront des pétitions contre l’Algérie française à la fin des années 1950, pour l’avortement dans les années 1970, pour la légalisation de la pédophilie dans Le Monde du 22-23 mai 1977, page 24 (la référence très précise répond à ceux qui doutent toujours de la véracité de cette information, et y voient « les gros mensonges de l’extrême droite », comme lu encore récemment sur Internet).
S’intéresser à l’islamo-gauchisme, qui tente une OPA sur l’université, et spécialement sur la recherche, ce serait « faire planer la menace d’une répression intellectuelle […] comme dans la Hongrie d’Orbán, le Brésil de Bolsonaro ou la Pologne de Duda ». Si seulement…
Le 31 octobre dernier, une centaine d’enseignants avaient pour leur part tiré le signal d’alarme sur cette montée du communautarisme islamiste intolérant dans les universités, mais curieusement ce manifeste-là avait été très peu relayé.
L’UNEF, chiens de garde de l’ordre rouge-vert
C’est apparemment l’économiste Piketty qui joue le chef d’orchestre pour la pétition islamo-gauchiste… contestant l’existence d’une mainmise islamo-gauchiste. Selon lui et selon cette pétition, Mme Vidal ne fait qu’ânonner « le répertoire sur un islamo-gauchisme imaginaire ». Mais qui peut nier une prégnance – au moins physique – du gauchisme à l’université ? Le test est facile à faire : que Piketty aille tenter de punaiser une affichette de LREM ou de LR (et ne parlons pas du RN) sur les murs de certaines universités, il en serait chassé avec la plus extrême violence, l’UNEF jouant les chiens de garde de l’ordre rouge-vert. Quant au passage au tamis d’une lecture islamiste des sciences dites « molles » (philosophie, histoire, sociologie, littérature…) comme des sciences dites « dures » (mathématiques, physique, chimie, médecine…), ce n’est pas encore la règle, mais cela progresse à la vitesse de la pensée de Mao en mai 1968… ces théories « postcoloniales », « décoloniales », etc. constituant le cheval de Troie d’une islamisation qui n’est même plus rampante.
L’islamo-gauchisme n’est pas une nouvelle théorie politique mais la convergence utilitaire de deux idéologies, comme l’ont expliqué Vidal et Blanquer. Cette convergence n’est pas née d’hier : dans le Liban des années 1970, on appelait cela l’islamo-progressisme, front commun entre la gauche libanaise et les islamistes d’Al-Mourabitoune (terroristes salafistes). Le Liban (la Suisse du Proche-Orient !) appauvri, fracturé, meurtri d’aujourd’hui donne une certaine idée de l’avenir français, disent les oiseaux de mauvais augure. •
Francis Bergeron
Une réponse à “Pétition «contre la phobie de l’islamisme et du gauchisme »”
derniere hystérie des gauchards ! bien sur que dans les universités françaises la gauche n’impose pas son islamo gaucho idéologie mais non voyons !mdr!!