Terreur sanitaire. Pas d’allocations-chômage pour les salariés suspendus faute de pass

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En cas de suspension pour non-présentation d’un pass sanitaire valide, les salariés français ne pourront pas bénéficier d’allocations-chômage. Un coup de pression supplémentaire infligé par Élisabeth Borne, qui récuse au passage les accusations de « dictature sanitaire ». Qualificatif qui serait « l’apanage des extrêmes » selon la ministre du Travail…

Pas d’allocations-chômage pour les salariés suspendus

Elle n’aura lieu que dans quelques semaines mais la rentrée s’annonce d’ores et déjà tendue en France. Tandis qu’une nouvelle journée de forte mobilisation a eu lieu dans tout l’Hexagone samedi 7 août afin de s’opposer à la mise en place du pass sanitaire et de la vaccination obligatoire pour certaines professions, l’interview accordée au JDD le 8 août par la ministre du Travail ne va pas contribuer à apaiser la situation.

Dans cet entretien, Élisabeth Borne est en effet revenue sur les modalités de suspension du contrat de travail en cas de refus de la part d’un salarié de se faire vacciner, pour les professions concernées par l’instauration du pass sanitaire. En clair, à partir du 30 août prochain, le salarié en question ne pourra pas bénéficier des allocations-chômage car « ce n’est pas une rupture du contrat ».

Tout en affirmant vouloir « privilégier la pédagogie et faciliter avant tout la vaccination des salariés », c’est donc bien un coup de pression supplémentaire que met Élisabeth Borne aux employés refusant de se plier à l’injonction du pass sanitaire.

Dans le détail, la ministre indique : « Si le salarié, qu’il soit en CDI, en CDD ou en intérim, ne se conforme pas à l’obligation de produire un passe sanitaire à compter du 30 août, un entretien est prévu avec son employeur pour trouver une solution. Il pourra notamment poser des jours de congé et de RTT ou se mettre en télétravail à 100% si son poste le permet. Avec son employeur, ils peuvent aussi convenir d’une affectation temporaire sur un poste qui n’est pas soumis au passe sanitaire. Ce n’est que si aucune de ces solutions n’est possible qu’il pourra y avoir une suspension du contrat de travail. »

« Dictature sanitaire » : « l’apanage des extrêmes » pour Élisabeth Borne

Nonobstant les protestations émanant de plusieurs secteurs d’activité, Élisabeth Borne ne semble pas s’inquiéter de voir surgir divers blocages. Selon elle, « une écrasante majorité des Français est déjà vaccinée et beaucoup d’autres vont se faire vacciner rapidement », ajoutant être « convaincue que ce sera la voie choisie par les salariés dans la plupart des cas. » Une voie « choisie » qui s’apparente surtout à une voie « forcée ».

Quant à la tentation d’un employeur de faire travailler un salarié non vacciné sans pass, la ministre souligne que la loi prévoit une amende de 1 500 €, pouvant passer « à 9 000 € si l’infraction se renouvelle trois fois dans une période de quarante-cinq jours ». En outre, des sanctions administratives telles que la fermeture de l’établissement peuvent aussi être prononcées…

Pour assurer le service après-vente de la terreur sanitaire gouvernementale, la ministre du Travail tente de justifier une telle politique en expliquant qu’en « pleine quatrième vague, c’est l’intérêt de tout le monde de ne pas avoir à refermer des établissements. Si on veut à la fois freiner l’épidémie et avoir la vie la plus normale possible, nous devons appliquer ces nouvelles règles. »

À croire qu’Élisabeth Borne n’a, entre autres, pas pris connaissance des dernières observations scientifiques au sujet du Covid-19, notamment celles évoquées récemment par Anthony Fauci, principal responsable de la stratégie sanitaire américaine face à la pandémie, qu’il s’agisse de la charge virale relevée chez les vaccinés contaminés ou de la capacité de ces derniers à transmettre le virus.

En considérant que les salariés français vaccinés disposant donc d’un pass sanitaire seront exempts de tests, rien n’indique au plan scientifique que ceux-ci contribueront effectivement à freiner l’épidémie comme le suggère la ministre.

Enfin, Élisabeth Borne n’a pas manqué de diaboliser les centaines de milliers de manifestants descendus dans les rues le week-end dernier en déclarant au JDD que la dénonciation d’une « dictature sanitaire » était « l’apanage des extrêmes ». Une tentative de culpabilisation de moins en moins efficace.

Crédit photo : Flickr (CC BY 2.0/Jacques Paquier) (photo d’illustration)
[cc] Breizh-info.com, 2021, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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9 Commentaires

  1. ho putain ! les ordures ! je trouve pas autre chose a dire , cette vieille taupe sait qu’il ya aussi des familles derriere un chomeur ?

  2. Elizabeth Bornée et son trépaSS nazitaire…
    Explique nous, Babette, pourquoi les flics sont dispensés de paSS et de wakSSin?

  3. petite remarque préalable adressée au journaliste qui relate cette dépêche.
    En bon français, on écrit : « passE ». Et on rappellera plus généralement que « email » a une traduction officielle que même le journal « le Monde » utilise régulièrement (c’est à son honneur) : « courriel ».

    Ceci étant posé, il ne sert à rien de pleurnicher, même légitimement contre cet abus de droit et cette atteinte aux droits fondamentaux du travail proférés par ce ministre dit « du Travail ».
    Au fond, qu’avons-nous fait en tant que citoyens et que syndicalistes depuis octobre dernier lorsque les premiers signes de cette dictature sanitaire sont apparus à l’annonce de ce second confinement ? Rien ou presque
    Qu’avons-nous fait au moment où il fallait se rendre dans les bulletins de vote pour les régionales de juin dernier ? 65 % d’entre nous se sont abstenus ?
    Qu’ont dit les syndicats « représentatifs » (au sens du code du travail et que les esprits chagrins cessent de pinailler sur le sens du mot, il est dans la loi et il a un sens) à l’annonce des mesures autoritaires du 12 juillet dernier : ils n’ont fait aucune déclaration commune.

    D’accord, nous manifestons en masse depuis le 17 juillet, mais nous avons beaucoup de retard à rattraper pour effacer notre passivité de ces derniers mois qui a fait de nous des « covidés » dont nos dirigeants se sont servi pour imposer ce dispositif illégal et inconstitutionnel.
    Il va falloir manifester par millions si l’on veut faire ce rattrapage et retrouver notre dignité de citoyens, dans la vie en société, dans la vie professionnelle, dans la vie associative, dans la vie politique.
    Il va falloir engager des actions contentieuses « de groupe » pour que les tribunaux « de proximité » (en droit du travail, les conseils des prud’hommes) corrigent ces annonces ministérielles indignes d’un droit du travail conforme à l’Etat de droit (le vrai, pas celui du Conseil d’Etat ou de sa filiale, le Conseil constitutionnel ; à cette fin, lisez le site internet « dejavu.legal/fr » qui explique comment on peut réagir sur un plan judiciaire pour TOUS les salariés qui seront ainsi menacés dans leur vie quotidienne.

    Il va falloir faire beaucoup de droits de réponse à toute (ou presque) la presse écrite ou télévisuelle qui se contente de relater, mieux que le porte-parole du Premier ministre, les propos du gouvernement, et les approuver bien sûr, même avec élégance, comme ici, par exemple :
    https://www.lefigaro.fr/vox/societe/passe-sanitaire-un-mal-necessaire-20210808

    Attention ! il paraît que la section « Figarovox » est de droite ! Petit sourire….

  4. moi je manifeste depuis le début, c’est les vacances OK, mais début septembre si dans la rue on est pas 5 millions !!! pour les peureux et les je reste chez moi les autres ferons le boulot ! que j’en entende pas un !

  5. Comment se fait il que quelqu’un qu’on a vote ( pas moi …), qui utilise notre argent pour vivre…qui est donc une personne qu’on emploie, on ne puisse pas le virer???..C’est la mort de la France que ce gouvernement veut…Comment se fait il qu’on ne puisse rien faire?? Est ce que les forces de l’ordre sont prêtes a faire leur devoir de garant de la constitution???…Ils ont vraiment pense a tout le fumiers pour nous mettre a genou…

  6. Super connasse déplore les effets d’une absence de vaccination chez les salariés entraînant la suspension de leur salaire et l’impossibilité de faire valoir leurs droits au chômage. Mais selon la taupe de service, leur situation résulterait de leur refus de satisfaire à leurs obligations …. Quelle obligation, pauvre naze, l’obligation vaccinale interdite par la loi et que vous ne prescrivez pas mais que vous faîtes indirectement supporter aux employeurs ? Fumistes et hypocrites ! Salariés, ne baissez pas la tête, ne vous laissez pas faire ! Assignez tout employeur qui vous refuserait votre emploi faute de vaccination. L’art 225-1 du Code Pénal punit de 3 ans d’emprisonnement et 45000 € d’amende toute discrimination fondée sur un motif médical. La Borne, elle s’en fout, c’est l’employeur que sera poursuivi mais pas elle ni son gouvernement de prostitué(e)s. Mettez vos employeurs face à leurs responsabilités : soit ils refusent d’appliquer un loi scélérate ; soit ils l’appliquent et ils se rendent personnellement coupables des infractions rappelées ci-dessus.

  7. A mon niveau je n’arrête pas de claironner depuis le mois de mars 2020 ce qui en ce moment se trame ! et qui est déjà BIEN AVANCE ! mais que de moutruches, mougeons et autres formes de bras-cassés qui ne réagissaient pas . La merkel mène le pantin par le bout du nez, lorsque ce n’est pas les USA ! mais bon !
    En aparté cher gautier, c’est la rance entière qui doit se soulever …. sinon c’est fichu nous allons droit dans le mur. Ne cédons pas à leurs menaces leurs pressions il faut du nombre sinon ?

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