Le nombre de résidences secondaires a triplé en 50 ans en Bretagne (13% du logement breton)

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Le nombre de résidences secondaires a triplé en 50 ans en Bretagne. En 50 ans toujours, le nombre de logements a lui plus que doublé en Bretagne comme le rapporte une nouvelle étude de l’Insee sur la question.

Les résidences secondaires, fléau pour la Bretagne ?

En 2018, la Bretagne compte 1 938 500 logements répartis en 1 535 900 résidences principales, 257 800 résidences secondaires et 144 800 logements vacants. La proportion de résidences secondaires est plus élevée qu’au niveau national.

Selon l’Insee, entre 1968 et 2018, le nombre de résidences secondaires a été multiplié par 3,2 en Bretagne. Une hausse plus importante que la moyenne nationale (multipliée par 2,8). Si l’on s’en tient au littoral breton, leur nombre a même été multiplié par 3,6 en 50 ans. L’Insee recense aujourd’hui 257 800 résidences secondaires dans la région, soit 13 % du parc de logements breton (1 938 500 logements).

Dernier point intéressant de cette étude : l’explosion du nombre de logements vacants, qui suit la trajectoire des maisons secondaires. En 50 ans, le nombre de logements non habités a lui aussi plus que triplé en Bretagne. Même si leur part dans le parc de logements breton (7,5 %), reste moins important qu’au niveau national (8,1 %).

Doublement du nombre de logements en Bretagne

En 50 ans, le nombre de résidences principales a augmenté trois fois plus vite que la population

Entre 1968 et 2018, le nombre de résidences principales en Bretagne a précisément augmenté de 104 %, passant de 754 000 à 1 535 900. Cela correspond à une hausse annuelle moyenne de 15 600 habitations. Sur la même période, la population bretonne a augmenté de 867 000 habitants (2 468 200 en 1968 et 3 335 400 en 2018), soit une hausse de 35 %.

L’accroissement plus rapide du parc de résidences principales s’explique notamment par l’évolution de la demande de logements. Comparé à 1968, il y a par exemple en 2018 plus de jeunes quittant le domicile familial pour leurs études, mais aussi moins de familles nombreuses, des mises en couples plus tardives, davantage de ruptures conjugales, de personnes âgées seules dans leur logement ainsi que de familles monoparentales. Au total, le nombre moyen de personnes par ménage est passé de 3,2 en 1968 à 2,1 en 2018.

Comme au niveau national, sur les 50 années d’observation, l’augmentation du nombre de résidences principales dans la région est la plus élevée dans les couronnes urbaines (+ 137 %). En 2018, 800 000 ménages vivent ainsi dans la couronne d’une grande agglomération, comparé à 337 300 en 1968. Sur cette même période, le nombre d’habitations localisées dans les pôles urbains de la région progresse aussi mais moins fortement (+ 89 %). Enfin, le parc de résidences principales dans les communes hors attraction des grandes agglomérations croît de 49 %.

L’intégralité de l’étude est à découvrir ici

Une étude qui alimentera sans aucun doute le débat sur les résidences secondaires en Bretagne, et sur la création d’un statut de résident en Bretagne, nécessaire pour protéger la jeunesse bretonne et lui permettre de vivre et de travailler sur la terre de ses ancêtres.

Immobilier, résidences secondaires, statut de résident : La Bretagne aux Bretons ! [L’Agora]

Crédit photo : DR

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