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Au cœur de la saison froide, le réveil est bien souvent plus difficile pour beaucoup de Français, tentés de prolonger leur sommeil au petit matin. Mais si l’envie de dormir davantage en hiver a plusieurs explications, des solutions existent pour la combattre.
Une envie de sommeil accrue en hiver
L’hiver, nous y sommes pour de bon. Bien qu’ils tendent à rallonger progressivement, les jours demeurent encore très courts tandis que les nuits plus froides font que, pour de nombreuses personnes, il est très difficile de sortir du lit le matin. Ce sentiment partagé par une partie importante de la population, qui éprouve un besoin de dormir plus important durant la morte saison que pendant l’été, a plusieurs explications.
Tout d’abord, au plan psychologique, c’est principalement en hiver que les baisses de moral surviennent, notamment chez les individus victimes de dépression saisonnière. Aussi, le sommeil apparaît comme un refuge pour les personnes se sentant déprimées.
Mais ce besoin de sommeil accru a aussi une explication physiologique. En effet, le manque de lumière naturelle observée lorsque les jours sont les plus courts inhibe la sécrétion de mélatonine. Et c’est cette hormone qui indique au corps qu’il est temps d’aller dormir. En clair, le rythme biologique interne du corps humain est ainsi perturbé.
A contrario, la production de mélatonine augmente à la belle saison. Les signaux envoyés au corps en fin de journée pour inciter l’individu à aller se coucher sont alors plus perceptibles. En hiver, en raison du manque de lumière durant la journée, il est plus difficile pour le corps de faire la distinction entre le jour et la nuit, augmentant ainsi l’envie de sommeil. Paradoxalement, avec une sécrétion de mélatonine moins importante, ce sommeil est en revanche plus difficile à trouver.
« Bien dormir » n’est pas « trop dormir »…
Toutefois, « à cœur vaillant rien d’impossible » dit l’adage. Pour minimiser les effets néfastes de l’hiver sur son sommeil, plusieurs parades existent. À commencer par le fait de s’imposer un rythme de sommeil stable avec des heures de coucher et de réveil régulières.
Attention aussi à l’excès de sommeil : si dormir une heure de plus par rapport à l’été peut être bénéfique, il n’est pas nécessaire d’aller au-delà si l’on souhaite avoir un sommeil de bonne qualité.
Autre recommandation « basique » à suivre, s’exposer quotidiennement à la lumière naturelle. Si, dans les cas de troubles du sommeil les plus notables, il peut être nécessaire d’avoir recours à des séances de luminothérapie visant à compenser le manque de luminosité sur la rétine, en règle générale, dix minutes de soleil par jour sont suffisantes pour fixer assez de vitamine D afin de diminuer la fatigue et la somnolence.
Fatigue saine, endorphines : faites du sport !
À ces apports en vitamine D, il est aussi possible d’ajouter quelques compléments alimentaires à base de tyrosine, de magnésium et de vitamine B afin d’améliorer la qualité de son sommeil. Des compléments alimentaires à ne prendre cependant qu’après avis d’un professionnel de santé car des produits peu recommandables circulent sur le marché.
Enfin, dernier principe à mettre en œuvre pour lutter contre le sentiment de fatigue durant la journée tout en permettant de s’endormir plus facilement en hiver : faire du sport ! Une activité physique qui permettra en plus la sécrétion d’endorphines, lesquelles agissent comme des antidépresseurs.
À ce titre, nous rappellerons que le sport, en plus d’être un rempart efficace contre les méfaits de la sédentarité, présente plusieurs avantages pour le corps lorsqu’il est pratiqué en extérieur en hiver.
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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