Rennes. 27 Irakiens membres d’un réseau de passeurs de migrants condamnés

migrants

À Rennes, une vingtaine d’Irakiens membres d’un réseau de passeurs de migrants viennent d’être condamnés. L’activité, consistant à offrir des passages depuis la France vers l’Angleterre, aurait rapporté environ 70 millions d’euros.

Un réseau de passeurs de migrants jugé à Rennes

L’audience aura duré plus de 10 jours au tribunal correctionnel de Rennes. Le 24 mars, 27 personnes ont été condamnées à des peines de prison pour « aide à l’entrée, à la circulation ou au séjour irrégulier d’un étranger sur le territoire » et « blanchiment aggravé ». Par ailleurs, trois autres prévenus ont été relaxés.

Les 30 individus mis en cause étaient des ressortissants kurdes irakiens âgés de 22 a 53 ans. Le manège de ces passeurs consistait à acheminer en Angleterre des migrants depuis le centre de la France.

L’origine de cette affaire remonte à 2018. C’est à cette époque qu’une vaste enquête fut lancée par la JIRS (juridiction interrégionale spécialisée) de Rennes après la découverte de l’existence d’un réseau de passeurs. Particularité de ce dernier, il avait recours aux aires d’autoroute du centre de l’Hexagone pour récupérer les clandestins, contrairement à des réseaux concurrents qui vont récupérer leurs « clients » dans les campements des côtes de la Manche. Entre 2018 et 2020, les prévenus auraient ainsi pris en charge environ 10 000 migrants et amassé une somme estimée à 70 millions d’euros.

Des passages facturés de 6 000 à 13 000 €

Afin de gagner le Royaume-Uni, les clandestins, kurdes pour la plupart, se rendait dans un premier temps dans le département du Nord avant d’être mis en relation avec des passeurs. C’est après cette étape que les migrants étaient orientés vers le centre de la France dans différents hébergements de fortune. Puis, le jour du départ vers l’Angleterre, les clandestins devaient se rendre sur des aires autoroutes où étaient stationnés des poids-lourds pour y embarquer durant la nuit.

Quant aux sommes facturées par les passeurs à ces passagers illégaux, elles pouvaient varier entre 6 000 et 13 000 €, selon que le chauffeur soit informé de leur présence ou non. Avec parfois des cachettes dédiées à bord des véhicules.

À noter que sur les 27 condamnés, deux vont sortir de prison car ayant déjà effectué leur peine durant la période de détention provisoire. Quant aux autres, le parquet de Rennes a indiqué que 19 prévenus « ont été maintenus en détention et 6 mandats d’arrêt ont été décernés pour les absents ».

Les peines de prison prononcées par le tribunal sont comprises entre 18 mois et sept ans. De plus, le procureur de la République a précisé qu’« à titre de peine complémentaire, 24 interdictions définitives du territoire français ont été également prononcées à l’encontre des personnes condamnées ». Une décision qui pourrait apporter de l’eau au moulin du candidat Éric Zemmour (Reconquête !) avec son idée de création d’un ministère de la Remigration.

Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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3 réponses

  1. Et que va t’on faire d’eux !!! le bateau est il prêt !! ils ont vraiment l’air d’avoir peur ! quelques mois de prison, avec l’argent gagné ils vont avoir un séjour de roi en prison, c’est encore eux qui vont commander !!!

  2. le passage haiti-guyane coute 3000€
    qu’ils doivent rembourser dans l’année, c’est à dire qu’ils doivent réemprunter…

Les commentaires sont fermés.

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