Propagande politique dans le sport. Je soutiens Idrissa Gueye ! [L’Agora]

On n’en peut plus de votre propagande politique dans le sport, partout, tout le temps. Ici le genou à terre pour Black Lives Matters (encore hier soir à l’occasion de la finale de la Ligue Europa), là « la lutte contre le racisme », et hier encore « une action nationale contre l’homophobie et la transophobie » organisée par la Ligue Professionnelle de football en France, entre dix actions de soutien à l’Ukraine, etc etc…

Il y en a un qui a sifflé la fin de la récréation récemment, en renonçant à jouer un match contre Montpellier, pour ne pas arborer le flocage arc-en-ciel soutien au mouvement LGBT. Idrissa Gueye, joueur du PSG, n’a pas voulu s’associer à la propagande politique. Au nom de sa religion musulmane (les sportifs catholiques seraient d’ailleurs bien inspirés de relire un peu la Bible…). Il a été pris dans le tourbillon médiatique, la presse, les responsables politiques, une partie des réseaux sociaux se scandalisant de sa non participation à cette mascarade, certains réclamant même des sanctions lourdes.

Imaginez-vous ? Des sanctions, non pas pour propos homophobes, mais pour refus de participer à une opération de propagande. En gros, si tu ne défiles pas avec nous tu es homophobe et l’homophobie est un délit. Il s’agit d’un dérapage assez hallucinant dans une société qui se prétend non totalitaire.

N’a-t-on pas le droit, y compris dans son for intérieur et sans le revendiquer sur la place publique, de ne pas trouver « normal » qu’une société fasse autant de place au mouvement LGBT ? On parle du domaine de l’intime, pas de la pensée diffusée publiquement. On nage en plein Minority report, en pleine « suspicion de ». On est au début d’une sorte de « crime de la pensée ». A quand une décharge électrique dans le cerveau provoquée par une puce qu’on nous aurait inséré, lorsque sans rien dire, rien exprimer, nous aurions une pensée raciste, homophobe, sexiste ?

« Le racisme est un délit ». « L’homophobie est un délit ». Clameront mes détracteurs. Mais on ne vous parle pas de ça, on vous parle d’arrêter de nous les briser avec vos sempiternelles pleurniches. Arrêtez de vouloir coloniser nos cerveaux. Arrêtez de vouloir rééduquer nos gamins qui vont au stade voir un match de football, pas une Gay Pride ou un meeting politique. Entre la propagande et la colonisation publicitaire partout, tout le temps, quel monde va-t-on leur offrir ? Si il y a bien un pestiféré aujourd’hui dans notre société, ce n’est certainement pas le militant LGBT, prosélyte choyé de tous et médiatisé absolument partout comme si quelqu’un en avait quelque chose à faire de ce besoin permanent de se répandre sur sa sexualité ( ce que d’ailleurs beaucoup d’homosexuels, aussi discrets dans leur sexualité que des hétérosexuels n’ont rien demandé).

Heureusement, certains ont compris la supercherie. Le président du Sénégal a apporté son soutien à Gueye demandant que l’on respecte ses convictions religieuses (rappel : les LGBT ne pèsent pas grand chose dans le monde par rapport aux Musulmans ni même aux Catholiques…). Macron va-t-il déclarer la guerre au Sénégal ? Ou mettre fin à l’immigration en provenance de ce pays pour dénoncer de tels propos ?

Kalidou Koulibaly, lui non plus, n’a pas hésité à défendre le milieu de terrain du PSG : « Monsieur Idrissa Gana Gueye, vos choix doivent être respectés et non interprétés » . Sur Instagram, Bouna Sarr, joueur du Bayern Munich, a lui lâché : « Arrêter de forcer les joueurs dans les combats que vous menez (surtout quand bizarrement vous choisissez seulement ce qui vous arrange). Chacun est libre de défendre ou non la cause qu’il a envie ! Quand un joueur ne se rallie pas à une cause à la hauteur de ce que vous attendez de lui ne veut pas forcement dire qu’il est contre celle ci ! Chacun est libre de ses engagements et de ses propres convictions. Cessez de vous adresser à la place d’une personne ».

Au final, les autorités du sport se retrouvent prises dans les pièges qu’elles ont elles même crées. Non, tout le monde ne soutient pas la cause LGBT, et vous ne pourrez jamais l’empêcher à moins de remplir encore plus les prisons françaises de dissidents de la pensée. Non, tout le monde ne soutient pas Black Lives Matters. Non, tout le monde ne soutient pas l’Ukraine. Non, tout le monde ne soutient pas les causes que vous imposez, à grands coups de médiatisation, sur nos télévisions, dans nos stades, dans nos enceintes sportives. D’ailleurs, lorsque vous n’êtes pas d’accord avec les opinions exprimées (un drapeau à croix celtique récemment déployé à Lorient par exemple…) vous ouvrez des enquêtes, appelez à des poursuites…

Les sportifs, tout comme les fans d’ailleurs, n’ont pas à être pris en otage de vos expériences qui confinent parfois au sadisme tant elles ont vocation à violer jusqu’à l’intime de l’être humain.

Il suffit enfin de poser une question, une seule, pour s’apercevoir de toute la supercherie et de la polémique actuelle autour d’Idrissa Gueye. La Fédération Française de Football a-t-elle décidé de boycotter la prochaine Coupe du Monde au Qatar, pays qui lui pour le coup, n’est pas tendre avec les LGBT (et qui leur interdit d’ailleurs d’exhiber le moindre drapeau ou de s’afficher publiquement lors de cet évènement) ? Non. Les organisations mondiales du football qui font la morale toute l’année sur le racisme, l’homophobie et tout ce qui va avec, ont-elles pris la décision d’annuler la Coupe du monde au Qatar ? Non, bien au contraire. Les politiques français qui demandent des sanctions contre Gueye suivront-ils l’équipe de France en décembre prochain ? Oui.

Fin de la discussion.

Vous aurez beau, du haut de vos lubies, de vos obsessions, vouloir imposer celles-ci à l’ensemble de la société, vous ne pourrez jamais rien contre des millions, des milliards d’hommes et de femmes sur la planète qui ont la foi, des convictions, et qui ne les céderont pour rien au monde, encore moins face à de petites minorités influentes, l’Histoire nous l’a démontré.

Oui, je soutiens Idrissa Gueye dans son refus de participer à la propagande politique ambiante. Et cela, que ça plaise…ou pas ! 

Julien Dir

Crédit photo : DR

[cc] Breizh-info.com, 2022, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

Une réponse

  1. Toutes ces nouvelles lois : homophobies, transphobies.., destinées à protéger certaines minorités, sont en fait un abus du droit, dans le sens qu’une loi ne peut rien contre une phobie qui relève plutôt de la médecine psychiatrique. Si j’ai peur des araignées, ce n’est certainement pas une loi qui va y remédier.
    D’autre part, j’ai le droit d’aimer ou de ne pas aimer qui je veux. Il est bien entendu que je n’ai pas le droit de nuire à ceux que je ne porte pas en mon for intérieur. Si on m’interdit de haïr, c’est qu’on me force à aimer. Mais que vaut un amour qui est forcé ? Je n’encourage personne à haïr qui que ce soit, je lui laisse le choix. On peut me rétorquer qu’il suffit de rester neutre. C’est sans avoir expérimenté que dans le domaine de l’affect, la neutralité ne dure pas et que le politiquement correct sera là pour que je me détermine enfin. J’ai bien peur que toutes ces nouvelles lois destinées à éradiquer la haine et les phobies sur terre, ne fasse que les renforcer. Là encore, on prêche une chose, afin d’obtenir l’effet inverse, CQFD.

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