Royaume-Uni. Le ballet, trop discriminant pour les non-Blancs et les transgenres, supprimé des auditions d’une grande école de danse

ballet

Au Royaume-Uni, le ballet a été retiré des auditions d’admission d’une grande école de danse car jugé trop peu inclusif vis-à-vis des extra-européens et de certaines minorités… Bal(l)ade chez les fous !

Le ballet, une danse trop « blanche »  et trop « élitiste » ?

Le wokisme continue de faire des siennes outre-Manche. La Northern School of Contemporary Dance, grande école du Royaume-Uni basée à Leeds, a décidé de supprimer le ballet de ses auditions afin de devenir plus inclusive et d’accroître la diversité du corps étudiant. Avec des arguments qui laissent pour le moins songeur…

Dans le cadre d’une campagne de promotion de la diversité qui a vu l’école introduire de nouvelles politiques relatives aux questions de genre et des « minorités visibles », l’institution, qui se veut être « progressiste », a revu cette forme d’art « élitiste » après avoir fixé pour objectif de « décoloniser le programme » en prenant conseil auprès d’associations étudiantes LGBT créées au sein de l’établissement. Tout un programme effectivement !

C’est ainsi que le ballet a été supprimé des auditions d’entrée à l’école en raison de sa « nature controversée », le personnel enseignant expliquant que ce mode de danse européen traditionnel, puisant ses origines à l’époque de la Renaissance italienne, véhiculerait des « idées européennes blanches », selon les termes rapportés par le quotidien britannique The Telegraph.

Ballet : la terminologie traditionnelle en question

C’est d’ailleurs auprès de ce même quotidien que Francesca McCarthy, responsable des études de premier cycle à la Northern School of Contemporary, a justifié la nouvelle démarche de l’école en expliquant que le ballet recouvrait « essentiellement une forme élitiste », ajoutant que « les jeunes [devaient] payer pour prendre des cours de ballet en règle générale et pour un grand nombre d’étudiants potentiels, ils n’ont pas eu accès au ballet. »

Elle donne quelques précisions sur la dimension « européenne »  et « blanche » à laquelle renverrait le ballet : « C’est une forme très spécifique qui est construite autour d’idées et de formes corporelles européennes blanches particulières qui sont souvent aliénantes pour les jeunes qui ne correspondent pas à cet idéal esthétique. » En ajoutant : « Il y a des problèmes liés au corps, à l’argent, au langage et au vocabulaire du mouvement. »

D’autre part, cette analyse du ballet sous le prisme du progressisme soulève un nouveau problème : la répartition des rôles en fonction du sexe qu’impose cette danse.

Au sujet du vocabulaire précédemment évoqué par Francesca McCarthy, celui-ci s’articule autour de la terminologie traditionnelle du ballet. Une terminologie qui a conduit à des distinctions de genre telles que « ballerine » pour les femmes et « danseur » pour les hommes. Tout comme il est habituel d’utiliser au quotidien les termes « hommes et femmes » ou les « filles et garçons » dans les cours de danse de l’école.

Inclusion des « danseurs non binaires » et influence Black Lives Matter

Aussi, l’apprentissage du ballet implique une division des rôles selon le sexe, à savoir que les danseuses ont tendance à travailler sur les pointes et les hommes à effectuer des sauts et des levées. Un constat qui apparaît désormais comme un problème à la lumière de la nouvelle politique woke choisie par l’école britannique.

« La plupart des membres de notre personnel de ballet ont été formés à une époque où les divisions dans l’enseignement du ballet étaient claires et où les hommes levaient les femmes. Avec le temps, on est passé aux dames et aux messieurs, mais cela reste problématique en ce qui concerne l’inclusion des danseurs non binaires et trans », résume ainsi Francesca McCarthy.

En conséquence de quoi la Northern School of Contemporary Dance a incité son personnel à utiliser des termes neutres concernant le genre.

Cette fuite en avant dans le délire de l’inclusivité et de la diversité de l’école de danse britannique s’est accélérée après la survenue du mouvement Black Lives Matter aux États-Unis en 2020. Mais, dès 2019, le personnel de l’établissement avait suivi une formation interne pour en apprendre davantage sur les « préjugés inconscients ». L’influence de «BLM » a alors contribué à renforcer le volet « décolonial » de cette politique « progressiste ».

Crédit photo : Wikimedia commons (CC/M gulchik) (photo d’illustration)
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6 réponses

  1. Si les mathématiques et la physique sont colonialistes, non inclusives ou racistes, pourquoi pas le ballet ?

Les commentaires sont fermés.

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