Salman Rushdie était protégé par l’IRA lors de ses visites en Irlande

Salman Rushdie, auteur des Versets sataniques a déclaré que l’IRA, groupe paramilitaire républicain irlandais, lui avait accordé un « laissez-passer » car il respectait son opposition à la censure que subissait, à l’époque, le Sinn Féin.

Ce dernier, sous le coup d’une fatwa à son encontre et actuellement hospitalisé suite à l’attaque dont il a été victime la semaine dernière aux Etats-Unis, a raconté avoir fait un « voyage politique à Dublin » avec sa troisième épouse Elizabeth West dans les années 1990 pour rencontrer la présidente Mary Robinson. Au cours de ce voyage, il a été approché par l’IRA après avoir donné une conférence lors d’un colloque sur la liberté d’expression Let In The Light au Trinity College.

Salman indique : « Ensuite, lors de l’apéritif pour les orateurs, une petite femme robuste s’est approchée et a dit que parce que je m’étais opposé à l’ordonnance appelée Section 31, qui interdisait le Sinn Féin à la télévision irlandaise. En faisant cela, vous avez écarté tout danger pour vous-même nous concernant a-t-elle dit »

Lorsque Salman a demandé « Et qui est nous ? », il raconte que la femme l’a fixé dans les yeux et lui a dit : « Vous savez très bien qui nous sommes. »

Salman a ajouté : « Après avoir reçu ce laissez-passer de l’IRA, j’ai été emmené au Late Late Show de Gay Byrne, et parce que Gay avait dit qu’il avait lu et aimé Les Versets sataniques, à peu près toute l’Irlande a décidé que ce livre et son auteur devaient être bons. »

Salman Rusdhie souffre de nerfs sectionnés, d’un foie mutilé et risque de perdre un œil après avoir été poignardé sur scène alors qu’il était assis dos à un agresseur avant une conférence vendredi.

Crédit photo : https://www.flickr.com/photos/actualitte/43826238495

[cc] Breizh-info.com, 2022, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

2 réponses

  1. les usa devraient demander à l’ira comment mieux protéger les gens du terrorisme islamiste, darmanin aussi le pourrait vu les attaques au mortier des commissariats, les caillassages de pompiers et l’affaire du stade de france, sans dire les rodéos !

  2. En 1977, le film « Le Juge Fayard dit « le Shériff » » citait clairement le nom du SAC, ce qui a déplu au pouvoir en place ; la justice a ordonné de remplacer le mot « SAC » par un bip lors de la sortie du film en salle. Yves Boisset, le cinéaste, raconte : « La presse en a parlé, et il s’est passé une chose formidable : dans les salles, lorsque le « bip » retentissait, les spectateurs criaient « Le SAC ! Le SAC ! » Par la suite, Yves Boisset a vu sa voiture vandalisée, lui-même a été tabassé, il a reçu des menaces contre lui et ses enfants, et lorsqu’il est parti en Irlande pour tourner le film « Un taxi mauve », il s’est installé avec ses enfants dans une ferme protégée par l’I.R.A. : il s’était dit que « même si l’armée britannique ne parvenait pas à toucher à ces endroits-là, les guignols de Pasqua et du SAC n’y arriveraient pas non plus ! »

Les commentaires sont fermés.

- Sécession la première parution de Yann Vallerie, rédacteur en chef de Breizh-info -

- Je soutiens BREIZH-INFO -

PARTAGEZ L'ARTICLE !

LES DERNIERS ARTICLES

ARTICLES LIÉS