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Emmanuel Macron et Loïg Chesnais-Girard connaissent le même problème. Tous deux ne disposent que d’une majorité relative : le premier à l’Assemblée nationale et le second au conseil régional de Bretagne. LCG doit se contenter d’une majorité de 40 sièges, tandis que les 43 autres sièges sont partagés entre les cinq groupes qui constituent l’opposition (6 sièges pour les écologistes, 6 sièges pour les autonomistes, 9 sièges pour les centristes et les progressistes, 14 sièges pour la droite et 8 sièges pour le Rassemblement national). Sur chaque bordereau, le président Chesnais-Girard doit donc manœuvrer pour « fabriquer » une majorité ; il recourt donc à des « forces supplétives » qu’il trouve soit chez les autonomistes, soit chez les centristes, sans qu’il y ait d’alliance pleine et entière.
Ce qui a le don d’agacer Bernard Marboeuf, président du groupe centriste : « On a tendu la main à Loïg Chesnais Girard avant l’été en disant qu’on était disponible. En réponse, on a eu une fin de non-recevoir. Il faut arrêter de prendre les gens pour les imbéciles. » (Le Télégramme, Bretagne, lundi 29 août 2022). On l’aura compris, centristes et progressistes souhaitent entrer dans la majorité.
Réponse du Président : « Ma porte était ouverte, je suis disponible pour ceux qui veulent travailler avec moi sur la base des valeurs qui sont les miennes. C’est déjà le cas avec l’UDB et les régionalistes sur le logement, ou sur l’eau et les mobilités avec les centristes. Cela ne veut pas dire forcément dire intégrer la majorité. D’ailleurs les régionalistes veulent rester dans l’opposition. » Mais les centristes de « Nous la Bretagne-Ni Breizhiz » réclament une coalition : « Je suis prêt à intégrer ceux qui le souhaitent, à condition de ne pas dénaturer mon projet. On peut l’enrichir, accélérer sur certains sujets, en étant au clair vis-à-vis des concitoyens. Personne ne veut de compromission. » (Ouest-France, Bretagne, mercredi 31 août 2022).
On peut donc en conclure que rapidement les huit membres du groupe « Nous la Bretagne –Ni Breizhig – Centristes, démocrates, progressistes et européens » entreront dans la majorité de LCG : Olivier Allain, Yves Bleunven, Tristan Bréhier, Alexandra Guilloré, Armelle Nicolas, Bernard Marboeuf, Anne Patault et Stéphanie Stoll. Ce qui devrait valoir à Bernard Marboeuf un poste de vice-président…
Bernard Morvan
Crédit photo : Facebook Loig Chesnais Girard
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Une réponse à “Région. Loïg Chesnais-Girard, Nous la Bretagne, un mariage en vue ?”
40 + les six sièges des écolos, ça fait une majorité, non?