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La flambée des prix de l’électricité associée aux menaces de coupures ont contribué à faire des groupes électrogènes un matériel très prisé en France depuis l’automne dernier.
Crise énergétique : les vendeurs de groupes électrogènes ont le sourire
Après le masque FFP2 au printemps 2020, le groupe électrogène est-il devenu le « must have » du début d’année 2023 ? En France, les menaces de coupures d’électricité évoquées durant tout l’automne tant par les responsables politiques que par les médias mainstream ont contribué à la diffusion d’un nouveau discours anxiogène au sein de la population. Mais aussi chez certains professionnels et chefs d’entreprises dont l’activité pourrait être fortement impactée en cas de perturbations sur le réseau électrique. Mais cette crainte d’une vie quotidienne potentiellement (et ponctuellement) dépourvue d’électricité n’est cependant pas une mauvaise chose pour tout le monde…
En effet, les vendeurs de groupes électrogènes hexagonaux ont actuellement le sourire. Et on les comprend ! À Lamballe par exemple, Bretagne économique, site dédié aux CCI de la région, a réalisé un focus le 10 janvier sur les établissements Balavoine, un nom réputé dans les Côtes-d’Armor dans le domaine de l’électricité industrielle. Et qui réalise les deux tiers de son chiffre d’affaires par l’intermédiaire de la vente et de la maintenance de groupes électrogènes. Des machines d’une puissance comprise entre 20 et 1 000 kVA (kilovoltampères).
Autant dire que pour cette entreprise comptant une douzaine de salariés, les temps sont plutôt favorables : en 2022, ce chiffre d’affaires (de 2 millions d’euros en 2021) a en effet augmenté d’environ 25 %. En cause, les risques de coupures de courant, mais aussi les prix de l’énergie, qui incitent certains industriels (du secteur agroalimentaire notamment) à avoir recours à des groupes électrogènes pour tenter d’alléger la facture.

Des groupes électrogènes moins coûteux qu’une coupure d’électricité ?
Rançon du succès, l’entreprise lamballaise rencontre toutefois des difficultés inédites en ce qui concerne son approvisionnement auprès de son principal fournisseur européen tandis qu’en 2022, elle a doublé ses ventes de groupes électrogènes, habituellement comprises entre 30 et 40 unités par an. En parallèle, les délais de livraison ont explosé, passant de quelques semaines à dorénavant plusieurs mois pour certains modèles. Autre difficulté, la pénurie de main-d’œuvre à laquelle sont confrontés les professionnels de l’électricité industrielle lorsqu’il s’agit d’installer ces groupes électrogènes.
Le constat est similaire du côté de la société Gelec Energy, basée à Plérin (Côtes-d’Armor). Le magazine Challenges indiquait le 20 décembre dernier que ce fournisseur de groupes électrogènes avait vu ses ventes tripler en 2022 par rapport à l’année précédente.
Autre symbole de cette frénésie autour de ce matériel, l’entreprise ne comptait dans ses entrepôts que 180 machines à la mi-décembre 2022 (parmi lesquelles trois seulement étaient encore en vente) tandis que les lieux en abritent entre 450 et 600 habituellement.
Bien qu’onéreux, le groupe électrogène moyen acquis par un industriel coûtant environ 20 000 €, la dépense est toutefois moindre qu’en cas de coupure électrique prolongée pour les acteurs de l’agroalimentaire. Les pertes de produits occasionnées par une rupture de la chaîne du froid dans un rayon surgelé ou dans des zones de stockage réfrigérées auraient ainsi vite fait de peser davantage sur la trésorerie d’une entreprise que l’acquisition d’une machine source d’énergie alternative.
À noter en dernier lieu que le secteur industriel n’est pas le seul à fortement dépendre de l’alimentation électrique. Nombreuses sont les activités où l’outil informatique est désormais indispensable. Si la vente en ligne et certains métiers du tertiaire viennent en premier à l’esprit, les acteurs de la logistique et du transport en sont également extrêmement dépendants.
Enfin, les groupes électrogènes sont aussi devenus très prisés par les particuliers, notamment ceux dont le domicile est équipé en domotique. Si les délais ont, pour ces particuliers aussi, fortement augmenté, le budget nécessaire pour acquérir une machine reste plus raisonnable et est généralement compris entre 1000 et 2 000 € pour une alimentation électrique correcte.
Crédit photo : Wikimedia Commons (CC/Benoît Prieur) (photo d’illustration)
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Une réponse à “Crise énergétique. La ruée sur les groupes électrogènes face aux risques de coupures et à la flambée des prix de l’électricité”
Un oubli de taille : ou sont fabriqués les groupes ? En France ?