Pourquoi l’Espagne et le Portugal échappent à la flambée des prix de l’énergie en Europe

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Alors que les tensions géopolitiques autour de l’Iran et du détroit d’Ormuz ravivent la hausse des prix du gaz, une nouvelle fracture énergétique se dessine en Europe. D’un côté, des pays fortement dépendants du gaz voient leurs factures d’électricité s’envoler. De l’autre, certains États semblent mieux résister à ce choc. C’est notamment le cas de l’Espagne et du Portugal, dont le modèle énergétique intrigue.

Une Europe à deux vitesses face à la hausse des prix

Depuis plusieurs mois, le retour de tensions internationales sur les marchés des hydrocarbures entraîne mécaniquement une hausse du coût du gaz. Or, dans une grande partie de l’Europe, ce gaz continue de jouer un rôle déterminant dans la formation des prix de l’électricité.

Résultat : dans des pays comme l’Allemagne ou l’Italie, les prix de gros dépassent désormais largement les 150 euros par mégawattheure. Une situation qui pèse sur les ménages comme sur les entreprises, et qui fragilise la compétitivité industrielle.

À l’inverse, la péninsule ibérique affiche des prix bien plus contenus, oscillant autour de 60 à 70 euros par mégawattheure ces dernières années. Un écart significatif qui ne relève ni du hasard, ni d’une simple conjoncture.

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L’effet « îlot énergétique » ibérique

L’Espagne et le Portugal bénéficient d’une situation particulière au sein du réseau européen. Leur interconnexion relativement limitée avec le reste du continent les protège en partie des fluctuations généralisées des prix.

Mais ce facteur géographique n’explique pas tout. Ces deux pays ont surtout massivement investi dans les énergies renouvelables, notamment l’éolien et le solaire. Ces sources d’électricité présentent un avantage décisif : une fois installées, elles produisent à un coût marginal très faible.

Dans le système européen actuel, fondé sur le principe du « merit order », le prix de l’électricité est fixé par la dernière centrale mobilisée pour répondre à la demande, souvent une centrale à gaz. Cependant, lorsque les renouvelables couvrent une large part des besoins, elles réduisent le recours à ces sources coûteuses.

Conséquence directe : les prix moyens baissent et deviennent moins sensibles aux variations du gaz.

Une dépendance au gaz qui fait toute la différence

Ce que révèle la situation actuelle, c’est une réalité souvent mal comprise. Les énergies renouvelables ne sont pas intrinsèquement coûteuses. Ce sont les systèmes énergétiques encore dépendants des énergies fossiles qui le sont.

Dans les pays où le gaz reste central, même une production importante d’électricité renouvelable ne suffit pas à faire baisser les prix. Ceux-ci restent indexés sur les coûts du gaz, particulièrement volatils.

À l’inverse, en Espagne et au Portugal, la moindre dépendance au gaz permet de découpler partiellement les prix de l’électricité des marchés internationaux. Ce découplage constitue un véritable avantage stratégique en période de crise.

Le cas français : une autre voie vers la stabilité

La France offre un exemple différent, mais aboutissant à des résultats comparables. Son parc nucléaire, largement dominant, limite lui aussi le recours aux énergies fossiles dans la production électrique.

Ainsi, malgré les turbulences sur les marchés du gaz, les prix de l’électricité y restent globalement plus stables que dans les pays fortement dépendants des importations d’hydrocarbures.

Le point commun entre ces modèles — ibérique et français — est clair : la réduction du poids des énergies fossiles dans la formation des prix.

Les critiques sur les énergies renouvelables portent souvent sur leur intermittence et les risques pour la stabilité du réseau. Pourtant, les récents épisodes en Espagne ont montré que les incidents électriques ne sont pas directement imputables aux renouvelables.

Ils relèvent davantage de la gestion du réseau, des infrastructures et des capacités d’adaptation du système. Autrement dit, la question n’est pas tant celle de la production que celle de l’organisation globale du réseau.

L’électrification, levier stratégique plus que contrainte

Longtemps présentée comme un coût supplémentaire imposé par la transition écologique, l’électrification apparaît aujourd’hui sous un jour différent. Dans les systèmes où le poids des énergies fossiles diminue, elle devient un facteur de stabilité et de compétitivité.

Produire de l’électricité à partir de sources peu dépendantes des marchés internationaux permet de limiter l’exposition aux chocs extérieurs. C’est un choix structurel, dont les effets se mesurent sur le long terme.

La situation actuelle en Europe est le résultat de décisions prises sur plusieurs décennies. Certains pays ont anticipé la diversification de leur mix énergétique, tandis que d’autres ont conservé une forte dépendance au gaz.

Aujourd’hui, cette divergence se traduit directement dans les factures d’électricité.

À mesure que les tensions géopolitiques se multiplient, cette question devient centrale : jusqu’à quel point les États européens souhaitent-ils rester exposés aux fluctuations des marchés mondiaux de l’énergie ?

L’exemple ibérique apporte un élément de réponse. Il montre qu’un système moins dépendant des énergies fossiles peut non seulement être plus résilient, mais aussi plus compétitif. Une réalité qui bouscule certaines idées reçues et relance le débat sur l’avenir énergétique du continent.

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

Breizh-info.com, 2026, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention obligatoire et de lien do follow vers la source d’origine.

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4 réponses à “Pourquoi l’Espagne et le Portugal échappent à la flambée des prix de l’énergie en Europe”

  1. Marche à terre dit :

    Pas d’accord avec cet article pro hold-up zécolo!
    Entre 2016 et 2024, l’État a engagé 26,3 milliards d’euros d’argent public pour soutenir la production d’électricité renouvelable et de biométhane.
    Ces montants ne reflètent qu’une partie de l’addition : fin 2024, les engagements financiers liés aux contrats en cours atteignent déjà 87 milliards d’euros. Bien qu’étalée dans le temps, cette dette « grise » est bien réelle, rappelle la Cour des comptes dans son rapport du 18 mars.

  2. gautier dit :

    nous avons en France la plus grande réserve Idrogéne naturelle ! Micron premier ! a fait tourner nos centrales qu’à 50% pour nous foutre des éoliennes qui ont un rendement de 25% et qui nous coutent des milliards, alors cherchez l’horreur !! Idrogéne = voiture, avions, bateaux etc..

  3. Lucotin dit :

    Cet article ne me convaint pas !
    L’intermittence du photovoltaique (la nuit) et de l’éolien
    (Quand il n’y a pas de vent) oblige de pouvoir les doubler; en Espagne par des centrales à gaz.
    Je pense que l’Espagne approvisionne du gaz d’Algérie à prix garantis.
    C’est curieux, j’ai des difficultés à écrire ce commentaire car une pub de TOTAL Energies me harcèle !

  4. Georges PN dit :

    Article ridicule.
    Espagne et Portugal sont sortis (provisoirement ?) du marché européen de l’électricité.
    D’où la modération du prix chez eux. Quant au bon marché du renouvelable, on se moque carrément de nous : il faut tenir compte des subventions énormes (donc coût en impôt !).
    Ce dernier fonctionne de telle sorte que, en pratique, le prix du Mw est indexé sur le prix du gaz. Or, bien que nous produisions (nucléaire) à 52 € du Mw, il nous est arrivé d’acheter jusqu’à 300 € du Mw ! L’Europe contraint EDF à vendre une partie de sa production aux distributeurs sur la base de 52 €. Imaginez le profit lorsque le marché fixe le prix à 300.
    JAMAIS, NOUS NE DEVRIONS PAYER PLUS DE 60 € DU MW !

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