Iran – États-Unis : une trêve de la dernière chance évite le pire

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Islamabad comme dernier recours, le Pakistan comme arbitre inattendu d’une crise qui a failli basculer dans l’irréparable.

Dans la nuit du 7 au 8 avril 2026, alors que le compte à rebours touchait à sa fin, Washington et Téhéran ont reculé d’un pas au bord du précipice. Un accord de suspension des hostilités pour deux semaines a été annoncé à moins de deux heures de l’échéance fixée par Donald Trump, qui menaçait depuis des jours de réduire à néant les infrastructures civiles iraniennes.

Quarante jours de feu

Depuis le 28 février, les forces américaines et israéliennes frappent l’Iran sans relâche semant la mort et la destruction. Installations militaires, dépôts de missiles, terminaux pétroliers, dont l’île stratégique de Kharg, ont été successivement ciblés. En retour, Téhéran a arrosé Israël et plusieurs États du Golfe de projectiles balistiques. Le détroit d’Ormuz, par lequel circule environ un cinquième des approvisionnements mondiaux en pétrole et en gaz naturel, a été en grande partie verrouillé par la marine iranienne, précipitant une flambée des cours du brut et une anxiété profonde sur les marchés internationaux. Le bilan humain dépasse désormais cinq mille morts dans la région, dont plus de seize cents civils iraniens selon des ONG et des sources gouvernementales.

L’ultimatum et le gouffre

Lundi puis mardi, Trump avait haussé le ton jusqu’à des formulations apocalyptiques, écrivant notamment qu’une « civilisation entière » risquait de disparaître dans la nuit si Téhéran refusait de rouvrir le passage maritime. La destruction de tous les ponts et de toutes les centrales électriques iraniennes était explicitement évoquée, suscitant l’émoi des chancelleries et une mise en garde de la Cour pénale internationale, qui rappelait que de telles frappes sur des cibles civiles pourraient constituer des crimes de guerre.

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Jusqu’aux dernières heures, les bombardements ont continué : drones à sens unique sur Kharg, frappes israéliennes sur les aérodromes de Téhéran et d’Ispahan.

Islamabad, médiateur surprise

C’est depuis la capitale pakistanaise qu’est venu le déblocage. Le Premier ministre Shehbaz Sharif et le chef d’état-major Asim Munir ont servi de courroie de transmission entre les deux belligérants tout au long de la semaine, intensifiant leurs navettes diplomatiques à mesure que l’échéance approchait. Trump a reconnu sur son réseau Truth Social que c’est à leur demande directe qu’il a accepté de suspendre les opérations offensives prévues pour la nuit.

En échange, l’Iran s’est engagé à rouvrir le détroit d’Ormuz dans des conditions de sécurité garanties, en coordination avec ses propres forces armées. Des négociations directes entre délégations américaine et iranienne doivent s’ouvrir vendredi à Islamabad.

Victoire pour l’un, victoire pour l’autre

Les deux camps ont immédiatement revendiqué le succès. Trump a parlé de « victoire totale et complète », affirmant que les objectifs militaires fixés avaient été atteints et même dépassés. De son côté, le Conseil suprême iranien de la sécurité nationale a présenté l’accord comme un « échec historique » pour Washington et Tel-Aviv, soutenant que c’est l’Iran qui avait imposé ses conditions.

La réalité est plus nuancée. Le cessez-le-feu est conditionnel et temporaire. Il ne deviendra effectif, selon la presse israélienne, qu’au moment où le détroit sera effectivement rouvert. Dans l’heure suivant l’annonce, des missiles iraniens étaient encore signalés, des explosions entendues au-dessus de Tel-Aviv, et plusieurs pays du Golfe activaient leurs défenses aériennes.

Un plan en dix points comme base de discussion

Téhéran a transmis via le Pakistan une proposition structurée en dix points destinée à servir de fondation aux négociations d’Islamabad. Elle inclut notamment la reconnaissance du droit iranien à l’enrichissement de l’uranium, la levée de l’ensemble des sanctions américaines et onusiennes, le retrait des troupes de combat américaines de la région, le versement de réparations pour les dommages de guerre, ainsi que la cessation des hostilités sur tous les fronts, Liban et Yémen compris. Des observateurs occidentaux qualifient ce plan de « maximaliste », tant les concessions exigées de Washington sont importantes.

Trump a reconnu que ces points pouvaient constituer « une base de travail », tout en soulignant qu’un accord de paix durable restait « très loin ».

Un soulagement fragile

Les marchés ont réagi sans attendre : le baril de Brent a chuté de près de 15 % pour repasser sous la barre des 100 dollars, et les places boursières asiatiques ont rebondi nettement. Mais l’administration américaine de l’information énergétique a prévenu que les prix à la pompe pourraient rester élevés pendant encore plusieurs mois, même après la réouverture effective du passage.

La trêve évite pour l’heure une frappe massive sur les centrales et les infrastructures civiles iraniennes, ce qui aurait provoqué une catastrophe humanitaire d’ampleur. Mais elle ne règle rien sur le fond. Tout dépendra des discussions des prochains jours à Islamabad — et du respect scrupuleux, par les deux parties, des engagements pris cette nuit dans l’urgence.

Photo d’illustration : DR

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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5 réponses à “Iran – États-Unis : une trêve de la dernière chance évite le pire”

  1. Rycart dit :

    Israël continue à bombarder le Liban !
    La paix n’est pas proche !
    Les gros balourds qui dirigent depuis longtemps les USA vont découvrir la civilisation perse !

  2. Bhubert dit :

    Il a fallu deux semaines pour que les prix à la pompe augmentent, mais pour qu’ils baissent, il faudra attendre des mois (ou jamais ?) ; et après on vient nous faire croire qu’il n’y a aucun abus.

  3. Ronan dit :

    Demat, pour compléter cet article complet, je ne fais que vous proposer d’aller voir du côté des Patriotes et de son Président qui a encore commis une vidéo la dessus aujourd’hui ; vous pourrez la commenter si Dieu veut sur You Tube : « Cessez-le-feu en Iran : les médias vous cachent l’essentiel ! » ; https://www.youtube.com/watch?v=Oc9pa9SKlkA. Quant à signer ladite pétition Appel « Je ne me reconfinerai pas ! » : sur le site des Patriotes, c’est fait pour ma part bien sûr ; j’ajouterai nous concernant le boycott des produits israéliens et américains en vente chez nous pour que la paix revienne pour toujours en respectant le droit international y compris en obligeant Israël à le respecter enfin. Le rôle de la France maritime est on ne peut plus crucial en ce domaine. Pour se distraire, la chanson « indestructible » de Véronique SANSON est proposée. Kenavo.

  4. Rycart dit :

    Cher Ronan, vous semblez faire de la publicité pour Florian Philippot. Pourquoi pas, il est sympathique, un peu trop bateleur, mais pourquoi n’est-il pas capable de s’entendre avec Asselineau ? Ils ont pourtant des discours similaires…
    Quant à de Villiers, il n’a, sauf erreur, jamais parlé de frexit…
    Cordialement

  5. Ronan dit :

    Oui ok Rycart, je ne fais que relayer opportunément ici sa vidéo d’hier sans vouloir en faire à tout prix de la publicité car chacun est libre ici de ses opinions au sujet de ce cessez le feu. Ce n’est qu’un avis mais je voudrai bien que ces deux là s’entendent bien sûr en vue de la Présidentielle et mette leur égo de côté mais à ce que je sais François ne veut pas entendre parler de primaire citoyenne au contraire de Florian. Le mieux serait de poser des questions concernant ces points demain lors de son live aux Patriotes « comment trouver l’unité ». Quant à Philippe, sur Cnews il parle peut-être pas de frexit mais bien de quitter cet UE « broyeuse ». Peut-être que lui seul mettra ok Florian, François et les autres sur la même ligne de crête y compris Nicolas Dupont Aignan. Encore faudrait il qu’il soit candidat mais espérons-le car plusieurs candidats au premier tour sur le souverainisme = 1 pour cent chacun. Cordialement aussi.

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