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Ties that Bind ? Le manifeste national-bolchevik, l’urgence du nucléaire durable, Jean Giono et le contadour, Jusqu’à la chute : la sélection littéraire de la semaine

Ties that Bind ? Le manifeste national-bolchevik, l’urgence du nucléaire durable, Jean Giono et le contadour, Jusqu’à la chute : voici la sélection littéraire de la semaine.

Ties that Bind ? Scotland, Northern Ireland and the Union

Ties That Bind est une étude des relations historiques, culturelles et politiques entre l’Écosse et l’Irlande du Nord, à un moment décisif de l’histoire constitutionnelle des deux États. Elle montre de manière concluante que les deux Etats ont été politiquement et culturellement liés, même si cela a souvent été ignoré et rarement exploré en profondeur.

Au XXIe siècle, l’actualité fait émerger un nouveau contexte pour le débat public en Écosse sur les vieilles questions des divisions religieuses et sur l’étendue et la nature du sectarisme (conflits entre protestants et catholiques, unionistes et dissidents). Ce thème a clairement amené l’Écosse dans un cadre de comparaison avec l’Irlande du Nord ; les questions relatives au sectarisme en Écosse ont des racines qui  se sont aussi nourries du conflit en Irlande du Nord. Dans ce livre passionnant, écrit par deux éminents spécialistes de la question, il est affirmé que l’impact du débat sur l’indépendance de l’Écosse a donné une nouvelle tournure à ce phénomène.

Tous ces thèmes sont explorés dans le contexte des liens historiques et culturels profonds qui unissent l’Écosse et l’Irlande du Nord. Il s’agit d’une relation qui a toujours été étroite d’un point de vue culturel, mais délicate et problématique d’un point de vue politique. Ce livre – en anglais-éclaire habilement les complexités de cette relation et pose des questions pertinentes sur son avenir dans une période de turbulences et d’incertitudes politiques intenses.

A commander chez Irish Academic Press

Le manifeste national-bolchevik

Le 30 janvier 1933, le jour même où Adolf Hitler est nommé chancelier, paraît à Berlin un livre, modeste par son volume mais d’une grande importance idéologique : Le Manifeste national-bolchevik.

Son auteur, Karl-Otto Paetel, issu du mouvement Wandervogel, a collaboré avec Ernst Jünger puis fondé le Groupe des nationalistes sociaux-révolutionnaires qui sera, un temps, un compagnon de route du Parti communiste d’Allemagne.

Après la prise du pouvoir par le NSDAP, Paetel verra son manifeste envoyé au pilon, son mouvement et sa presse interdits, et il devra choisir l’exil. Malgré cela, il ne cessera pas le combat, prônera un front commun des mouvements nationalistes-révolutionnaires et engagera leurs militants à pratiquer l’entrisme au sein du parti nazi et de la Jeunesse hitlérienne.

A commander chez Ars Magna

L’urgence du nucléaire durable

L’histoire scientifique et industrielle de la France lui permet de détenir aujourd’hui des quantités considérables de matières fissibles stratégiques. À condition de disposer de réacteurs à neutrons rapides – technologie de base du nucléaire durable – ces ressources lui garantissent des millénaires de production d’électricité. Pourtant, tout a été fait pour stopper leur développement, sans prendre en compte nos besoins d’autonomie énergétique et la préservation de notre environnement. Pourquoi ?

Ce livre expose avec rigueur et simplicité les atouts incontestables de cette filière. La forme est celle d’un manifeste adressé à chacun – citoyen responsable, politique, décideur… – afin de restaurer notre souveraineté énergétique sur la base irremplaçable du nucléaire durable : une énergie décarbonée, économe de la ressource, minimaliste dans la production de déchets et économiquement compétitive.

Sommaire :

Préface de Bernard Accoyer
Introduction

1. L’importance de raison garder
Un besoin absolu d’énergie – La dérive du climat de la Terre – Quelle énergie ?

2. L’énergie nucléaire : abondante et décarbonée
Une question d’ordre de grandeur – Renouvelable n’est pas nécessairement durable – L’énergie nucléaire durable

3. Du nucléaire actuel au nucléaire durable
L’uranium, une ressource considérable mais gaspillée – Le réacteur à neutrons rapides (RNR), outil unique du nucléaire durable

4. Le nucléaire durable abandonné : Superphénix puis Astrid
Une France pionnière ayant perdu vision et stratégie – La R&D sur les RNR : un chemin semé d’embûches

5. Erreurs et impasses
La filière et ses institutions – Les politiques – Les écologistes – Les médias – Les scientifiques

6. Si rien n’est fait
Fin de la parenthèse électronucléaire française – Inexorable paupérisation – Confusions et idées reçues sur le nucléaire du futur

7. Changer de cap
Un réacteur à neutrons rapides – Le besoin de compétences

Conclusion
Épilogue
Bibliographie – Glossaire

A commander chez Deboeck Superieur.

Jean Giono et le contadour

Le terme écologie a certes été utilisé pour la première fois par Haeckel en 1866 dans sa Morphologie générale des organismes, mais c’est Giono qui en a été le chantre. Sa plume et la magie du verbe qu’elle engendre n’a pas fini de nous enchanter. L’homme a besoin de pain et d’eau pour nourrir son corps, mais il a aussi besoin de rêve, d’idéal et de poésie pour alimenter son âme. Giono à la recherche des vraies richesses explore un chemin qui peut nous conduire afin que notre joie demeure.

Que ma joie demeure de Jean Giono, paru en 1935 avait créé une effervescence dans l’Entre-Deux-Guerres parmi les jeunes, avides de découvrir « les vraies richesses » dont parle l’écrivain dans ses premières œuvres. Ils se retrouveront autour de lui pour vivre l’aventure poétique du Contadour jusqu’à la Deuxième Guerre mondiale.

Les jeunes, à cette époque, sont à la recherche de vraies valeurs dans un monde qui a failli en 1914, puisqu’il a sombré dans l’abomination de la Première Guerre mondiale. Le retour à la terre, la célébration de la nature, la paix, la communion entre les êtres, toutes classes sociales, toutes nationalités confondues, la découverte de la mixité, de la camaraderie véritable incitent à vivre autrement, loin de la fureur et du bruit, de la course à l’argent, du nationalisme inquiétant qui gronde et menace.

Bobi, « l’homme aux mains soignantes », personnage principal de Que ma joie demeure, porte-parole de l’écrivain manosquin semble connaître les secrets de la joie. Il suffirait de se soumettre au rythme de la nature, de s’intégrer dans l’environnement cosmique, d’oublier l’exploitation intensive de la terre et le travail déshumanisé, chronométré, imposé par une infernale course au profit pour écouter le chant du monde.

À l’heure de la création des congés payés, les jeunes découvrent une philosophie nouvelle face au monde figé et stérile qui ne les satisfait plus. Ils trouvent en Giono un maître à penser. lui qui célèbre l’harmonie du règne humain, animal et végétal, orchestrée par le Dieu Pan et régie par les seules lois naturelles.

Le poète a séduit les générations d’alors, mais son intuition poétique est un signe avant coureur des revendications de Mai 68, et actuellement de la pensée des écologistes, des politiques et des philosophes, soucieux de préserver l’humanité et la planète qui l’abrite. Les dangers qui menacent pourraient être annonciateurs de catastrophes irréversibles si on n’apporte aucun remède à notre mode de vie qui nous empêche désormais d’envisager l’avenir avec optimisme. Plus que jamais, la parole de Jean Giono trouve un écho dans le monde actuel. Edgar Morin dans Terre-patrie en 1993 regrette lui aussi « l’effondrement de l’espoir poétique qui a répandu une grande nappe de prose sur le monde » (p. 203).

Le terme écologie a certes été utilisé pour la première fois par Haeckel en 1866 dans sa Morphologie générale des organismes, mais c’est Giono qui en a été le chantre. Sa plume et la magie du verbe qu’elle engendre n’a pas fini de nous enchanter. L’homme a besoin de pain et d’eau pour nourrir son corps, mais il a aussi besoin de rêve, d’idéal et de poésie pour alimenter son âme. Giono à la recherche des vraies richesses explore un chemin qui peut nous conduire afin que notre joie demeure.

Lucette Heller-Goldenberg

Professeure émérite d’Université, Lucette Heller-Goldenberg est née en 1942 à Marrakech. Elle a exercé au Collège de l’AIU à Nice, puis dans l’enseignement supérieur à Weingarten (Allemagne, Bade-Wurtemberg), Clermont-Ferrand et Cologne (Allemagne, Rhénanie Westphalie).

Sa Thèse de Doctorat de 3eme Cycle sur Jean Giono et le Contadour a été publiée aux Belles Lettres à Paris en 1972. Sa Thèse de Doctorat d’Etat sur L’Histoire des auberges de jeunesse des origines à la Libération a été publiée en 1985 par l’Université de Nice, rééditée par les ANciens Amis des Auberges de Jeunesse, Aix-les-bains, 2001.

Elle a créé à l’Université de Cologne un cycle de recherches et de conférences sur la littérature maghrébine d’expression française et a publié une revue annuelle, Le Cahier d’Etudes Maghrébines, qui totalise à ce jour 25 numéros.

A commander chez les amis de la culture européenne

Jusqu’à la chute

Le commandant SS Heinz Linge (1913-1980) fut, pendant dix ans, le majordome d’Adolf Hitler. Cet ancien maçon intègre les rangs militaires dès 1933 pour devenir dans un premier temps garde du corps. Il intègre peu à peu le cercle restreint de son maître, dont il est l’un des plus fidèles partisans.

Voici enfin la traduction française de ses Mémoires (With Hitler to the End) que les spécialistes considèrent comme un témoignage de premier ordre pour sa description de l’intime du Führer, petit bout de la lorgnette d’événements considérables au filtre des banalités de la vie domestique. Se révèlent au fil des pages la politique et la guerre ; le gouvernement et les loisirs ; les collègues de l’entourage direct et les dignitaires repus ; les quartiers généraux et la Chancellerie ; le cérémonial et la décontraction ; enfin, les voyages et les séjours au Berghof.
Linge resta aux côtés d’Hitler jusqu’à la fin, réglant après son suicide l’opération d’escamotage de sa dépouille, qu’il sortira du bunker pour y mettre le feu. Il tenta ensuite de sauver sa peau, avec moins de succès : il est capturé par les Soviétiques. Commence alors la deuxième grande aventure de sa vie, celle-ci bien moins agréable et confortable. La documentation moscovite nous révèle ainsi qu’il fut un des grands témoins utilisés par les services de sécurité et le ministère de l’Intérieur Béria pour rédiger à l’attention de Staline un épais « dossier Hitler ».

Présenté et commenté par Thierry Lentz, ce document exceptionnel entrera rapidement dans les bibliothèques de tous les amateurs des secrets du IIIe Reich.

A commander chez Perrin

Crédit photo : DR

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