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Selon une enquête commandée par l’association britannique The Wildlife Trusts et réalisée par l’institut Savanta auprès de plus de 2 000 personnes, une part importante des Britanniques passe aujourd’hui très peu de temps à l’extérieur. Des résultats qui interrogent sur l’évolution des modes de vie dans les sociétés occidentales.
L’étude révèle que 44 % des adultes britanniques passent trois heures ou moins par semaine dehors. Cette proportion atteint 48 % chez les 18-24 ans, selon The Wildlife Trusts. À l’inverse, 59 % des personnes interrogées déclarent avoir passé plus de la moitié de leur temps libre à l’extérieur lorsqu’elles étaient enfants.
Le contraste apparaît également dans les souvenirs évoqués par les participants. Selon l’enquête, 88 % conservent une image positive de leurs activités de plein air durant leur jeunesse, qu’il s’agisse de promenades, de jeux dans les bois ou de moments passés dans les parcs.
Des bienfaits largement reconnus
Cette évolution inquiète les promoteurs des activités de plein air. The Guardian rappelle que plusieurs travaux scientifiques ont mis en évidence les bénéfices du contact avec la nature. Le quotidien cite notamment des recherches selon lesquelles un accès régulier aux espaces verts est associé à une baisse de 28 % des consultations chez le médecin généraliste.
« Être en plein air, dans la nature, nous apporte tant de joie à tous : l’air frais, la lumière du soleil, le chant des oiseaux et de nombreux bienfaits avérés pour la santé », a déclaré Dom Higgins, responsable de la santé et de l’éducation chez The Wildlife Trusts, cité par le titre de presse britannique.
L’association souligne toutefois que l’accès à la nature n’est pas égal pour tous. Un foyer britannique sur cinq ne dispose pas d’un espace vert situé à moins de quinze minutes à pied de son domicile.
Une rupture avec les habitudes d’autrefois
L’étude montre également que 64 % des personnes interrogées se disent davantage enclines à renouer avec la nature lorsqu’elles repensent à leurs souvenirs d’enfance. Parmi les parents interrogés, 80 % souhaitent offrir à leurs enfants une enfance plus proche des activités de plein air.
Pour répondre à cette tendance, The Wildlife Trusts lance une nouvelle édition de son défi « 30 Days Wild », destiné à encourager les sorties dans la nature. Au-delà du seul cas britannique, cette enquête illustre l’éloignement progressif d’une partie de la population vis-à-vis des espaces naturels, alors même que leurs bénéfices pour la santé et le bien-être sont largement reconnus.
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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Une réponse à “Royaume-Uni : les Britanniques passent trop peu de temps dehors”
Il pleut tellement chez les rosbifs