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En France comme en Europe, l’immigration économique peut compter sur des prometteurs de premier plan. Il en est ainsi d’Ylva Johansson, la commissaire européenne aux Affaires intérieures, qui assurait le 8 janvier dernier que « nos sociétés et nos marchés du travail ont besoin de ressources humaines, et la migration légale doit se faire de manière organisée ».
Des propos succédant à ceux tenus par Patrick Martin, président du Medef (Mouvement des entreprises de France), organisation se présentant comme le « premier réseau d’entrepreneurs de France », qui déclarait sur Radio Classique le 19 décembre dernier que « ce ne sont pas les patrons qui demandent massivement de l’immigration, c’est l’économie ».
Mais cette immigration économique bénéficie parfois de soutiens beaucoup plus locaux, quoiqu’aussi efficaces. L’histoire rapportée le 23 janvier par France 3 Nouvelle Aquitaine est édifiante à ce sujet.
Le commis de cuisine sous OQTF expulsé…
Commis de cuisine dans un restaurant de La Rochelle (Charente-Maritime), un dénommé Ousmane Touré, Guinéen âgé de 23 ans, avait été expulsé vers son pays d’origine le 23 décembre dernier puisqu’il était visé par une OQTF (obligation de quitter le territoire français).
À l’époque, son patron rochelais avait fait part à France 3 de sa volonté de « tout mettre en œuvre pour le faire revenir ». Contacté deux jours plus tard par la chaîne de télévision régionale, Ousmane Touré indiquait alors se trouver à Conakry, capitale du pays d’Afrique de l’Ouest.
Selon ses dires, le Guinéen sous OQTF avait « lancé de nouvelles démarches pour obtenir le droit de séjourner en France » depuis « plusieurs semaines » lorsqu’il s’est vu notifier son placement en centre de rétention le 22 décembre 2023. Auparavant, après avoir déposé une demande d’asile au début de l’année 2019, il fut définitivement débouté fin 2020.
Le maire de La Rochelle soutient le retour du clandestin ?
« Recommandé » par un autre restaurant où il avait travaillé à Carlos Foito, son dernier patron en date, il se verra notifier sa première OQTF au mois de février 2021. Pas de quoi l’empêcher pour autant de signer un contrat à durée indéterminée avec le restaurant de Carlos Foito en mai 2021.
Le migrant guinéen fera ensuite une demande d’admission exceptionnelle par le travail en août 2022 auprès de la préfecture de Charente-Maritime. Demande refusée qui se matérialisera par une deuxième OQTF au mois d’octobre 2023. Le tout accompagné d’une interdiction de retour sur le territoire français pour deux ans et d’une assignation à résidence.
Pour sa part, la préfecture de la Charente-Maritime indiquait en décembre dernier au sujet de l’expulsion d’Ousmane Touré que celle-ci était « la conséquence de l’application stricte du droit du séjour », ajoutant que « M. Touré a obtenu son CDI alors même que le droit lui avait été refusé ».
Mais les manœuvres du patron de restaurant rochelais pour faire revenir son commis de cuisine sur la côte Atlantique ont finalement porté leurs fruits. Carlos Foito confiant au passage avoir reçu le soutien du maire de La Rochelle, Jean-François Fountaine (ancien membre du Parti socialiste).
Le migrant guinéen de retour à La Rochelle
En effet, la forte médiatisation de l’affaire par la plupart des médias régionaux ainsi que l’envoi d’une lettre au préfet ont finalement poussé ce dernier à prendre « une mesure exceptionnelle » selon les mots de France 3. Sans oublier la « mobilisation » des habitués de l’établissement rochelais qui avaient été « émus », selon le site Actu La Rochelle, par le sort de l’employé guinéen.
Aussi incroyable que cela puisse paraître, Ousmane Touré a donc fait le voyage en sens inverse depuis la Guinée vers la France et est de retour à La Rochelle dans le restaurant qui l’emploie.
Généreuse, la préfecture a donc accordé un visa d’un an au commis de cuisine africain. Qui précise par ailleurs qu’il « pourra faire une demande de renouvellement dans trois mois. »
Enfin, le 12 janvier sur Facebook, le maire de La Rochelle se disait « heureux » de bientôt revoir dans la ville Ousmane Touré suite à son obtention d’un visa de retour en France. L’édile tenant à remercier au passage « le Préfet et les services de l’Etat pour leur humanité, leur efficacité et la rapidité de leur intervention »…
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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8 réponses à “Immigration économique. La Rochelle : expulsé, le commis de cuisine africain sous OQTF est finalement de retour après une mobilisation”
Avec 6 millions de chômeurs en France. Je pense, effectivement, que le patronna sont intérêt est de demander des immigrés pour faire baisser les salaires des travailleur français, car le marché du travail est un marché, et comme son nom l’indique est soumis à l’offre et la demande.
Mais, pour l’intérêt des travailleurs français et de la France, ne serait-il pas plus intelligeant, plutôt que de payer du chômeur, de mettre cet argent pour augmenter les salaires de ces emplois ?
Combien de français au chômage pourrait prendre ce travail ?
Quid du patron qui emploi des clandestins..
Big other veille !! « Les autres avant les nôtres » Jean Raspail .
Ah ces patrons négriers et la gauche esclavagiste tous dans le même sac et au fond …
D’accord pour une immigration de travail, de compétence, de désir de s’intégrer.
Sauf que de facto, la politique de l’Europe et de la France en particulier conduit à encourager une immigration de peuplement, de « tout venant » (et ne jamais « repartant ») par laxisme voire sans doute sciemment.
Avec des chômeurs en grand nombre, il est en effet du plus haut intérêt pour la France d’accueillir sans discussion des étrangers en situation irrégulière. Mais avec les législations ou décisions de justice (sic) européennes et françaises actuelles, ce n’est pas demain la veille que l’on va cesser de marcher sur la tête.
« « ce ne sont pas les patrons qui demandent massivement de l’immigration, c’est l’économie ». » ben voyons! et en plus ils nous prennent pour des débiles
@Hubert Richard
Très bon commentaire. Vous touchez du doigt la réalité dans notre pays dirigé par des croquignoles.