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Dans un précédent article, nous avions évoqué le cas de Julio Pichon, un ancien de LR qui s’est recyclé au Rassemblement national. Il sera la tête de liste du RN aux prochaines élections municipales à Saint-Nazaire. En vrai libéral, il parle comme le Médef : « La zéro immigration n’existe pas. Mais elle doit être choisie, car notre économie a besoin de travailleurs étrangers. Comme les Chantiers de l’Atlantique. » (Ouest-France, Saint-Nazaire, 1er-2 mars 2025).
Propos qui nous semblaient hallucinants si on considère le « flot » de chômeurs existant en Loire-Atlantique. Plusieurs lecteurs nous ont reproché notre imprécision. Effectivement, au lieu de parler de « flot », nous aurions dû indiquer un chiffre précis. En janvier, il y avait 111 820 demandeurs d’emploi en Loire-Atlantique (58 380 en catégorie A, 17 660 en catégorie B et 35 780 en catégorie C), soit 2 450 chômeurs supplémentaires par rapport à décembre.
Saint-Nazaire n’a donc pas besoin des « travailleurs étrangers » chers à Pichon. Si les Chantiers de l’Atlantique se préoccupaient de former les ouvriers qualifiés dont ils ont besoin, tout irait bien. En cherchant parmi les 111 820 chômeurs, on devrait trouver des femmes et des hommes capables d’occuper ces emplois. Il paraît que la construction du futur porte-avions qui remplacera le Charles de Gaulle nécessitera 3 000 à 4 000 salariés.
Un vrai problème à Saint-Nazaire : loger les travailleurs et leurs familles. Il faut compter en moyenne 200 000 euros pour l’achat d’une petite maison de 70 m2 ou un appartement de 60 m2 (Le Journal du dimanche, 9 mars 2025). En bon professionnel de l’immobilier, Pichon devrait s’intéresser à cette question et faire des propositions.
B. Morvan
Crédit photo : Jibi44/Wikimedia (cc)
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4 réponses à “Saint-Nazaire : il faut être précis, exact et complet”
Les pays du golfe font une immigration temporaire de travail.
Le visa est lié au contrat de travail.
Et l’employeur doit loger ses salariés étranger.
But rendre moins intéressant le fait d’embaucher des étrangers.
Les entreprises alors vont venir des étrangers pour des boulots très techniques .
Ou bien des boulots que personne ne veut faire sales et pas bien payés.
Bilan plus de contrats de travail ils repartent au frais de l’employeur dans leurs pays d’origine
Il est surprenant que le thème « l’économie française a besoin de l’immigration » soit si répandu, y compris dans des milieux qu’on pourrait imaginer moins crédules. Il est probablement vrai qu’un certain pan de l’économie a besoin de l’immigration, mais la France n’a sans doute pas besoin de cette économie-là.
Globalement, il est mensonger de justifier l’immigration par les travailleurs, car les non-travailleurs y tiennent plus de place : le taux de chômage ou de non-emploi est plus élevé chez les étrangers.
Le vrai problème est que le chômeurs Français refuse de se lever à 4 heures pour venir souder du metal dans le froids pour un SMIC.
De fait, le travailleur de l’est est heureux de venir le faire à sa place.
Le problème n’est pas de former les gens, mais de trouver des gens à former…
Quand je vous dis que rien qu’à voir sa tronche de « macroniste compatible » j’ai sur le champs éprouvé une répulsion pour ce clown bordelliste!!! Ils ne sont pas clairs dans ce Rassemblement du genre dépotoir de pièces d’occasion. Alors que mon père me proposait deux mois de boulot pépère l’été je préférais la SNCF à 6h du matin sur le quai de la gare de Quimper. L’une de mes filles assurait l’ouverture de la boulangerie près de la Porte St Vincent et ensuite trois petits boulots à Paris!