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L’édition 2025 de la Solitaire du Figaro Paprec s’annonce d’ores et déjà comme l’une des plus ambitieuses et les plus marquantes de son histoire. Dévoilé par l’organisateur OC Sport Pen Duick, le parcours totalise 1 850 milles nautiques, entre Rouen, la Baie de Morlaix, Vigo en Galice, et une arrivée inédite à Saint-Vaast-la-Hougue, dans le Cotentin. Du 30 août au 27 septembre, les meilleurs marins en solitaire devront affronter vents, courants et fatigue sur une route semée de pièges, avec notamment le retour mythique du rocher du Fastnet.
Étape 1 : de Rouen à Roscoff via le Fastnet – le grand bain d’entrée
Après un départ populaire depuis Rouen, ville déjà hôte en 2024, les skippers descendront la Seine pour un passage par Le Havre, avant de s’élancer le 7 septembre en baie de Seine vers le redouté Fastnet, au large de l’Irlande. Ils rejoindront ensuite la Baie de Morlaix, terme de cette première étape de 673 milles nautiques, la plus longue du parcours.
Cette première étape alternera navigation côtière complexe entre les zones interdites des Casquets, et haute mer exposée, jusqu’au phare irlandais, emblème de la course au large. Une entrée en matière rugueuse, mais passionnante, pour les tandems du Défi Paprec, qui disputeront cette première manche en double.
Étape 2 : cap au sud vers Vigo, via les pièges du golfe de Gascogne
Le second acte de la course mènera les figaristes de Roscoff à Vigo, en Galice, sur 565 milles nautiques d’une route tortueuse. Ils contourneront la Bretagne, frôleront Belle-Île, avant de traverser le golfe de Gascogne vers le cap Finisterre, puis longeront une côte espagnole aussi sublime que piégeuse jusqu’à la ria de Vigo.
Jamais les skippers ne seront allés aussi au sud dans l’histoire de la course. Pour Carlos Botana, président du port de Vigo, cette escale est « une fierté qui consolide la vocation maritime de la ville ». C’est aussi une étape stratégique où la gestion du sommeil, face à une fatigue accumulée, pourrait s’avérer décisive.
Étape 3 : l’ultime défi jusqu’à Saint-Vaast-la-Hougue
La dernière étape — 612 milles entre Vigo et la Normandie — promet un final aussi incertain que spectaculaire. En longeant le golfe de Gascogne, puis en abordant les courants de la Manche, les navigateurs devront rester lucides pour franchir les ultimes caps : pointe de Bretagne, Raz Blanchard, îles anglo-normandes… jusqu’à l’arrivée à Saint-Vaast-la-Hougue, joyau du Cotentin.
Ce sera une première pour cette commune normande, où l’accueil des skippers prendra des allures de fête populaire. « Une arrivée à l’ombre des tours Vauban », se réjouit Christèle Castelein, présidente de l’Agglomération du Cotentin, qui voit là un symbole fort de l’identité maritime du territoire.
Pour Julie Coutts, directrice générale d’OC Sport Pen Duick, cette 56e édition reste fidèle à l’esprit de la Solitaire : « une aventure humaine, un défi sportif, et un événement fédérateur pour les territoires ».
Les skippers affronteront cette année encore les pièges du Raz Blanchard, les aléas des brises thermiques et les longues nuits de navigation solitaire. Comme le résume Florent Schindler, de Météo Consult : « chaque mille est une leçon, chaque concurrent un ambassadeur de la passion et de la résilience ».
Le parcours 2025 conjugue tradition et innovation : Rouen et Roscoff reviennent, tandis que Vigo et Saint-Vaast-la-Hougue enrichissent la diversité géographique et culturelle de l’épreuve. Côté graphisme, une nouvelle affiche signée VMG et Bergall vient donner corps à cette édition sous le signe du dynamisme et de la régate au contact.
Après la victoire du charismatique Tom Dolan en 2024, qui soulignait déjà le retour de l’international dans la course, tous les regards seront tournés vers le Cotentin, le 27 septembre, pour connaître le nom du nouveau vainqueur de cette course de légende.
Crédit photo : DR
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