Un ressortissant pakistanais en situation irrégulière devait être jugé jeudi 24 septembre à Cherbourg-en-Cotentin pour des dégradations et des violences commises en juillet aux Pieux, dans la Manche. Faute d’expertise psychiatrique, l’affaire a finalement été renvoyée au 12 novembre. Le prévenu restera en détention jusque-là.
Les premiers faits remontent au 14 juillet. Selon La Presse de la Manche, l’homme est poursuivi pour avoir, d’après la prévention, dégradé la porte et une dalle de la salle Jeanne-d’Arc à l’aide d’une substance incendiaire ou explosive. Trois jours plus tard, il aurait frappé avec un bâton de marche un responsable de l’association paroissiale qui lui avait porté assistance, rapporte Ouest-France. La victime s’est vu prescrire un jour d’incapacité totale de travail.
Une expertise psychiatrique toujours attendue
Le dossier n’a pas pu être jugé jeudi, l’expertise psychiatrique demandée n’ayant toujours pas été réalisée. Elle doit notamment permettre d’éclairer la question de la responsabilité pénale du prévenu.
À l’audience, celui-ci a déclaré : « Je suis fragile. Je suis fou », selon Ouest-France. L’homme, sans titre de séjour et sans domicile fixe, est détenu depuis le 15 août. Le procureur a réclamé son maintien en détention, estimant qu’il ne présentait « aucune garantie de représentation » et évoquant également un risque de réitération.
Le tribunal a suivi ces réquisitions et missionné un nouvel expert psychiatre. Les sources précisent que l’examen devra être réalisé avec l’aide d’un interprète avant la nouvelle audience.
Des atteintes antichrétiennes en hausse en France
Cette affaire survient dans un contexte où les atteintes visant le christianisme restent nombreuses en France. Selon le ministère de l’Intérieur, 843 actes antichrétiens ont été recensés en 2025, soit une progression de 9 % en un an. La très grande majorité concernait des atteintes aux biens, notamment des lieux de culte.
La Normandie a elle-même connu plusieurs affaires récentes. En avril, neuf sépultures avaient été dégradées dans le cimetière de Saint-Maurice-en-Cotentin. En août, la commune de Sainte-Gauburge-Sainte-Colombe, dans l’Orne, avait signalé des dégradations et des vols dans son église, notamment des cierges et le contenu de troncs.
Dans l’affaire des Pieux, le mobile antichrétien n’est toutefois pas établi à ce stade. Le procès du 12 novembre devra permettre de préciser les circonstances des faits et la responsabilité du prévenu.
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