Canicule : récoltes en baisse, élevages frappés et prix sous tension

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La canicule ne devrait pas vider les rayons des supermarchés, mais ses conséquences se font déjà sentir dans les champs et les élevages. Récoltes amputées, mortalité animale, baisse de la production de lait ou d’œufs : les experts interrogés par l’UFC – Que Choisir n’anticipent que des tensions ponctuelles pour les consommateurs, tandis que les producteurs pourraient supporter la plus grande partie des pertes.

Les légumes d’été figurent parmi les productions les plus exposées. Selon les premières estimations de Légumes de France, établies avec plusieurs organisations de la filière, les épisodes de chaleur auraient entamé de 25 à 30 % le potentiel de récolte des légumes.

Les situations restent très variables. Les salades et jeunes pousses peuvent enregistrer localement des pertes allant de 20 à 100 %. Fraises, carottes, haricots ou poireaux sont également touchés. Certaines productions pourraient donc être temporairement moins abondantes, de plus petit calibre ou plus chères. Les experts n’anticipent toutefois aucune pénurie alimentaire générale.

Des élevages durement éprouvés

Les fortes températures ont également frappé les élevages. D’après Alice Richard, directrice du Comité national pour la promotion de l’œuf interrogée par l’UFC-Que Choisir, 1 à 1,5 % des poules pondeuses sont mortes entre la fin juin et le début juillet. La chaleur a aussi provoqué des œufs moins nombreux et plus petits, avant un retour progressif du rythme de ponte lorsque les températures ont baissé.

La situation est préoccupante pour les bovins. Le stress thermique réduit la production laitière, assèche les prairies et peut contraindre certains éleveurs à utiliser dès l’été des réserves prévues pour l’hiver.

Le ministère de l’Agriculture a annoncé ou mis à l’étude plusieurs réponses : accélération des indemnisations assurantielles, soutien aux équipements de ventilation ou de brumisation, aide éventuelle au transport de fourrage et accompagnement des exploitations confrontées à des difficultés de trésorerie.

La hausse des prix encore difficile à mesurer

La production française de blé tendre est actuellement estimée autour de 32 millions de tonnes, soit environ 4 % de moins qu’en 2025. Mais les cours des céréales dépendent largement des récoltes mondiales, des stocks disponibles et des tensions géopolitiques. Une mauvaise moisson française ne provoque donc pas automatiquement une flambée immédiate des prix alimentaires.

Selon Christophe Gouel, directeur de recherche à l’Inrae interrogé par l’UFC-Que Choisir, les effets pourraient être plus tardifs sur la viande bovine. Une récolte insuffisante de maïs et de fourrage renchérirait l’alimentation animale. Certains éleveurs pourraient alors réduire leurs cheptels, ce qui pèserait ensuite sur les volumes disponibles et les prix.

Le commerce international devrait amortir une partie des déficits, sans pouvoir compenser aussi facilement toutes les productions. Mais acheter à l’étranger ce que l’agriculture française ne produit plus ne constitue pas une stratégie durable.

La souveraineté alimentaire exige d’aider les exploitations à adapter leurs cultures, leurs bâtiments et leur gestion de l’eau. Face aux aléas climatiques, la priorité ne peut être de gérer la pénurie par les importations, mais de préserver ceux qui nourrissent le pays.

Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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4 réponses à “Canicule : récoltes en baisse, élevages frappés et prix sous tension”

  1. guillemot dit :

    Pour certains, hélas, la canicule et les feux apocalyptiques vont être bénéfiques: Zélinsky va pouvoir nous fourguer d’avantage d’oeufs et de poulets frelatés, le Bresil et les USA vont pallier , avec la Nouvelle Zélande, le manque de viande ,bref, assister à la fin programmée de notre agriculture et élevage sous les hourras d’ Ursula

  2. Erispoé dit :

    On interdit de couper les haies pour la nidification, on fauche les talus des routes en août en alterné pour préserver la biodiversité. On introduit le loup (le pasteur s’y retir) conséquence sous-bois avec trop de végétation qui aggrave les incendies. Il y aura une crise du bois (entre tempête et incendie, la forêt n’est plus rentable).

    On interdit les méga bassines agricoles pour faire face aux pénuries d’eau. Conséquence il n’y aura jamais de souverainté alimentaire.

    Les éolos depuis des décennies font peur avec le réchauffement climatique et ses conséquences. Or toutes les solutions politiques n’anticipent pas ni résolvent les problèmes qu’ils annoncent. Toutes les conséquences sont de leur faute car ils empêchent toute adaptation concrète des agriculteurs pour vivre dignement de leur labeur.

  3. RAYMOND NEVEU dit :

    Bon pour la Saint Michel concert attendu des pleureuses à gages pour glapir…sinon ce n’est que trop vrai les prix ont augmenté 150€ pour une descente banale à Inter c’est courant! L’usage agricole veut que l’on abatte discrètement les bêtes flagada pur ne rien perdre, la viande bien persillée sera maturée, bien fréparée avec fines herbes et autres aromates, une escalope ou une côte de boeuf à faire monter aux rideaux notre ami Larcher tout rouge de satisfaction. Un petit Bourgogne ou un Médoc ou un bon St Emilion ou Grave bien sérieux.

  4. Mieke dit :

    Comment affirmer que ces canicules sont naturelles? Quand tant de pays pratiquent l ensemencement de nuages pour que la pluie tombe chez eux, quand on connaît tous les moyens mis en œuvre par les USA pour modifier les climats des pays cibles… modifier ponctuel’ement les températures ou les p’uies sont désormais possible et très discret. Nous n avons pas encore toute la vérité sur qui a lancé la bombe Covid en CHINE même si des Américains haut places ont publié la vérité après avoir démissionné de boulots très lucratifs. Rien n est naturel. Le front de la guerre est désormais la météo avant de glisser à l espace et le bioterrorisme préparé dans les labos d Ukraine.

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