Le viol des femmes serait « un droit » pour Rochedy, Zemmour et Soral. Un média du système en roue libre

« Le masculinisme a le vent en poupe. » L’encre de mon précédent article sur la manière dont Le Monde a injustement qualifié le collectif « Défendre les enfants » de masculiniste n’avait pas encore séchée, que Julien Rochedy annonçait porter plainte en diffamation contre un autre journal grand public qui l’accuse de normaliser le viol des femmes.

Un plainte en diffamation justifiée

Dans une interview parue sur le site de 20 Minutes, la psychothérapeute Sylvie Tenenbaum, auteur du « Péril Masculiniste » affirme très sérieusement :

« Mais ce qui caractérise encore plus le masculinisme, c’est la culture du viol. Ces hommes considèrent que l’on a le droit de violer une femme. Éric Zemmour, Julien Rochedy ou Alain Soral disent que les femmes « n’attendent que ça ». »

Julien Rochedy a immédiatement réagi en publiant une vidéo sur les réseaux sociaux, avertissant qu’il déposerait plainte pour diffamation contre l’auteur des propos et contre le directeur de publication de 20 Minutes qui a laissé passer une telle calomnie.

 « Il n’est même pas nécessaire de préciser que je n’ai évidemment jamais tenu un propos pareil. Pire : il n’existe pas une ligne, pas une intervention, pas un demi-mot ambigu de ma part sur ce sujet. Pas un seul. Nulle part. »

L’homme est visiblement irrité et on ne peut que le comprendre : après avoir parcouru son livre « L’amour et la guerre », suivi de près ses travaux et, surtout, eu l’opportunité de le connaître personnellement, je peux affirmer sans détour que le masculinisme est aux antipodes de sa pensée. Un masculinisme auquel Julien Rochedy a dédié un chapitre dans l’ouvrage pré-cité, que Sylvue Tenenbaum, n’a apparemment pas lu (1)

Quant à faire l’apologie du viol, parce que les femmes « n’attendraient que ça« , ce n’est autre que du délire, de la diffamation pure et simple. Une abjecte calomnie, qui, pour un amant de la courtoisie avec un penchant très prononcé pour les valeurs chevaleresques, est insupportable.

 

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Une évidente malhonnêteté intellectuelle

Mais l’amateurisme de l’article ne s’arrête pas là :

« Alain Soral, dans sa « Sociologie du dragueur » compare le « dragueur », le « harceleur » à un « lointain cousin [du] serial killer » et légitime la violence et le meurtre si une femme refuse un rapport sexuel. »

On aimerait lire la citation de référence où Alain Soral légitime « le meurtre si une femme refuse un rapport sexuel. » Mais s’il en existait une, il est certain que la dame l’aurait reportée.

La réalité est que, dans cette interview, Sylvie Tenenbaum manipule la vérité à sa guise. Pour mettre sur une même échelle le terrorisme masculiniste et le terrorisme islamique, la psychothérapeute transforme le massacre des Jeunesses travaillistes d’Utøya, en un massacre incel :

« Les Incels sont les seuls masculinistes à avoir commis des attentats semblables aux attaques djihadistes. En Norvège, le masculiniste Anders Breivik a tué 77 personnes en 2011, dans une tuerie de masse à Oslo et sur l’île d’Utøya. »

S’il est vrai qu’Anders Breivik a vivement critiqué le féminisme dans son manifeste, faire de son attentat une tuerie « masculiniste » pour étayer sa thèse, relève de la malhonnêteté intellectuelle. 

Les facteurs de l’essor du masculinisme

Il ne s’agit pas de nier l’existence d’une idéologie masculiniste, ni de démentir que des hommes empreints de ressentiment contre les femmes représentent un danger pour ces dernières – chose que nous avons déjà largement évoquée dans les colonnes de Breizh-info – mais de contester le plus fermement du monde l’extension du terme à quiconque doute un tant soit peu du féminisme ou observe les avantages sociaux dont jouissent les femmes au détriment des hommes. 

S’il est somme toute assez logique que les féministes tentent de contrecarrer leurs détracteurs, on aimerait que cela soit fait dans les règles de l’art. Sans affabulation, sans tromperie, ni calomnie.

Mais on le sait, la mouvance féministe actuelle est composée en grande partie de personnes dérangées, en proie à un délire de persécution très prononcé. J’exagère ? Voici un rapide aperçu non exhaustif  :

« Ne pas avoir un mari, ça m’expose plutôt à ne pas être violée, ne pas être tuée, ne pas être tabassée et ça évite que mes enfants le soient aussi. »  Alice coffin, journaliste et élue écologiste

“Les hommes de ma génération et les hommes plus vieux ont été éduqués de telle façon que ça comptait pas ce que pensaient les femmes. Ils baisaient tous seuls.. ils baisaient avec des corps de gens qui n’étaient pas vraiment là. Le consentement féminin leur échappait complètement (…) et on s’en foutait d’à travers quel corps l’érection allait passer et dans quelle circonstance.” Virginie Despentes, écrivain

« Il y a des comportements dits virilistes qui ont plus d’impact sur la planète et qui sont aussi mauvais sur la vie en société, les accidents de la route, les incivilités… les barbecues. » Marine Tondelier, élue EELV

« La misandrie est une arme d’autodéfense, elle n’existe pas dans un vide. C’est important que les hommes comprennent que des femmes les détestent, et pourquoi. L’indifférence n’est pas suffisante... » Pauline Harmange, auteur de « Moi les hommes, je les déteste« 

Mais gare à évoquer la misandrie régnante dans les facteurs de l’essor du masculinisme, le vrai cette fois ! Les excès du féminisme, ses dérives et son sexisme de plus en plus décomplexé, ne sont pas mentionnés une seule fois dans tout l’entretien.

Gare aussi à évoquer la misogynie crasse de cultures importées, leur sexisme profond et enraciné, entretenu et même vanté lorsque leurs représentants entrent en contact avec les sociétés occidentales. Pareillement : rien, pas une phrase. Pas un mot sur la radicalisation toujours plus palpable des musulmans dans notre pays, pas un mot sur le harcèlement de rue qui émane le plus souvent des fils de l’immigration.

Cette focalisation sur le masculinisme blanc, voire de droite (2), servirait-elle à détourner l’attention des dérives du féminisme et du véritable masculinisme très développé chez certaines populations ? Les lecteurs se feront leur opinion.

Audrey D’Aguanno

(1) « À l’instar de beaucoup de féministes, c’est le malheur qui a donc conduit les masculinistes à le devenir. C’est le malheur qui les fait tous deux penser sur le mode unique du ressentiment. Le plus terrible est que les deux parties ne voient pas qu’elles sont les victimes du même nihilisme, et qu’en forçant d’un côté ou de l’autre, elles ne font qu’amplifier le mal dont elles souffrent. L’homme pense que la femme est son problème, la femme pense que l’homme est le sien, et plus ils se séparent, plus ils sont malheureux, et plus ils sont malheureux, plus ils le pensent. Ils se séparent donc progressivement dans notre société, mais la séparation précède les accusations que l’un et l’autre se jettent au visage. En vérité, elle est la cause du féminisme idéologique et de ce que l’on appelle le masculinisme, en aucun cas leur conséquence. » Julien Rochedy, L’amour et la guerre, Répondre aux féministes, p. 196

(2)« les masculinistes appellent souvent à la violence envers les femmes et prônent des valeurs réactionnaires, souvent associées aux mouvements d’extrême droite. » 20 Minutes, in « On parle aujourd’hui de terrorisme masculiniste » selon l’autrice du « Péril Masculiniste », Sylvie Tenenbaum

Photo d’illustration :

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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