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En 2020, au second tour des élections municipales, la liste de la droite et du centre pilotée par Bernadette Malgorn («Brest, c’est vous ») avait obtenu dix élus – contre 42 pour la liste de François Cuillandre (PS). Pourtant, entre les deux tours, l’équipe de Bernadette Malgorn avait recouvert les affiches de François Cuillandre de bandeaux jaune vif avec ce slogan : “Bernadette Malgorn, anti magouilles“ » (Le Télégramme, lundi 29 juin 2020) En seconde position, sur la liste Malgorn, on trouvait un certain Bruno Calvès qui se retrouve donc conseiller municipal et conseiller communautaire. Quand on figure en position éligible sur une liste conduite par la sarkoziste Bernadette Malgorn, cela signifie qu’on n’appartient pas à la droite « molle ». Qui dit Sarkozy dit ligne libérale et atlantiste avec un habillage immigration et insécurité.
Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis
Mais il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. En fin de mandat, le dénommé Bruno Calves change de religion ; il annonce son ralliement au programme de La France insoumise pour les élections municipales de Brest – il y a donc rupture avec Bernadette Malgorn. Pour l’instant, on ne sait pas s’il obtient une place sur la liste de Cécile Beaudouin. « Personne n’aura été plus interloqué que nous face à ce choix radical. Militants de la gauche de rupture, nous ne pouvions de prime abord saisir le sens de ce revirement a priori paradoxal », réagit Cécile Beaudouin, la cheffe de file de la liste Brest insoumise. « Lors du dernier conseil municipal de la mandature, M. Calvès a axé son intervention sur la lutte nécessaire contre l’extrême droite. Nous saluons cette prise de position courageuse. Trop rares sont celles et ceux qui siègent à droite et savent encore reconnaître le fascisme quand il renaît. Encore plus rares à s’exprimer pour le combattre », poursuit-elle (Le Télégramme, Brest, jeudi 5 février 2026)
Calvès nouveau militant de la « gauche de rupture »
A coup sûr, Calvès mériterait de figurer en position éligible sur la liste LFI – il pourrait ainsi participer activement à la « lutte nécessaire contre l’extrême droite ». A coup sûr, il faut se féliciter que Calvès ait su « reconnaître le fascisme » qui est en train de renaître à Brest. A coup sûr, il faut saluer le « courage » de Calvès qui attend la dernière séance du conseil municipal pour cracher dans la soupe. Bref, en constituant sa liste, Bernadette Magorn a su discerner un talent exceptionnel chez Calvès, si bien qu’elle en fait le n°2 de sa liste… Quant à Calvès, il est évident qu’il n’est pas l’homme des « magouilles » comme Cuillandre…
B. Morvan
Crédit photo : Antoine Brunet/wikimedia (cc)
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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2 réponses à “Brest : Calvès cherche à se faire pardonner ses mauvais choix”
Sans doute un ancien teuffeur ce Calvès, Malgorne aimait les teuffes mais a laissé la facture au département du Morbihan (teuffe de Meucon). Tiens avec une simple maîtrise d’Histoire elle est arrivée à entrer à l’ENA? Il devait y avoir du piston dans les rouages de l’ENA!
On est accoutumé à voir des politiciens de gauche finir à droite (jusqu’à Briand et Clemenceau !), il est beaucoup plus rare de voir l’inverse (il ne me vient pas d’exemple, help !). B.I. devrait l’interroger sur son cheminement si peu banal…