Mélenchon et les “nouveaux médias” : une stratégie maîtrisée… et révélatrice d’une fracture française (une de plus) et de la Sécession qui vient

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Mardi 24 mars, Jean-Luc Mélenchon a franchi une nouvelle étape dans sa stratégie médiatique. Le leader de La France insoumise a organisé, pour la deuxième fois, une conférence de presse exclusivement réservée à ce qu’il appelle les « nouveaux médias » : influenceurs, streameurs, créateurs de contenus politiques.

Une initiative présentée comme un contre-pouvoir face aux « médias officiels ». Mais derrière cette mise en scène d’indépendance, c’est une réalité bien plus politique qui apparaît.

Des “nouveaux médias” triés sur le volet

Officiellement, il s’agit de diversifier les canaux d’information. Dans les faits, la sélection interroge.

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Plusieurs intervenants présents lors de cette conférence affichent ouvertement leur proximité avec LFI, voire leur engagement direct. Certains ont été candidats sur des listes affiliées au mouvement, d’autres revendiquent leur vote pour celui-ci. Résultat : des questions souvent bienveillantes, voire complaisantes.

Difficile, dans ces conditions, de parler de pluralisme. L’exercice ressemble davantage à une chambre d’écho qu’à une confrontation démocratique.

Cette stratégie n’est pas improvisée. Elle s’inscrit dans une logique désormais assumée : contourner les médias traditionnels pour s’adresser directement à un public acquis, en maîtrisant totalement le cadre et le discours.

Une leçon… que le RN refuse encore d’appliquer

Ce choix stratégique pose une question simple : pourquoi d’autres formations politiques, à commencer par le Rassemblement national, continuent-elles de privilégier des médias qui leur sont globalement hostiles ?

Marine Le Pen et ses cadres dénoncent régulièrement le traitement médiatique qu’ils jugent biaisé. Pourtant, ils persistent à s’y exposer, au lieu de bâtir leurs propres circuits d’information, à l’image de ce que fait LFI.

La leçon est pourtant évidente : dans un paysage médiatique fragmenté, celui qui choisit ses interlocuteurs contrôle son image, son rythme et ses thèmes.

Refuser cette évolution, c’est rester prisonnier d’un système que l’on prétend pourtant combattre.

Une dérive inquiétante contre certains journalistes

Mais au-delà de la stratégie, c’est le ton employé qui marque une rupture.

Lors de cette même conférence, Jean-Luc Mélenchon s’en est violemment pris aux journalistes du média Frontières, les qualifiant notamment de « moustiques », de « rats crevés » ou encore de « gens méprisables ».

Plus grave encore, il a évoqué l’idée qu’« un jour ou l’autre, on finira par les interdire », avant d’encourager à s’en moquer, voire à répondre en « légitime défense » en cas d’agression.

Ces propos dépassent le simple cadre de la critique médiatique. Ils participent à une forme de déshumanisation de journalistes, dans un climat déjà tendu, et presque à une incitation à la violence.

Une fracture médiatique… et nationale

Ce type de discours n’est pas anodin. Il s’inscrit dans une montée des tensions entre camps politiques, mais aussi entre visions du réel.

D’un côté, des médias dits « officiels », qui relaient depuis des décennies une parole dominante. De l’autre, une galaxie de médias alternatifs, souvent engagés, parfois militants, peuplant différentes sphères politiques. Breizh-info.com en fait partie, et l’a toujours assumé. Tout en faisant du vrai journalisme, l’un et l’autre n’étant pas opposés.

Entre ces différents mondes, y compris entre médias alternatifs ennemis plus qu’adversaires politiques, la confiance s’effondre.

La scène observée lors de cette conférence illustre une tendance de fond : la France médiatique se fragmente, se polarise, se radicalise. Chaque camp construit désormais son propre écosystème informationnel, avec ses figures, ses codes et ses vérités.

Vers deux France irréconciliables ?

À travers cette séquence, c’est une impression plus large qui se dégage : celle d’un pays qui ne partage plus ni les mêmes sources d’information, ni les mêmes références, ni parfois même les mêmes règles du jeu.

Quand un responsable politique sélectionne ses interlocuteurs et, dans le même temps, désigne certains journalistes comme des nuisibles, la frontière entre confrontation démocratique et hostilité ouverte devient de plus en plus floue.

La stratégie de Jean-Luc Mélenchon est efficace. Elle est même redoutablement cohérente.

Mais elle révèle aussi une réalité : différent peuples en France qui se parlent de moins en moins, qui se haissent même et qui, à force de se regarder en ennemis, pourrait bien finir par ne plus se comprendre du tout….Les prémices de la guerre civile en quelque sorte ? La sécession permettrait sans doute d’éviter tout cela…

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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5 réponses à “Mélenchon et les “nouveaux médias” : une stratégie maîtrisée… et révélatrice d’une fracture française (une de plus) et de la Sécession qui vient”

  1. Marche à terre dit :

    A quel moment sur la vidéo le Haineux s’en est-il pris au média Frontières?

  2. guillemot dit :

    On aurait pu croire que le bolchévisme n’était plus d’actualité et que Lénine n’était plus un modèle ni une référence politique. Avec Mélanchon il est réapparu avec la perspective d’une révolution souhaitée et espérée comme ce fût le cas en octobre 1917 en Russie: même parler outrancier, même appel à l’émeute et tout devant la passivité d’une classe politique qui n’ose pas.

  3. AD dit :

    France Télévision, France Inter et autres subventionnés sont des médias entièrement dévoués à la gauche mais pas obligatoirement aux révolutionnaires…..seule la chaîne C NEWS vire plutôt à droite mais c’est tout. Tous les autres médias comme France Soir sont traités de complotistes dangereux qu’il faut interdire ! Mélenchon peut tout dire, insulter, provoquer gavé de racisme anti blanc il bénéficie du fameux  » privilège rouge  » et tout le monde se la ferme !

  4. Réponse dit :

    Armes internet et médias
    « La campagne des municipales 2026 aura été le théâtre d’une opération de déstabilisation numérique d’une sophistication inédite. Trois élus de La France insoumise (LFI) – Sébastien Delogu (Marseille), François Piquemal (Toulouse) et David Guiraud (Roubaix) – en ont été les cibles privilégiées. Selon les révélations du Canard enchaîné, une société israélienne, toujours non identifiée, aurait orchestré une campagne de désinformation massive, mêlant faux sites internet, comptes sociaux truqués et accusations calomnieuses. La DGSE, la DGSI et Viginum ont ouvert une enquête pour ingérence étrangère. »

  5. Poulbot dit :

    @Réponse : La gauche aime bien ce faire passer pour un martyre , c’est même une de ses marques de fabrique , elle est prête a tout même a s’autoflageller pour cela, ce sont des expert en la matière.
    Beaucoup de personnes tombent dans le panneau et de ce faite ce font rouler dans la farine.

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