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Les insoumis sont « radioactifs » – « Pour Jean-Luc Mélenchon, ces municipales étaient un tour de chauffe avant la présidentielle, son seul et unique objectif. Pendant des mois, il a fait la promotion d’une « nouvelle France » composée d’une jeunesse urbaine, des Français d’origine étrangère et des « racisés » des quartiers populaires. Une France qu’il rêve de mobiliser pour se hisser au second tour. « Il a toujours la même stratégie. Pendant quatre ans et demi, il radicalise à fond pour convaincre les abstentionnistes, et ça a plutôt bien marché, décrypte le politologue Benjamin Morel. Puis il joue au grand-père sympathique pour aller chercher les modérés. Mais sur ce point, il y a un seuil d’alerte. La leçon du scrutin est que les insoumis sont devenus radioactifs. Ils font fuir l’électorat centriste et surmobilisent la droite contre eux. » (Rémy Dodet, Le Nouvel Obs, 26 mars 2026)
Quand Méluche était député de Marseille – Avant de céder la place à son lieutenant Manuel Bompard, Jean-Luc Mélenchon a été député de la circonscription nord de Marseille. Le maire Benoît Payan (ex PS) raconte : « Marseille, c’est le grand raté de Jean-Luc Mélenchon. Il disait : « La France est un volcan, Marseille en est le cratère. » Il a été enivré par des images de manifestations auxquelles il participait, sans saisir ce qu’était la nature profonde des Marseillais. Il a cru à une ville prérévolutionnaire sans en comprendre l’histoire. Il est venu à Marseille quelques fois pendant qu’il était député, dans un hôtel cinq étoiles du Vieux-Port. C’est comme ça qu’il a vécu Marseille. Et la greffe n’a jamais pris. » (Le Nouvel Obs, 26 mars 2026)
Le capitalisme a des défenseurs – « A ce stade, les milieux d’affaires considèrent toujours le programme du RN comme une catastrophe pour l’économie », juge le financier Philippe Villin (Challenges, 19 février 2026)
Le financement public des partis politiques – La subvention de l’Etat se calcule en fonction du score obtenu aux législatives par chaque formation et du nombre des parlementaires. En 2025, le Rassemblement national a obtenu 14,8 millions d’euros, Renaissance (EPR) 11,3 millions, le PS 7,9 millions, LR 7,5 millions, LFI 6,7 millions, Les Ecologistes 9,5 millions, Horizons 3 millions, le PCF 2,3 millions (Challenges, 12 février 2026)
Mélenchon suit Mitterrand – L’ancien président de la République a fait de l’immigration « une question morale, ne devant plus être traitée politiquement ». Jean-Luc Mélenchon ne rompt pas avec cet héritage ; « il le pousse à son terme à propos de l’immigration. Il fait le pari que la transformation démographique du pays l’amènera au pouvoir. C’est pourquoi il utilise l’expression de “ grand remplacement “, mais en le retournant : non comme une menace, mais comme une réalité souhaitable qu’il entend assumer politiquement, celle qu’il appelle “ la nouvelle France “. Sa stratégie est claire : polariser le débat et ainsi solidifier son socle électoral. Son calcul est que cette polarisation le conduira au second tour et que le “ front républicain “ jouera alors pour lui face au RN. » (Aquilino Morelle, Le Journal du dimanche, 22 février 2026)
Paul Molac crée un mouvement – On doit à Paul Molac la loi sur les langues régionales. Aujourd’hui, le député de Ploërmel (Liot) crée un mouvement baptisé Faisons Bretagne. Son objectif : rassembler tous ceux qui se retrouvent sur l’idée d’autonomie pour la Bretagne. « On lance ce mouvement après les municipales. Je pense proposer à d’autres personnalités et groupes, en particulier dans la sphère bretonne, de pouvoir s’y agréger, et puis de nouer des alliances électorales, évidemment. Nous proposerons des candidats aux législatives, pour porter la voix des Bretons. Et ensuite, il y aura les régionales. » (Bretons, avril 2026)
Nantes et Rennes sont sociologiquement de gauche – Lors de ces élections municipales, le Parti socialiste a conservé Nantes et Rennes. « Ces grandes capitales régionales sont majoritairement à gauche, en raison d’une sociologie particulière, à forte proportion d’étudiants, de catégories sociales plutôt favorisées, et de populations assez mixées en termes d’origines et de classes sociales. Il existe dans ces villes un “biotope“ spécifique, celui de la France des grandes métropoles : on pourrait reprendre les termes de David Goodhart et parler d’une France un peu anywhere, mondialisée dans sa façon d’appréhender le monde, dans ses modes de consommation, ses valeurs et, de plus en plus, dans ses modes de vie. » (Jérôme Fourquet, directeur du département opinion de l’Ifop, Le Point, 26 mars 2026)
C’est parti pour l’élection présidentielle de 2027 – Intentions de vote au premier tour de l’élection présidentielle 2027. 36 % pour Jordan Bardella (Rassemblement national), 16 % pour Edouard Philippe (Horizons), 11 % pour Jean-Luc Mélenchon (LFI), 10 % pour Raphaël Glucksmann (Place publique), 10 % pour Bruno Retailleau (LR), 4 % pour Marine Tondelier (Les Ecologistes), 4 % pour Eric Zemmour (Reconquête !), 3,5 % pour Dominique de Villepin (La France humaniste), 2,5 % pour Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France), 2 % pour Fabien Roussel (PCF), 1 % pour Nathalie Arthaud (LO). Enquête réalisée par Ifop-Fiducial (Le Figaro et Sud Radio, 26-27 février 2026)
Illustration : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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3 réponses à “Échos politiques”
A force d’en faire trop , les français (futurs votants ) vont ils enfin se rendre compte de la dangerosité de Mélanchon.
Dès maintenant, on les voit tous à visage découvert et c’est parfait ! Mélenchon se base sur les quartiers perdus de la république et le vote des nouveaux français ainsi que le vieux réflexe du PS qui penche à l’extrême gauche à chaque élection. A droite on a un clone de Macron ancien 1er ministre courtisé par les has been rêvant d’un portefeuille ministériel….les LR penchent déjà vers ce Macron Bis et choisissent de perdre plutôt que de faire gagner la droite en allant vers le RN. La France a peur du changement et va reconduire les mêmes incapables qui ont dynamité la France depuis 40 ans sur tous les plans.
Il faudrait que Dupont-Aignan et Zemmour (et Marine Le P. !) comprennent que leur tour est passé. Nathalie Arthaud, à l’imitation d’Arlette, elle, peut continuer jusqu’en 2042 voire 2047…