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L’héritage numérique s’impose désormais comme une question sérieuse, à mesure que nos vies administratives, familiales et patrimoniales basculent presque entièrement en ligne. Le site des Notaires de Lorraine le rappelle nettement : au décès d’une personne, l’accès aux comptes numériques peut devenir un véritable casse-tête pour les proches, qu’il s’agisse des réseaux sociaux, des courriels, mais aussi de démarches essentielles comme la retraite, la mutuelle, la sécurité sociale, les impôts ou la prévoyance. À la douleur du deuil s’ajoute alors une complexité technique et administrative que beaucoup découvrent trop tard.
Le problème ne concerne d’ailleurs pas seulement les souvenirs. L’héritage numérique englobe aussi les fichiers stockés dans le cloud, les achats dématérialisés, les blogs, les données conservées par des entreprises, et même les actifs numériques comme les cryptomonnaies. Les notaires soulignent trois difficultés majeures : accéder aux comptes protégés par mot de passe, identifier des actifs absents des documents traditionnels, et respecter les règles relatives aux données personnelles. En France, le cadre juridique demeure encore limité, même si la loi pour une République numérique de 2016 a introduit des dispositions permettant de définir des directives sur le sort de ses comptes en ligne.
Des familles souvent démunies face au tout-numérique
Le cas rapporté par Le Nouvel Obs illustre cette réalité très concrètement. Après le décès brutal d’un retraité francilien en mars 2025, ses proches se sont retrouvés confrontés à une succession de démarches complexes pour contacter des fournisseurs d’énergie, un opérateur téléphonique, ou encore identifier et résilier de multiples contrats en ligne. Un an après sa mort, ses profils restaient toujours visibles sur plusieurs réseaux sociaux. Autrement dit, l’existence numérique du défunt persistait, alors même que ses proches peinaient à en reprendre le contrôle.
Quelques outils existent pourtant. Ouest-France rappelle que Google propose un « Gestionnaire de compte inactif », qui permet de désigner des contacts de confiance, de choisir les données auxquelles ils pourront accéder et, le cas échéant, d’organiser la suppression du compte. Mais ces solutions restent propres à chaque plateforme. Elles ne remplacent ni une préparation en amont, ni une réflexion juridique cohérente.
L’IA complique encore la succession numérique
L’enjeu devient plus délicat encore avec l’apparition d’avatars et de doubles numériques. Comme l’explique Science et Vie, la succession numérique ne porte plus seulement sur des comptes ou des fichiers, mais aussi sur des représentations générées par des intelligences artificielles, capables de prolonger une présence après la mort. Dès lors, la question ne touche plus seulement au patrimoine, mais aussi à l’image, à l’identité et à la mémoire du défunt.
Prévoir son héritage numérique n’a donc rien d’un luxe technophile. C’est devenu une mesure élémentaire de prudence, de clarté et, au fond, de responsabilité envers ses proches.
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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4 réponses à “Héritage numérique : le casse-tête laissé aux proches”
Simplement laisser accès a une personne de confiance accès au compte courriel principal.
Si possible garder l’ordinateur de la personne décédé.
De la on peut redemander en ligne des mots de passe pour les comptes edf banque etc .
Important garder la ligne de téléphone mobile du défunt pendant quelques mois.
Le temps de finir les formalités.
Ou sur les comptes edf banque etc changer le numéro de portable .
Quand on peut changer le mot de passe .
L’accès aux différents comptes est très facile.
On peut ensuite demander leur suppression
Très bonnes solutions ! J’ai transmis à mes enfants.
Demat, petit rappel : nous avons six mois après le décès pour déclarer une succession aux impôts ; avec un bien immobilier, le notaire est obligatoire pour le transmettre aux héritiers ; le notaire désigné est normalement la personne de confiance qui va s’occuper de clôturer tous les comptes ; cependant, le site ‘ciclade » est à consulter pour voir si un de vos descendants a encore un compte et il s’avère que mon père décédé en 1996 nous aurait laissé des fonds vacants sur je ne sais quelle banque ; j’ai 4 mois pour que ma mère touche les sous et le notaire est prévenu sinon cela va aller à la Macronie…Alors pas de panique : ce que dit vert est totalement exact ; j’ai laissé dans un carnet accessible tous mes mots de passe mais je sais que cela est risqué car je m’interroge quotidiennement sachant que nos données personnelles sont menacées. La chanson de ce dimanche ? glenmor-kan bale/ https://www.youtube.com/watch?v=xlabx3GRX0M. Kenavo
En effet au Centre St Y…pour passer un examen 3 bornes d’accueil et des personnes qui stationnent devant en attendant qu’une bonne âme leur indique comment faire de même chez l’ophtalmo… Pour une succession désigner un exécuteur testamentaire de confiance. En cas de doutes sur l’activité notariale prendre l’attache de la Chambre des Notaires du département.