Google défie l’Union européenne sur les exigences de « fact-checking » dans Search et YouTube

Publicité

Dans un contexte de volonté de censure par certains organismes de régulation européen, Google a informé l’Union européenne qu’il ne se conformera pas aux nouvelles exigences de « fact-checking » pour ses plateformes Search et YouTube, prévues dans le cadre du Digital Services Act (DSA).

Un désaccord sur le rôle des vérificateurs d’informations

Depuis 2022, Google avait signé les engagements volontaires de l’UE visant à limiter l’impact de la désinformation en ligne. Cependant, dans une lettre adressée à Renate Nikolay, commissaire européenne en charge du contenu et de la technologie, Kent Walker, président des affaires mondiales de Google, a déclaré que l’intégration des vérifications d’informations dans Search et YouTube n’était ni « appropriée » ni « efficace » pour leurs services. Google prévoit également de se retirer de ces engagements avant qu’ils ne deviennent obligatoires dans le cadre du Code de conduite du DSA.

L’actuel Code de pratiques sur la désinformation de l’UE demande aux signataires de collaborer avec des organisations de fact-checking dans tous les pays de l’Union, de rendre leur travail accessible dans toutes les langues de l’UE et de réduire les incitations financières à la désinformation. Les entreprises doivent également simplifier pour les utilisateurs la reconnaissance, la compréhension et le signalement de la désinformation, tout en étiquetant les publicités politiques et en analysant les faux comptes, bots et deepfakes malveillants.

Bien que ces engagements soient actuellement volontaires, l’UE prévoit de les formaliser en lois contraignantes via le Digital Services Act, potentiellement en vigueur dès janvier 2025.

Un engagement variable parmi les plateformes numériques

Parmi les 40 plateformes ayant signé le code, on retrouve des géants comme Microsoft, TikTok, Twitch et Meta. Cependant, l’engagement des signataires varie largement. Twitter (désormais appelé X) a quitté le code après son rachat par Elon Musk, tandis que Meta a récemment abandonné son programme de fact-checking aux États-Unis. Selon le European Fact-Checking Standards Network, nombre de ces plateformes se montrent laxistes dans la mise en œuvre des engagements.

Google, pour sa part, n’a jamais inclus le fact-checking dans ses pratiques principales de modération de contenu. Dans son accord avec l’UE, l’entreprise avait indiqué qu’elle « chercherait à conclure des accords avec des organisations de vérification des faits », tout en précisant que ses services ne pourraient pas avoir un contrôle total sur ce processus.

Alors que l’UE cherche à uniformiser les règles sur l’ensemble des plateformes numériques, cette décision pourrait compliquer les discussions avec d’autres signataires. Les institutions européennes doivent encore déterminer quelles exigences du Code de pratiques seront intégrées dans le DSA.

Le retrait de Google met également en lumière la tension croissante entre l’Union européenne et les grandes entreprises technologiques américaines, qui contestent de plus en plus les régulations européennes tout comme une bonne partie des citoyens européens qui refusent de basculer dans une société de contrôle et de censure.

Crédit photo :  DR
[cc] Breizh-info.com, 2025, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

Publicité
Cet article vous a plu, intrigué, ou révolté ?

PARTAGEZ L'ARTICLE POUR SOUTENIR BREIZH INFO

Une réponse à “Google défie l’Union européenne sur les exigences de « fact-checking » dans Search et YouTube”

  1. Georges S dit :

    On verra bien si g00gle va liberer vraiment la liberte d’expression. Je sais que Sundar Pichai, grand patron de g00gle a eu un interview avec DJT en 2024, et que plus tard il a suggere aux employes de g00gle de laisser leurs opinions politiques a la maison, mais depuis quand les gauchistes font ce que leur patron leur dit de faire.

Publicité

LES DERNIERS ARTICLES

LA BAULE

« Euthanasie de masse et soins palliatifs : pourquoi combattre ? » : Eric Mercier à La Baule

Tempête solaire

Environnement

Coupures, désindustrialisation, canicules : le bilan contesté de la transition énergétique

Culture, Culture & Patrimoine

Trois adieux, La Frappe, Salvation, La Dernière patiente, The Good Sister, The Holy Boy, la sélection cinéma hebdo

Environnement

Loto du patrimoine 2026 : six sites bretons parmi les 100 projets départementaux retenus

Animaux

Journée mondiale des premiers secours : sauriez-vous réagir si votre chien ou votre chat avait besoin de vous ?

Economie

Comptes bancaires à l’étranger : ce qui change pour les résidents de l’UE en 2027

Economie, Tribune libre

Sur la dette, on dit tout…sauf l’essentiel ! [L’Agora]

Santé

BioNTech interrompt l’essai clinique de son vaccin ARN messager contre le cancer colorectal

voile_islamique_laicite

Sociétal, Tribune libre

Le voile islamique, symbole de l’hypocrisie politique française

Sociétal

Oise. Un chasseur risque 30 ans de réclusion…pour avoir tiré sur des cambrioleurs en fuite

ARTICLES EN LIEN OU SIMILAIRES

International

L’Oktoberfest victime de la police du vêtement : les décolletés jugés problématiques

Découvrir l'article

Sociétal

L’Arcom, les libéraux et le monstre qu’ils ont nourri

Découvrir l'article

International, Tribune libre

Renouer avec la Grandeur, par Henri Roure

Découvrir l'article

A La Une, Sociétal

Ceuta : la seule frontière que Thierry Breton et l’UE veulent défendre est celle de votre fil d’actualité

Découvrir l'article

Sociétal, Tribune libre

« Ingérence informationnelle ». Laurent Nuñez a trouvé le coupable de Ceuta : c’est vous qui avez filmé et regardé le réel !

Découvrir l'article

A La Une, Politique

Arcom : 200 000 euros d’amende à CNews, ou comment installer la censure préventive

Découvrir l'article

Politique

Tanguy, Sautarel et la dette impayée du Rassemblement national

Découvrir l'article

Sociétal, Tribune libre

Liberté d’expression, Elon Musk, IA : le globalisme meurt en direct et il le sait

Découvrir l'article

International

Tyrannie en Australie : un parti politique interdit pour ce qu’il pourrait dire, pas pour ce qu’il a fait

Découvrir l'article

Politique

Réseaux sociaux interdits aux moins de 15 ans : le contrôle d’identité généralisé passe sans opposition

Découvrir l'article

Nous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure expérience sur Breizh Info. Si vous continuez à utiliser le site, nous supposerons que vous êtes d'accord.