Quand la Croix-Rouge vend des kits de survie à 80 euros : la France entre dans l’ère du débrouillez-vous

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Ce qui passait hier pour une lubie de survivaliste devient aujourd’hui une recommandation officielle. La Croix-Rouge française vient de lancer son « CatakitⓇ », un sac d’urgence prêt à l’emploi vendu entre 79,90 euros (pour une personne) et 149,90 euros (pour quatre). Un signe des temps pour une France qui, manifestement, ne peut plus compter que sur elle-même en cas de coup dur.

Un aveu institutionnel : l’État ne suffit plus

Il fut un temps où évoquer la nécessité de stocker chez soi de l’eau potable, des pastilles de purification, une radio à manivelle ou un sifflet de détresse vous classait immédiatement dans la catégorie des « complotistes » ou des « survivalistes ». Ce temps est révolu. C’est désormais la Croix-Rouge française — institution respectée s’il en est — qui invite chaque foyer à se doter d’un équipement autonome pour tenir les premières 24 à 72 heures d’une catastrophe, avant l’arrivée hypothétique des secours.

L’aveu est lourd de sens. Il signifie, en creux, que les services publics ne sont plus en mesure de garantir une réponse immédiate aux populations touchées par une crise. Et que la première ligne de défense du citoyen, désormais, c’est… le citoyen lui-même.

Cinq besoins vitaux à couvrir

Le CatakitⓇ est conçu pour répondre à cinq besoins vitaux : se soigner, se protéger, se signaler, se nourrir et s’hydrater. On y trouve pêle-mêle une lampe torche-radio rechargeable, une bougie de 40 heures, un couteau multifonction, un panneau SOS, un récipient à eau de 3 litres, des pastilles de purification, un sifflet métallique, un sac de couchage de survie en Mylar, un masque anti-particules, des allumettes, des gants en nitrile, de la corde parachute, ainsi qu’une trousse de premiers secours complète (pansements, compresses, garrot tourniquet, ciseaux coupe-vêtements, etc.).

La Croix-Rouge précise par ailleurs que ce kit ne constitue qu’une base : il conviendra d’y ajouter médicaments quotidiens, copies des papiers d’identité, argent liquide, clés USB contenant les données essentielles de la famille, lunettes de secours, et même de quoi s’occuper les enfants (livres, jeux). Pour l’eau, il faut compter six litres par jour et par personne ; pour la nourriture, de quoi tenir 72 heures avec des aliments longue conservation ne nécessitant ni eau ni cuisson.

Des crises multiples et croissantes

L’argumentaire avancé par la Croix-Rouge ne relève pas du fantasme : inondations soudaines, tempêtes, incendies, séismes, accidents industriels, pandémies… Les motifs de vigilance ne manquent pas. L’institution avance quatre événements naturels très graves par an en moyenne, contre un seul entre 1950 et 2000. Près d’un Français sur quatre vivrait en zone exposée au risque d’inondation.

Et pourtant, 81 % des Français se déclarent mal préparés face à une tempête ou un cyclone, 75 % face à une inondation, 74 % face à un feu de forêt. Un décalage qui inquiète la présidente de la Croix-Rouge française, le Dr Caroline Cross, citée dans le communiqué : être prêt ne serait « plus une option », et il faudrait désormais « pouvoir agir quand tout bascule ».

Une nouvelle normalité

Au-delà du produit lui-même — dont on pourra discuter le rapport qualité-prix ou la pertinence du conditionnement commercial d’un tel dispositif par une association historiquement adossée à l’aide humanitaire bénévole — c’est bien la banalisation du discours préparationniste qui frappe.

De la circulaire du SGDSN invitant les préfets à planifier des scénarios de haute intensité, aux brochures suédoises ou allemandes adressées à chaque foyer pour anticiper crises et conflits, en passant désormais par le CatakitⓇ de la Croix-Rouge française, les pouvoirs publics et para-publics européens semblent avoir acté une évidence : l’ère de la tranquillité d’après-guerre est bel et bien terminée.

Reste à chacun, en conscience, à tirer les conclusions qui s’imposent pour sa famille et son foyer. Car lorsque la Croix-Rouge elle-même vend des sacs de survie, c’est que les signaux d’alarme sont passés à l’orange vif.

Infos pratiques : CatakitⓇ disponible sur www.croix-rouge.fr (redirection vers la plateforme Genuine First Aid). Tarifs : 79,90 € pour une personne, 149,90 € pour quatre.

Photo ; DR

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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5 réponses à “Quand la Croix-Rouge vend des kits de survie à 80 euros : la France entre dans l’ère du débrouillez-vous”

  1. Ubersender dit :

    Et les kits « officiels » et gratuits ils sont passés où parce que, vers chez nous, on les attend toujours ! Les russes les auraient-ils braqués lors d’une opération commando invisibilisée par les médias ? Parce que la seule menace, dont ils ne vous parlent pas, tout en en parlant sans en parler, c’est la guerre qu’ils préparent – et à laquelle ils contribuent à vous préparer avec cette histoire de « kit de survie » – contre la fédération de Russie … et rien d’autre.

  2. Ronan dit :

    Autrement dit, c’est le fameux kit de survie promis par la Macronie ; j’ai déjà une partie de cela dans mon sac à dos : brosse à dent, ciseaux, huile de coude, recharge téléphonique, écouteurs, gourde, j’ajouterai des boites de conserve au cas où…etc

  3. alienor dit :

    notre bien aimé guide suprême ne nous avait pas annoncé, il y a fort longtems, l’envoi d’un kit de survie avec une recommandation d’importance « en cas d’attaque nucléaire, fermez bien portes et fenêtres »……qui l’a reçu pas moi, je me languis

  4. alienor dit :

    huile de coude, bonne idée
    recharge téléphonique….manuelle comme certaines achetées il y a des années et que j’ai conservé, on ne sait jamais, n’est ce pas

  5. Bernadette Richard dit :

    Oui, je croyais que l’état nous avait annoncé l’envoi à chaque foyer français d’un kit de survie. Déjà pour juin dernier, puis pour la rentrée en septembre ! J’ai dû rêver 🤣

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