Nounours en cabine, pyjama au travail : la société du confort permanent

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Une éleveuse et autrice américaine, Mollie Engelhart, s’interroge dans une tribune publiée par The Epoch Times sur un phénomène qu’elle dit croiser de plus en plus souvent dans les aéroports : des adultes qui se déplacent avec une peluche en guise d’objet de réconfort, sans lien avec un enfant qui l’aurait fait tomber.

L’autrice, qui reconnaît avoir elle-même sucé son pouce jusqu’à l’université, ne prétend pas que rechercher du réconfort soit un signe de faiblesse. Sa mère, décrit-elle, femme d’affaires accomplie ayant fondé une entreprise de mode, garde encore aujourd’hui ce réflexe en s’endormant. Mais elle y voit le symptôme d’un phénomène plus large : une génération qui n’accepterait plus l’idée que l’âge adulte suppose de renoncer à certains réconforts enfantins.

Du pyjama en public aux animaux de soutien émotionnel

Elle rappelle la polémique née de la décision de l’université Tuskegee, historiquement afro-américaine, de restreindre le port du pyjama, des charentaises, des bonnets de nuit et des durags dans certains espaces du campus — une mesure aussitôt qualifiée de « politique de la respectabilité » par ses détracteurs. Elle cite également l’essor des animaux de soutien émotionnel dans les avions, allant bien au-delà des chiens et chats habituels, qu’elle distingue nettement des animaux d’assistance dressés pour les personnes en situation de handicap.

Pour Engelhart, ce n’est pas tant le besoin de confort qui a changé que l’attente que le monde extérieur s’adapte systématiquement à ce besoin. Elle s’appuie sur les recherches en psychologie autour du concept d’« inoculation au stress » : un stress gérable et surmonté renforcerait la capacité à affronter les difficultés futures, tandis que supprimer systématiquement l’inconfort d’un enfant l’empêcherait de découvrir qu’il peut gérer les situations difficiles.

Une génération de parents plus douce, mais pas toujours pour de bonnes raisons

L’autrice évoque sa propre génération de parents, souvent partie du constat que ses propres parents avaient été trop durs, pour ensuite verser dans l’excès inverse : confondre douceur éducative et suppression systématique de tout inconfort. Elle élargit le constat à la société tout entière, devenue extraordinairement efficace pour éliminer l’inconfort du quotidien — température contrôlée, nourriture livrée à domicile, divertissement disponible à chaque instant, plus besoin d’attendre ni de s’orienter sans GPS.

Elle inclut son propre rapport au smartphone dans cette critique, qu’elle qualifie de « peluche socialement acceptable » que presque tout le monde transporte désormais, y compris elle-même. Elle raconte à ce titre un vol vers le Dakota du Nord où elle a discuté pendant tout le trajet avec un éleveur assis à côté d’elle, un genre d’échange qu’elle peine désormais à se rappeler avoir vécu récemment, tant les passagers s’isolent aujourd’hui derrière écouteurs et écrans individuels.

L’effort lui-même perçu comme anormal

Employeuse depuis des décennies, elle observe un changement d’attitude : une attente croissante que l’environnement s’organise autour de l’expérience individuelle plutôt que l’inverse. Interrogée quasi quotidiennement sur la façon dont elle parvient à mener de front son ranch, son restaurant, ses enfants et son écriture, elle se demande si la vraie question sous-jacente n’est pas plutôt : pourquoi choisir une vie qui exige autant d’efforts pour si peu de reconnaissance ?

Elle conclut en distinguant clairement souffrance et inconfort : s’ennuyer, attendre, essuyer un désaccord, s’habiller convenablement plutôt que de rester en pyjama, ranger son téléphone quand quelqu’un parle, ne sont pas des souffrances. Ce sont, selon elle, de petites répétitions dont l’être humain aurait besoin pour apprendre une chose essentielle : pouvoir être mal à l’aise sans que cela remette en cause son équilibre. La résilience, écrit-elle, ne serait pas un trait acquis une fois pour toutes, mais une pratique qu’il faut entretenir.

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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3 réponses à “Nounours en cabine, pyjama au travail : la société du confort permanent”

  1. M. A. dit :

    « Malheur au pays dont le roi est un enfant », un enfant qui se promène à poil, de surcroît… mais que dire d’un monde occidental dont le peuple entier refuse de sortir de l’enfance ?

  2. Durandal dit :

    Bonjour,

    « Sa mère, décrit-elle, femme d’affaires accomplie ayant fondé une entreprise de mode, garde encore aujourd’hui ce réflexe en s’endormant. »

    Ceci expliquant cela. Les femmes qui réussissent socialement sont immatures. Et elles donnent naissance à des enfants de plus en plus immatures. C’est l’horizon du féminisme. Il n’y a qu’à voir la gueule des jeunes filles dans la rue.

    Cdt.
    M.D

  3. Tirpitz dit :

    Le 13 863 ème argument contre la démocratie. Ces gens sont vos égaux, ils votent.

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