68 % des Bretons considèrent aujourd’hui la voiture comme un luxe, la même proportion qu’en 2025. C’est ce qui ressort d’une enquête menée le 28 septembre 2026 par un assureur auto (Léocare) et l’institut Discurv, auprès de 1 000 personnes représentatives de la population française âgée de 18 ans et plus.
Le constat va plus loin que le simple ressenti. 56 % des personnes interrogées en Bretagne disent qu’elles n’auraient plus les moyens de s’offrir une voiture équivalente à la leur. Parmi elles, 36 % se contenteraient d’un modèle moins cher ou d’occasion, et 20 % ne pourraient plus acheter de voiture du tout. 30 % y arriveraient en se privant ailleurs, et seuls 14 % pourraient la remplacer sans difficulté.
66 % ne peuvent pas s’en passer
La dépendance à l’automobile ne diminue pas. 66 % des Bretons disent ne pas pouvoir se passer de leur voiture au quotidien, et 22 % ne le pourraient qu’au prix de grosses complications. Seuls 8 % se voient vivre sans voiture sans difficulté.
Pour une partie des ménages, la voiture pèse lourd. 22 % des sondés disent qu’elle représente plus de 20 % de leur budget mensuel, et 13 % plus de 30 %. 21 % sont incapables d’estimer ce qu’elle leur coûte.
Le crédit sert aussi à couvrir les coups durs : 14 % ont déjà emprunté, auprès d’une banque, d’un organisme de crédit ou d’un proche, pour payer une réparation imprévue. 5 % l’ont fait plusieurs fois.
Loisirs, vacances, alimentation
Pour continuer à faire rouler leur véhicule, 78 % des Bretons ont déjà réduit d’autres dépenses. Les sorties, restaurants et loisirs sont les premiers sacrifiés (48 %), devant les vacances (36 %), les vêtements et le bien-être (34 % chacun). 29 % puisent dans leur épargne, 21 % coupent dans les abonnements ou les cadeaux, et 8 % mangent moins. 22 % n’ont rien eu à réduire.
Le budget pèse aussi sur l’entretien. 44 % des Bretons ont déjà continué à rouler avec un problème mécanique identifié (voyant allumé, bruit suspect) pour éviter de payer la réparation tout de suite. 17 % l’ont fait à plusieurs reprises.
24 % envisagent de se séparer de leur voiture dans les 12 prochains mois si le carburant, l’assurance et l’entretien continuent d’augmenter au même rythme : 6 % jugent cette issue très probable, 18 % possible. À l’inverse, 57 % excluent de s’en passer quoi qu’il arrive, et 19 % ne savent pas.
57 % ont vu leur assurance augmenter
Sur les 12 derniers mois, 57 % des Bretons ont constaté une hausse de leur prime d’assurance auto, forte pour 11 % d’entre eux. Aucun n’a vu son tarif baisser.
Cette hausse suit celle du coût des sinistres. D’après l’organisme SRA (Sécurité et Réparation Automobiles), le coût moyen d’une réparation après collision a augmenté de près de 30 % entre 2021 et 2025, sous l’effet du prix des pièces détachées et de l’électronique embarquée. Depuis le 1er janvier 2025, la surprime catastrophes naturelles des contrats auto est aussi passée de 6 à 9 %. Tous les assurés la paient, sinistre ou non.
La patience des assurés a ses limites. 45 % envisageraient sérieusement de changer d’assureur pour une hausse annuelle de 10 % ou moins, et 7 % dès la moindre augmentation. 25 % resteraient fidèles quoi qu’il arrive. Depuis la loi Hamon, un contrat auto peut pourtant être résilié à tout moment après 1 an.
Photo d’illustration : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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