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13 salariés, 12 centres d’incendie et de secours, jusqu’à 10 jours d’absence payée par an : c’est ce que prévoit la convention de partenariat signée entre Agromousquetaires, pôle agroalimentaire du Groupement Mousquetaires et employeur majeur en Bretagne, et le SDIS du Morbihan, pour faciliter l’engagement de ses salariés sapeurs-pompiers volontaires.
Partir en intervention sans pénaliser sa carrière
Le texte décline localement la convention nationale signée le 2 juin 2025 entre le Groupement Mousquetaires et le ministère de l’Intérieur. Concrètement, les 13 salariés concernés, engagés dans 12 casernes morbihannaises, pourront disposer de jusqu’à 10 jours d’absence autorisée et payée par an pour partir en intervention en journée, suivre des formations ou participer aux réunions de leur centre de secours.
C’est le nerf de la guerre du volontariat : la disponibilité en journée, aux heures ouvrées, reste le point faible chronique des centres de secours, dont les effectifs volontaires travaillent le plus souvent loin de leur caserne. Le SDIS du Morbihan compte désormais 608 conventions de ce type avec des employeurs publics et privés du département.
Nicolas Trehin, responsable santé-sécurité du groupe et sapeur-pompier volontaire depuis l’âge de 20 ans, souligne l’apport croisé des 2 engagements — la prévention, la gestion du stress et des situations de crise irriguant aussi bien la caserne que l’entreprise — et salue le financement des formations par l’employeur, qui permet la montée en compétences des volontaires. Côté direction, Anne Lafitte Maïques, présidente du conseil d’administration de la DRH du Groupement, rappelle le rôle essentiel des volontaires dans le fonctionnement des secours, constaté encore lors des événements de l’été.
La convention de disponibilité, mode d’emploi
L’outil est méconnu des employeurs, alors qu’il est souple : il s’agit d’un acte contractuel facultatif, librement négocié entre l’entreprise (ou la collectivité) et le SDIS, qui fixe les modalités de disponibilité opérationnelle et de formation des salariés volontaires, en veillant à leur compatibilité avec le fonctionnement de l’entreprise.
Le salarié en astreinte sur son temps de travail n’est pas mobilisé sur toutes les sorties de sa caserne, mais sur des interventions ciblées correspondant à ses compétences. L’employeur peut percevoir, en lieu et place du volontaire, les indemnités horaires versées pendant les absences liées aux renforts mobilisés par l’État. Enfin, les formations de sapeur-pompier volontaire peuvent s’inscrire dans le plan de formation de l’employeur ou dans les dépenses de formation professionnelle continue.
Pour Gwenn Le Nay, président du conseil d’administration du SDIS 56, chaque signature améliore l’engagement opérationnel des volontaires pendant les heures de travail — et l’implication des employeurs est indispensable pour fiabiliser la réponse des secours sur l’ensemble du territoire. Les quelque 200 000 sapeurs-pompiers volontaires assurent l’essentiel du maillage des secours en France, singulièrement dans les communes rurales bretonnes.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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