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La pression migratoire demeure élevée sur les frontières méridionales de l’Europe. Selon des communiqués des gardes-côtes grecs, plus de 700 migrants ont été secourus puis débarqués en Crète et sur la petite île voisine de Gavdos en seulement deux jours, les 27 et 28 mai. Les gardes-côtes grecs ont indiqué avoir mené 17 opérations de secours durant cette période, dont 13 pour la seule journée du 28 mai.
À leur arrivée, les migrants ont été dirigés vers des structures temporaires avant leur transfert vers la Grèce continentale. La Crète ne dispose pas encore de véritables infrastructures d’accueil permanentes, même si le gouvernement grec prévoit l’ouverture de plusieurs centres destinés à traiter les demandes d’asile et à accélérer les procédures d’éloignement.
La route libyenne continue d’alimenter les arrivées
La route maritime reliant Tobrouk, dans l’est de la Libye, à la Crète s’est fortement développée ces dernières années. Près de 20 000 migrants sont arrivés en Crète et à Gavdos en 2025, contre un peu plus de 5 000 en 2024, soit une hausse de plus de 200 %.
Cette traversée d’environ 300 kilomètres reste particulièrement dangereuse. 22 migrants ont péri fin mars après six jours d’errance en mer, tandis que plusieurs autres naufrages mortels ont été recensés ces derniers mois entre la Libye et la Crète.
Parallèlement, les autorités grecques ont découvert une nouvelle filière passant cette fois par la Turquie. D’après le quotidien grec Ekathimerini, quatre migrants originaires du Maroc et de Syrie ont été interceptés à Héraklion après avoir rejoint la Crète à bord d’un voilier parti de la côte turque. Un ressortissant ukrainien de 48 ans, présenté comme le capitaine du navire selon les témoignages recueillis par les gardes-côtes, a été arrêté. Selon Ekathimerini, près de 10 000 migrants sont entrés en Grèce depuis le début de l’année par voie maritime ou terrestre.
Athènes poursuit sa politique de fermeté
Face à cette pression permanente, Athènes maintient une ligne dure. En 2025, la Grèce a déployé des navires militaires au large de la Libye, suspendu temporairement l’examen des demandes d’asile des personnes arrivant depuis l’Afrique du Nord et adopté une législation transformant le séjour irrégulier en infraction pénale.
Le gouvernement prépare également l’application du Pacte européen sur l’asile et la migration. Le ministre grec des Migrations, Thanos Plevris, estime que « la plupart » des migrants originaires d’Égypte, du Pakistan ou du Bangladesh arrivant via la Libye ne remplissent pas les conditions permettant d’obtenir l’asile.
Pour autant, la situation reste contrastée. Selon Greek Reporter, les arrivées maritimes globales en Grèce ont diminué de plus de 40 % au cours des cinq premiers mois de 2026 par rapport à la même période de 2025, notamment grâce au renforcement des contrôles maritimes et à une coopération accrue avec la Turquie et la Libye. Malgré cette baisse globale, la route reliant l’Afrique du Nord à la Crète continue de faire peser une pression migratoire importante sur les frontières sud de l’Union européenne.
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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Une réponse à “Immigration : la route libyenne continue de mettre la Grèce sous pression”
On pourrait dire bien fait pour les cons qui ont voté Sarkozy et qui ont applaudi à la guerre contre la Libye, à l’assassinat de Kadahfi. A genoux devant les américains et les israéliens.