
Aujourd’hui, la Région Grand-Est, l’un des principaux financeurs de l’OPLA, retire sa subvention de 260 000€ qui devait tomber en septembre. Pourtant, aucune faute n’a té relevée de la part de l’organisme de promotion de l’alsacien qui a joué le jeu avec la collectivité en mettant son logo partout et en répondant à toutes ses demandes malgré l’aspect totalement artificiel d’une entité qui, par son côté fabriquée de bric et de broc, rappelle la région contestée dite des « Pays de la Loire ».
Les spécialistes y voient surtout une manoeuvre liée à l’adoption en avril dernier de la proposition de loi visant à faire sortir la Collectivité européenne d’Alsace de la région Grand Est. Celle-ci a été transmise au Sénat, où elle n’a pas encore été débattue.
Région montée sur un coin de table par le trio Hollande-Ayraut et Valls en 2015 lors du grand big-bang des Régions, le Grand-Est qui fusionne Alsace, Lorraine et Champagne n’a jamais été acceptée en Alsace et en Lorraine. En Alsace, cette contestation devenant même viscérale.
Mais il existerait une autre raison à ce désengagement. En effet, la « Région » Grand-Est indique qu’elle entend continuer à promouvoir les langues régionales de son territoire dont l’alsacien mais « sans adhérer au Groupement d’Intérêt Public OPLA ». « Cette structure a été créée à l’initiative de la Collectivité européenne d’Alsace. La Région a fait le choix de ne pas adhérer à ce groupement. » a-t-elle ajoutée à nos confrères d’Ici Alsace.
Et la même région de préciser plus loin le pourquoi de ce refus : « lors des élections législatives de 2024, le président de l’OLCA [Office pour la langue et les cultures d’Alsace et de Moselle, organisme qui précédait l’OPLA], Victor Vogt, s’est présenté devant les électeurs en faisant explicitement état de sa qualité de président de l’association et avec le soutien du mouvement Unser Land, alors même qu’il s’était engagé à préserver la neutralité politique de l’instance qu’il présidait. »
Voilà donc le pourquoi du comment. Unser Land est un mouvement politique autonomiste alsacien parfaitement légal. Victor Vogt, maire de Gundershoffen et président de la communauté de communes du Nord-Alsace, s’était présenté aux législatives de juin 2024, soutenu par le parti LR (Les Républicains) et Unser Land. Mais ce positionnement autonomiste ne plaît pas à la Région Grand-Est présidée par le macronisto-Horizons Franck Leroy. Pour preuve, Christèle Willer vice-président de la Région Grand-Est précise que celle-ci avait déjà demandé « à la Collectivité européenne d’Alsace de mettre fin à cette situation [un président candidat aux législatives et soutenu par un parti autonomiste donc -NDLR] afin de garantir le respect du principe de neutralité qui doit présider à l’action des organismes bénéficiant de financements publics. Cette demande n’a pas été suivie d’effet. Prenant acte de cette situation, les élus régionaux avaient décidé de se retirer de la gouvernance de l’OLCA et ont ensuite fait le choix de ne pas adhérer au GIP OPLA lors de sa création. »
Vue de Bretagne, la polémique peut faire sourire car l’Office public de la langue bretonne (OPLB) est présidé par le député autonomiste Paul Molac sans que personne n’y trouve à redire.
Mais en jacobinie notamment macronienne, l’autonomisme alsacien ne semble pas faire partie « du cercle de la raison ».
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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