Renaissance de l’Alsace : Quand le PS court après le problème qu’il a lui-même inventé

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L’expression avait fait florès en 2015 : les nouvelles régions issues du découpage Hollande-Ayrault de 1995 avaient eu leurs frontières définies « sur un coin de table ». Et, selon les témoignages ultérieurs, cela avait été effectivement le cas. Des ministres et des hauts-fonctionnaires dont l’existence quotidienne se déroule principalement à Paris ou dans des grandes métropoles avaient ainsi décidé de l’existence administrative de millions de « provinciaux » selon des critères parfois abscons comme les équilibres internes au Parti Socialiste ou les « tailles critiques » de Régions nouvelles qui devaient impérativement ressembler aux länders allemands.

Et c’est ainsi que le Parti Socialiste a inventé un problème que personne n’avait demandé : la fin de l’Alsace.

Alors que la Normandie était réunifiée, ce qui était demandé par nombres de décideurs normands mais aussi par de simples citoyens depuis des années et qui répondait à une simple question de bon sens (l’ancienne Haute-Normandie était constituée de deux départements, la Basse-Normandie de trois), l’Alsace était noyée dans la région Grand-Est.

Territoire historique à la forte identité culturelle et linguistique ô combien chargée de symbolique, l’Alsace millénaire avait disparu d’un trait de plume. Le Parti Socialiste et la haute fonction publique parisienne avait ainsi créé un problème, répondant à une revendication (la création d’une région Grand-Est) qu’absolument personne ne demandait. Lumineux ! Et tellement représentatif de cette morgue de l’Etat profond français regroupé autour de quelques stations de métro qui prétend régenter la vie quotidienne de millions de personnes.

Dans cette valse des frontières et des appartenances, les Bretons auront échappé à leur disparition dans le Grand-Ouest (la fusion avec les Pays de la Loire avait été placée comme ligne rouge à ne pas franchir par le ministre de la défense d’alors Jean-Yves Le Drian) et les Corses à leur absorption dans le « Grand Sud-Est », ce qui aura acté la fin de leur timide autonomie et le début d’un magnifique chaos avec renaissance automatique de 10 FLNC !

11 ans après la création du problème, l’Assemblée nationale vient, ce mercredi 8 avril, de voter le retour de l’Alsace comme région à part entière en la faisant sortir du Grand Est. Après de multiples revirements, courant interne ultra-jacobin oblige, le RN a finalement voté pour ce texte. Et c’est tout à son honneur !

A la manoeuvre parmi les opposants au retour de l’Alsace avec dépôt d’une mo, le député PS mosellan (qui n’est donc pas alsacien) Belkhir Belhaddad qui a multiplié les interventions, appuyé par des écologistes comme Sandré Régol (député du Haut-Rhin) qui se définit comme régionaliste tout en ramenant ce texte à de sinistres considérations de politicailleries locales; alors qu’à droite des élus LR (Patrick Hetzel par exemple) ou ex-LR devenus Régions et Peuples Solidaires (Raphaël Schellenberger) et RN comme l’Alsacien Théo Bernhardt ou le Lorrain Kévin Pfeffer ont défendu l’Alsace. Notons également les interventions du macroniste tendance intelligente Charles Sitzenstuhl (Bas-Rhin) et, bien entendu, du rapporteur macroniste Jean-René Cazeneuve.

En Bretagne, l’intervention du député autonomiste morbihannais Paul Molac aura été d’une grande qualité, raillant les députés de gauche, et rappelle la fraternité qui existe entre Bretons et Alsaciens, notamment sur les questions linguistiques et régionales/nationales.

Le texte sur la sortie de l’Alsace du Grand-Est a donc été voté. Et ce malgré les protestations des présidents de Région affiliés de près ou de loin au Parti Socialiste. Sur la question, Loïg Chesnais-Girard, président de la Région Bretagne (qui n’a pas voté le texte honteux des opposants à la renaissance de l’Alsace), n’aura cependant pas brillé par une intervention pertinente sur la question dans les médias. Car même si ses arguments étaient loin d’être idiots, la majorité du grand public ne retient, à tort sans doute, que le fait que le président de la Région Bretagne ne voudrait pas voir une réforme phare du quinquennat Hollande remise en question même si celle-ci comporte de nombreux manques. On ne peut pas soupçonner Chesnais-Girard ni de jacobinisme ni d’esprit anti-breton, mais son attachement au titanic socialiste lui voudra, je le crains, quelques désillusions. Pourquoi ne constituerait-il pas un parti socialiste breton au lieu de s’accrocher au cadavre du PS devenu croupion du Mélenchonisme ?

Paul Molac en a parlé dans son intervention : derrière la réforme de la fausse région Grand-Est et le retour de l’Alsace, il y a la question de la Bretagne et du retour de la Loire-Atlantique qu’il faudra bien mettre en oeuvre un jour.

Ne nous berçons pas d’illusions, le PS et ses alliés écologistes et LFI batailleront encore contre le retour de l’Alsace au Sénat et lors du retour à l’Assemblée Nationale. Mais il faut voir plus loin. Le RN qui devrait arriver aux responsabilités en 2027 ou après gagnerait le respect éternel des Alsaciens et des Bretons s’il rétablissait leurs régions respectives dans leurs limites historiques, comme il gagnerait le respect des Corses s’il élargit leur autonomie et appuie leur renaissance culturelle et linguistique. Espérons que le RN saura être là où on ne l’attend pas.

Le PS, quant à lui, aura été, sur cette séquence, fidèle à lui-même : jacobin à Paris et paternaliste en région, politicard et boutiquier.

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

Breizh-info.com, 2026, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention obligatoire et de lien do follow vers la source d’origine.

 

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7 réponses à “Renaissance de l’Alsace : Quand le PS court après le problème qu’il a lui-même inventé”

  1. vert dit :

    Belkhir Belhaddad ps oui lorrain certainement pas …
    Ma famille est lorraine sur 8 générations

  2. Durandal dit :

    Bonjour,

    LE RN ????

    CDt.

    M.D

  3. JEAN DUFOUR dit :

    Le PS « COURE  » Non il COURT.

  4. RAYMOND NEVEU dit :

    Confidences de la gratouille…hier une réunion du PS croupion ne comportant plus que des apparatchiks s’est mal terminée, Vallaud pas sûr d’être réélu a sommé FAURE de Café de se remettre en question…affaire à suivre!

  5. RAYMOND NEVEU dit :

    Triste spectacle offert par un PS moribond…le jacobinisme ras le bol et ras le bol de Molachique qui essaie d’exister après avoir changer de parti (ancien Monconiste) avoir tâté de la Charte de la Langue bretonne et pour finir autonomiste…pourquoi pas lunaire bientôt puis lunatique…encore un cas ce petit prof sans diplôme!!!

  6. gaudete dit :

    Belkir Belhaddad je crois que c’est un nom typiquement cantalou ou corrézien à moins que ce ne soit lozérien

  7. Atwood dit :

    Vive l’Alsace et la Lorraine! N’oublions pas l’histoire! Le président HOLLANDE est-il wokiste en voulant faire disparaître l’histoire ? En tout cas pour les économies c’est loupé !!

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