En juillet 1551, la quasi-totalité de la population de Gozo, l’île secondaire de l’archipel maltais, soit environ 6 000 chrétiens, était capturée et asservie par les forces ottomanes et barbaresques. Un événement tragique qui demeure fortement ancré dans la mémoire historique maltaise. Loin d’être un cas isolé, il s’inscrit dans une histoire de plusieurs siècles au cours de laquelle plusieurs millions d’Européens furent raflés sur le littoral européen, déportés vers l’Afrique du Nord et réduits en esclavage. Une réalité historique absente des programmes scolaires et des débats publics contemporains.
La razzia de Gozo en juillet 1551 fut d’une brutalité absolue, marquant l’anéantissement total de la population de l’île. Seule une quarantaine de vieillards jugés inutiles furent laissés à mourir sur ce pan de terre qui resta ensuite inhabité durant plusieurs décennies.
Le contexte
En 1530, l’empereur Charles Quint avait cédé les îles de Malte et de Gozo à l’Ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem chassés de Rhodes par les Ottomans quelques années auparavant (1522). L’archipel devint alors une porte d’entrée de l’Europe, un important point de ravitaillement… et un nid de chrétiens harcelant les navires turcs, dans le contexte de lutte géopolitique et religieuse pour la domination de la Méditerranée entre l’Empire ottoman et les Européens.
L’assaut
Les habitants de Gozo s’étaient réfugiés dans la Citadelle perchée sur une colline au centre de l’île, une forteresse aux murs délabrés et insuffisants. Après un bombardement intensif de plusieurs jours qui réduisit les défenses en poussière, le chevalier espagnol gouverneur de l’île Gelatian de Sesse, à court de munitions et d’eau, réalisant que tout ultérieure résistance serait suicidaire, négocia une reddition le 26 juillet.
Il proposa de livrer l’ensemble des richesses de la ville en échange de la liberté des habitants. Mais Sinan Pacha rétorqua que le butin principal recherché par les forces ottomanes et barbaresques était la capture de captifs pour alimenter le marché aux esclaves. Les Gozitains, ainsi que le noble espagnol lui-même, furent alors capturés et emmenés en esclavage.
Le sacrifice de Bernardo de Opuo
L’horreur atteignit son paroxysme dans l’acte désespéré de Bernardo de Opuo, un capitaine sicilien présent dans la Citadelle. Comprenant que les femmes et les enfants allaient être violés et emmenés en esclavage sexuel, ou comme le dit la légende, ayant été directement témoin oculaire de ces atrocités, il rentra chez lui, tua sa propre femme et ses deux filles à coups de poignard pour leur épargner ce destin, avant de sortir affronter les envahisseurs. Ce geste tragique illustre la terreur absolue qui régnait parmi les assiégés, préférant la mort de leurs proches à la captivité ottomane.
Inscription commémorant Bernardo de Opuo, Gozo, Museum of Archaeology, Victoria
La déportation massive et le viol de l’île
La quasi-totalité de la population fut enchaînée. Sur environ 6 000 habitants, seuls 40 vieillards jugés inutiles et quelques personnes ayant réussi à se cacher dans les grottes ou à s’enfuir à la nage échappèrent à la déportation. Les captifs, dont le gouverneur et l’élite locale, furent traînés vers les navires. Le trajet vers les esclaveries fut marqué par la mort de nombreux prisonniers affaiblis.
Les survivants furent emmenés à Tripoli, puis dispersés dans tout l’Empire ottoman, notamment à Constantinople, où ils furent vendus sur les marchés aux esclaves. Les femmes et les jeunes filles furent destinées aux harems, les hommes aux galères ou aux travaux forcés. L’île de Gozo resta totalement déserte, ses champs en friche et ses villages en ruines, ne devenant plus qu’un rocher vide jusqu’à ce que l’Ordre de Saint-Jean tente, des années plus tard, d’y réinstaller timidement quelques colons.
Outre la déportation humaine, un véritable mémoricide fut commis : les Mahométans brûlèrent méthodiquement toutes les archives administratives, religieuses et judiciaires de l’île, profanèrent les tombes, pillèrent et dégradèrent les lieux sacrés pour s’assurer que l’identité chrétienne et historique de Gozo soit littéralement effacée

Monument à la population de Gozo raflée en 1551
Une invisibilisation historique « perçue » ?
Photo d’illustration : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
Breizh-info.com, 2026, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention obligatoire et de lien do follow vers la source d’origine.
9 réponses à “Malte, juillet 1551. Quand les Ottomans raflaient la totalité de la population de Gozo”
» les Blancs seraient capables de faire une auto-critique historique, pas les Arabes ». Déjà, l’autocritique, terme typiquement stalinien. Ensuite, oui, les Arabes ne font pas d’autocritique, ils sont normaux, ce sont les Blancs qui ne sont pas normaux, abrutis par 1500 ans de confesse nazaréenne.
Le capitaine Bernardo De Opuo était empli de grandeur romaine, bien loin de Jérusalem.
Percutants les propos de Tirpitz! On dirait un chevalier pulvérisant son adversaire lors d’un tournoi.
Bonjour,
C’est étonnant. En ce jour même nous fêtons la victoire des 800 martyres d’otrantes en italie, qui subirent un sort équivalent de la part de Mohamétans : https://levangileauquotidien.org/FR/display-saint/4e8294c6-a85c-4a5d-a8f4-1b4de4561754
Cela répond aussi au commentaire imbécile précédent de @Tirpitz qui ne connaît rien à l’histoire, et qui de surcroît réussit l’exploit de parler de geste romain dans une société profondément catholique. Tout cela parce qu’il est un païen qui n’a pas évolué (qui ne s’est pas converti, je m’entends, à l’égal des Pharisiens de l’époque de Jésus).
Cdt.
M.D
Merci de le rappeler. Nos côtes françaises (parfois profondément en Provence) ont été razziées dans pitié durant des siècles par les Ottomans.
Il faut faire mémoire des ordres religieux dont la vocation était de racheter ou sauver les populations kidnappées et réduites en esclavage (Trinitaires ou Mercedaires par exemple), des tours de guet destinées à donner l’alerte en cas d’aperçu de navires barbaresques etc afin de saisir l’étendue des dégâts commis par les Ottomans et de la nécessité vitale des populations européennes de se défendre.
Un article de plus qui sert à blanchir la France dans son rôle de parrain de l’Empire ottoman. Sans la France, il n’y aurait pas eu d’Empire ottoman. Ce dernier, une fédération de différents clans balkaniques, a été sous le contrôle total des rois de France.
Un pauvre abruti par la propagande qui ne sait même pas d’où sont originaires ses Ottomans. L’école ne vous fait pas de bien.
Les Ottomans sont des Européens, des Grecs, des Albanais, des Kosovars, des Serbes, des Turcs, des Corses, des Sardes, des Hollandais. Tout ce « beau » monde était au service des rois de France. Le terme « arabe » est une invention des historiens français. À l’origine, le terme arabe signifie simplement nomade.
Je n’ai jamais vu un peuple aussi malhonnête que vous. C’est durant toute votre histoire que vous avez fait preuve d’une mentalité pourrie. Même en écrivant les noms de Sinan, un Croate, et de Dragut, un Grec, vous essayez de faire croire qu’il s’agit de Nord-Africains que vous aurait arabisés.
Comme je l’ai dit, il n’y a pas pire mentalité que la vôtre. Vous publiez des articles truffés de conneries et de haine, mais vous avez peur qu’une personne qui connaît l’histoire pourrie de la France arrive.
Au Burkina Faso le capitaine Ibrahim Traore a jeté un pavé dans la mare en rappelant la réalité de la traite arabo- musulmane dans son pays.