42 €/MWh. Pendant quinze ans, ce chiffre a plafonné le prix d’une partie de l’électricité nucléaire vendue aux fournisseurs. L’ARENH a expiré le 31 décembre 2025. Depuis le 1er janvier 2026, le versement nucléaire universel, créé par l’article 17 de la loi de finances du 14 février 2025, fonctionne à l’envers : ni volume garanti ni prix fixé d’avance, mais un prélèvement sur les revenus nucléaires d’EDF lorsqu’ils franchissent des seuils calculés par la Commission de régulation de l’énergie, redistribué ensuite aux consommateurs. Le risque prix, lui, a changé de mains. Il est passé dans le bilan des entreprises.
Pourquoi les professionnels ont besoin d’un accompagnement expert
Comparer deux offres de fourniture tous les trois ans ne suffit plus. Une facture professionnelle superpose une part fourniture, qui se négocie, une part acheminement, fixée par le régulateur, et une fiscalité qui s’applique sans discussion. Travailler l’une en ignorant les deux autres laisse mécaniquement de l’argent sur la table.
D’où l’intérêt d’un accompagnement énergétique entreprise, capable de lire une courbe de charge, de repérer une puissance souscrite mal calibrée et d’arbitrer entre prix fixe, prix indexé et achats fractionnés.
Le second semestre 2026 en donne la mesure. Au 1er août, le TURPE 7 a progressé de 3,04 % pour les sites raccordés en HTA-BT, de 3,34 % en HTB. Ce poste d’acheminement pèse couramment 20 à 30 % d’une facture d’électricité, jusqu’à 40 % sur certains profils de soutirage. Le même jour, l’accise sur l’électricité est descendue de 0,03085 à 0,03062 €/kWh pour les puissances inférieures ou égales à 36 kVA. Restent la contribution tarifaire d’acheminement, assise sur 15 % de la part fixe du TURPE, et la TVA à 20 %.
L’éligibilité au tarif réglementé constitue un autre angle mort. Le tarif bleu professionnel demeure accessible sous 36 kVA aux structures de moins de 10 salariés dont le chiffre d’affaires ou le bilan n’excède pas 2 millions d’euros. Une croissance d’effectif suffit à en sortir, souvent sans que l’entreprise l’ait anticipé.
Comment un cabinet spécialisé analyse les factures, négocie les contrats et réduit durablement les dépenses
Tout commence par l’audit de facturation. Puissance souscrite et dépassements, formule tarifaire d’acheminement retenue, talons de consommation nocturnes qui trahissent des équipements laissés sous tension, éligibilité aux taux réduits d’accise que l’industrie et l’agroalimentaire oublient fréquemment de réclamer : ces vérifications rapportent sans investissement, dès les premières factures.
Vient la stratégie d’achat. Privées de filet réglementaire, les entreprises doivent étaler leurs achats à terme, allonger la durée de leurs contrats et, pour les plus gros consommateurs, traiter directement avec des producteurs par des contrats d’approvisionnement de long terme.
Le volet réglementaire, enfin, a changé d’échelle. La loi du 30 avril 2025 portant diverses dispositions d’adaptation au droit de l’Union européenne transpose la directive 2023/1791 et renverse le critère d’assujettissement à l’audit énergétique : la consommation réelle remplace la taille de l’entreprise. Au-delà de 2,75 GWh de consommation annuelle moyenne d’énergie finale sur trois ans, l’audit conforme à la norme NF EN 16247 devient obligatoire, à renouveler tous les 4 ans. Au-delà de 23,6 GWh, un système de management de l’énergie certifié ISO 50001 s’impose. Des PME et des ETI du tertiaire diffus et de l’industrie légère découvrent qu’elles entrent dans le périmètre.
Le dispositif Éco Énergie Tertiaire poursuit sa trajectoire en parallèle : 40 % de consommation en moins en 2030, 50 % en 2040, 60 % en 2050 pour les bâtiments tertiaires de plus de 1 000 m², par rapport à une année de référence choisie entre 2010 et 2019. Le financement des travaux passe largement par les certificats d’économies d’énergie, dont la 6e période court du 1er janvier 2026 au 31 décembre 2030 en vertu du décret n° 2025-1048, avec un objectif national relevé à 500 TWh cumac contre 357 TWh sur la période précédente.
Deux dates sont déjà posées : le 30 septembre 2026 pour déclarer les consommations 2025 sur la plateforme OPERAT de l’ADEME, le 11 octobre 2026 pour le premier audit énergétique des entreprises nouvellement assujetties.
Article non rédigé par la rédaction de breizh-info.com