L’enquête publique consacrée au raccordement électrique des futurs parcs éoliens flottants de Bretagne Sud s’est ouverte ce lundi 17 août, dans un climat de forte contestation locale. Elle doit se poursuivre jusqu’au 28 septembre et porte sur les infrastructures que RTE prévoit de construire entre les installations en mer et le réseau terrestre.
Les deux parcs concernés doivent atteindre à terme une puissance cumulée de 750 MW : 250 MW pour le premier et jusqu’à 500 MW pour le second. Dès l’ouverture de l’enquête, habitants et représentants d’associations se sont déplacés en nombre à la mairie de Plouharnel, désignée comme siège de la procédure.
Les critiques exprimées portent notamment sur le coût du projet, ses conséquences environnementales et paysagères ainsi que son passage à proximité de secteurs patrimoniaux sensibles.
Raccordement à 1,6 milliard d’euros
Le coût du raccordement est estimé à 1,6 milliard d’euros. RTE prévoit un poste électrique mutualisé en mer pour les deux parcs, puis des liaisons sous-marines jusqu’à Erdeven.
Celles-ci se prolongeront ensuite par des câbles souterrains jusqu’à un nouveau poste électrique construit à Pluvigner, à proximité immédiate d’une installation existante. Les premiers travaux sont envisagés à partir de 2027.
L’enquête actuellement ouverte concerne uniquement ce raccordement électrique. Les autorisations propres aux futurs parcs éoliens feront l’objet de procédures distinctes. À l’issue de la consultation, plusieurs décisions pourront notamment porter sur l’autorisation environnementale et la déclaration d’utilité publique des infrastructures terrestres.
L’opposition déjà fortement mobilisée
Les associations opposées au projet entendent profiter de ces six semaines pour peser sur la procédure. Nathalie Beauzemont, présidente des Gardiens du Large, estime dans Le Télégramme que « le raccordement ne peut pas être dissocié des parcs » et qualifie l’ensemble de projet « inutile et extrêmement coûteux ».
D’autres collectifs mettent en avant les effets potentiels sur la biodiversité, les paysages ou encore le patrimoine mégalithique.
Le public peut déposer ses observations dans neuf mairies concernées, dont Plouharnel, Erdeven, Groix, Quiberon et Le Palais, ainsi que sur un registre numérique. L’enquête s’achèvera le 28 septembre. La commission devra ensuite rendre son rapport et ses conclusions motivées.
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