Après easyJet et French bee, dont le personnel navigant commercial poursuit son mouvement jusqu’au 6 septembre, c’est au tour de la compagnie low-cost espagnole Volotea d’être touchée par une grève. Le SNPL, l’UNAC et le SPL appellent les pilotes basés en France à cesser le travail du 4 au 6 septembre 2026 inclus, dénonçant l’absence d’avancées sur les salaires et les conditions de travail. Une rentrée décidément agitée dans les airs — et qui concerne directement la Bretagne, où la compagnie est solidement implantée. TourMaG
Nantes, Brest et Rennes parmi les bases concernées
Le préavis vise l’ensemble des pilotes basés en France, premier marché de la compagnie, qui y exploite une douzaine de bases. Parmi les plates-formes susceptibles d’être impactées figurent notamment Nantes, Brest et Rennes, aux côtés de Toulouse, Bordeaux, Marseille, Lyon ou Lille. La compagnie a prévenu que des retards sont à prévoir sur certains vols et des suppressions sur d’autres, sans avoir publié à ce stade de programme de vols modifié. CNEWSCNEWS
Sur le fond, le SNPL affirme dénoncer depuis 2022 les conditions de travail difficiles des pilotes de la compagnie et un niveau de rémunération parmi les plus bas du marché, pointant une stagnation salariale datant de 2012 quand la direction s’est octroyé des augmentations de 23 % en moyenne en 2025. Les voyageurs ayant réservé un vol ce week-end ont donc tout intérêt à vérifier le statut de leur vol avant de partir pour l’aéroport — et à connaître leurs droits. CNEWS
Une prise en charge obligatoire dès 2 heures d’attente
Le règlement européen CE 261/2004 encadre strictement les obligations des compagnies en cas de perturbation. Quelles que soient les circonstances, l’assistance aux passagers est due : dès 2 heures d’attente supplémentaires sur les vols de moins de 1 500 km (3 heures pour les moyens et long-courriers), collations et boissons doivent être fournies. Si le vol est reporté au lendemain, la compagnie doit organiser l’hébergement et le transport aller-retour vers l’hôtel.
En cas d’annulation de dernière minute, le passager peut exiger le remboursement sans frais de son billet ou un réacheminement vers sa destination. S’il avance lui-même les frais d’un transport alternatif, il peut en demander le remboursement — d’où l’intérêt de conserver tous les justificatifs et factures.
Grève du personnel de la compagnie : l’indemnisation est due
Point décisif dans le cas présent : l’origine de la perturbation. Une grève du personnel de la compagnie elle-même — comme celle des pilotes de Volotea — est juridiquement imputable au transporteur, qui doit donc indemniser les passagers lésés. Seules les « circonstances extraordinaires » (grève des contrôleurs aériens ou du personnel de l’aéroport, météo) l’en exonèrent.
Les montants forfaitaires dépendent de la distance : 250 € par passager jusqu’à 1 500 km, 400 € au-delà au sein de l’Union européenne comme pour les vols de 1 500 à 3 500 km, et jusqu’à 600 € au-delà de 3 500 km hors UE. À noter : une liaison avec l’outre-mer reste considérée comme un vol intracommunautaire même au-delà de 3 500 km, plafonnant l’indemnisation à 400 €. Une indemnisation peut également être due si l’annulation intervient moins de 14 jours avant le départ. Selon la responsable juridique France de la plateforme Flightright, spécialisée dans la défense des droits des passagers, 76 % des Français ignorent tout ou partie de leurs droits en cas de vol annulé ou retardé de plus de 3 heures.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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