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À l’occasion de la journée mondiale du don de moelle osseuse, le 19 septembre, l’Agence de la biomédecine lance un appel au recrutement de nouveaux donneurs volontaires. Chaque année en France, des milliers de personnes, adultes comme enfants, sont atteintes de maladies graves du sang — leucémie, lymphome, myélome, drépanocytose, aplasie médullaire — pour lesquelles la greffe de moelle osseuse constitue souvent la seule chance de guérison.
Une mobilisation bretonne en forte hausse
En Bretagne, 2 524 nouveaux donneurs se sont inscrits sur le registre en 2025, dont 26% d’hommes. Sur le seul premier semestre 2026, 2 408 donneurs ont rejoint le registre national, dont 29% d’hommes — soit un nombre de nouvelles inscriptions multiplié par plus de 3 par rapport à la même période l’an dernier. Une dynamique qui s’inscrit dans un élan national : depuis début mars, près de 70 000 demandes d’inscription ont été enregistrées sur le site dondemoelleosseuse.fr, et le registre français a dépassé les 451 000 inscrits au 30 juin 2026.
Le vrai enjeu : la diversité des profils génétiques
Au-delà du nombre d’inscrits, l’Agence de la biomédecine insiste sur un point moins connu du grand public : la diversité des profils HLA représentés au sein du registre. Pour réaliser une greffe, il faut en effet trouver un donneur qui soit le « jumeau génétique » du patient, partageant les mêmes caractéristiques immunologiques. Or chaque individu possède sa propre carte d’identité immunologique, déterminée en partie par ses origines géographiques, son histoire génétique familiale et, plus largement, par l’histoire des migrations de populations.
Les registres de donneurs s’étant historiquement développés dans l’hémisphère Nord, les patients au phénotype caucasien disposent aujourd’hui de meilleures chances de trouver un donneur compatible. À l’inverse, les profils plus fréquents chez les personnes métissées ou originaires d’Afrique subsaharienne, du Maghreb, d’Asie ou d’Océanie restent sous-représentés, rendant la recherche plus complexe. En 2025, environ 35% des nouveaux donneurs ont apporté un phénotype HLA inédit au registre, un chiffre jugé encourageant mais qui illustre le chemin restant à parcourir.
Le Dr Catherine Faucher, hématologue et directrice du prélèvement et des greffes de cellules souches hématopoïétiques à l’Agence de la biomédecine, souligne que s’inscrire sur le registre ne relève pas seulement de la solidarité : c’est aussi contribuer concrètement à offrir à chaque patient, quelle que soit son origine, les mêmes chances d’accéder à une greffe.
Un engagement de long terme
Contrairement à d’autres formes de don, celui de moelle osseuse repose sur un engagement durable : s’inscrire, c’est accepter d’être contacté un jour, dans quelques mois, plusieurs années, ou jamais. Le délai médian entre l’inscription et un éventuel don est de 4 ans, et de nombreux donneurs ne seront jamais appelés faute d’avoir été identifiés comme compatibles avec un patient.
Dans 80% des cas, le prélèvement s’effectue par voie sanguine, sur le modèle d’un don de plaquettes, et dure entre 3 et 4 heures. L’autre méthode consiste en un prélèvement directement dans les os du bassin, sous anesthésie. Aucun risque de paralysie n’existe dans l’un ou l’autre cas, et le don est totalement anonyme.
Les hommes recherchés en priorité
L’Agence de la biomédecine précise rechercher prioritairement des donneurs masculins, pour des raisons immunologiques : les anticorps développés naturellement par les femmes lors d’une grossesse, même non menée à terme, compliquent les suites de la greffe pour le receveur. Les femmes peuvent bien entendu être donneuses, les profils privilégiés étant alors ceux de femmes jeunes.
Comment devenir donneur ?
Deux conditions sont requises : être en parfaite santé et âgé de 18 à 35 ans. L’inscription se fait sur www.dondemoelleosseuse.fr, où il faut répondre à un questionnaire médical puis effectuer un prélèvement biologique — échantillon salivaire ou prise de sang lors de l’inscription définitive — destiné à établir la carte d’identité biologique du futur donneur.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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2 réponses à “Don de moelle osseuse : en Bretagne, le nombre de donneurs a triplé en un an”
Bonjour,
Merci pour cet article.
C’est « maladroit » d’illustrer avec une colonne vertébrale.
Ça entretient la confusion moelle osseuse -moelle épinière, et la crainte du public pour une intervention sur ladite moelle épinière lors du don.
@marc : bien dit ! Mais comme Breizh-info a un peu (trop) l’habitude d’utiliser l’IA pour illustrer ses articles, ne soyons pas (trop) surpris.