L’interview que Marion Maréchal a délivré à nos confrères corses de Alta Frequenza suite aux Scontri Palatini de Bastia mérite d’être conservée tant elle marque un tournant dans la position idéologique de la galaxie RN concernant les questions des autonomies locales.
Grâce au travail de terrain et d’influence de Nicolas Battini, le RN a, en effet, entamé une « révolution localiste » accentuée, semble-t-il, par les prises de position de son alliée Marion Maréchal et son mouvement Identité-Liberté.
Dans cette interview Marion Maréchal se dit favorable à la « préférence régionale », déclinaison locale de la « préférence nationale » et ce ailleurs qu’en Corse. Pourquoi n’a-t-elle pas mentionné la Bretagne, terre d’origine de son grand-père Jean-Marie Le Pen et de son père Samuel Maréchal alors même que la question du logement pour les Bretons est, sur la terre bretonne, au centre des débats ?
Cette avancée en ce qui concerne les autonomies et les identités locales est une bonne chose pour la galaxie RN. Sur ce point, les Ciottistes de l’UDR sont, en Bretagne du moins, beaucoup plus en pointe, ayant compris que toute victoire dans les cinq départements sans mettre en avant l’identité bretonne et la notion d’autonomie est impossible.
Petite remarque cependant : le choix du vocabulaire. Non, Jean-Marie Le Pen n’était pas « bretonnisant » car le terme n’existe tout simplement pas. « Bretonnant » désigne les locuteurs de breton, souvent âgés et nés avec la langue (les néo-bretonnants étant étrangement des « brittophones ») mais le terme « bretonnisant » n’existe pas.
Jean-Marie Le Pen a bien indiqué, à la fin de sa vie, qu’il regrettait de ne pas avoir appris le breton, mais il n’a pas non plus fait montre, tout au long de sa carrière politique, d’une grande sensibilité à la cause bretonne, quelles que fussent ses qualités par ailleurs.
Car Marion Maréchal, si elle paraît sensible à la question, pèche peut-être par méconnaissance du sujet : soutenir les identités et les autonomies locales ne veut pas dire regretter le bon vieux temps d’autrefois, les coiffes, les sabots et les « patois » pittoresques ; cela implique de soutenir une culture vivante et actuelle pour un réel « réarmement identitaire ». Voire de faire sienne cette culture ! Apprendre le breton, le gallo ou l’occitan, puisque Marion Maréchal apprécie particulièrement le Vaucluse, où elle a été députée (3e circonscription du Vaucluse), le parler ostensiblement, l’apprendre à ses enfants pour qu’ils soient enracinés, soutenir les écoles immersives comme Diwan ou les Calandretas et, ainsi, faire un pied de nez aux gauchistes qui ont pris la place que nous leur avons laissée; soutenir toutes les mesures d’autonomie locale qui éloigneraient les territoires encore sains des folies de l’État profond parisien; demander la réunification de la Bretagne, etc.
En quelques mots : autorité en haut, libertés en bas !
Pour cela, la galaxie RN/UDR/IDL a une révolution copernicienne a mener en son sein. Premier pas pour Marion Maréchal : trouver un responsable pour les cinq départements bretons qui a compris ces enjeux et les soutient pour son mouvement IDL, ce qui ne semble pas encore le cas.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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