Pendant plus de 30 ans, Patrick Bertrand a fait du mythique 36 quai des Orfèvres sa maison. Il en a passé 22 au cœur de la Brigade de recherche et d’intervention (BRI), l’Antigang parisien, où celui que ses collègues surnomment « Plastic » a dirigé le groupe opérationnel 40, l’un des 4 groupes de l’unité. Durant toutes ces années, il a consigné dans des carnets noirs ses opérations, filatures, surveillances, interpellations, informateurs, réussites comme échecs. Il les ouvre aujourd’hui dans « BRI — Carnets noirs — Plastic », paru le 27 août 2026 chez Mareuil Éditions, avec une préface d’Yves Jobic, contrôleur général honoraire de la Police nationale et ancien chef de la BRI.
La « confrérie des Antigangs », loin des fictions policières
Braquages de banques et de bijouteries, attaques de distributeurs automatiques à la voiture bélier, vols à main armée, séquestrations, trafic d’armes, filatures de plusieurs mois, opérations d’infiltration : le commandant divisionnaire honoraire raconte la réalité du terrain, loin de l’image spectaculaire véhiculée par les fictions policières. Une réalité qui repose avant tout sur des hommes — cette « confrérie des Antigangs », comme il la nomme, qui est au cœur du récit.
Parmi les affaires détaillées dans ces carnets, l’enquête menée contre le « gang des béliers », spécialisé dans les attaques violentes de véhicules et de techniciens alimentant les distributeurs automatiques : une opération au long cours mêlant renseignement humain, sonorisation, surveillance technique, filatures et, au bout du compte, coup de filet. « Plastic » relate aussi une infiltration au sein d’un réseau de trafiquants d’armes en région parisienne, ainsi que de nombreuses opérations menées avec ses équipiers des Topazes 40.
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Le testament d’un monde policier qui disparaît
Au-delà des affaires, le livre est le témoignage rare d’un homme qui a consacré sa vie à la lutte contre le grand banditisme — et le constat, de l’intérieur, d’un monde policier qui a profondément changé. Patrick Bertrand y décrit les transformations de l’Antigang et la disparition progressive d’une certaine culture du renseignement et de l’initiative. Les dernières années de sa carrière, et la manière dont il a été progressivement éloigné du terrain, occupent d’ailleurs une partie du récit : une trajectoire qui en dit long sur l’évolution de la police française.
C’est la première fois que l’ancien chef du groupe 40 transmet l’essentiel des notes accumulées pendant 22 années au cœur de l’Antigang.
« BRI — Carnets noirs — Plastic », Patrick Bertrand, préface d’Yves Jobic, Mareuil Éditions, en librairie depuis le 27 août 2026.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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