Ben Stevenson n’avait encore jamais joué en Top 14. À la 64e minute, samedi 5 septembre au stade Pierre-Fabre, l’ailier anglais a récupéré un ballon, accéléré, tapé par-dessus la défense castraise et couru une soixantaine de mètres pour aplatir en coin. Premier essai de sa carrière dans l’élite, premier essai du RC Vannes de la saison. Il arrivait avec une heure de retard.
Vingt-cinq minutes qui ont plié le match
Les Bretons se sont inclinés 29 à 20 pour leur retour dans l’élite, 2 ans après leur première saison au plus haut niveau. La rencontre s’est jouée sur un quart d’heure, entre la 31e et la 59e minute.
Le premier acte avait pourtant été serré. Une pénalité de Louis Le Brun dès la 4e minute, une réponse de Maxime Lafage à la 26e, et beaucoup d’approximations des 2 côtés : coups de pied directement en touche, en-avant, ballons mal négociés derrière les rucks. Vannes tenait le ballon, Castres marquait les points.
Le basculement s’opère à la demi-heure. Sur un maul castrais filant vers l’en-but, le pilier Santiago Medrano s’effondre volontairement. L’arbitrage vidéo tranche : essai de pénalité pour les Tarnais et carton jaune pour le Vannetais. Six minutes plus tard, à 14 contre 15, une longue passe de Hamish Watson trouve Jack Goodhue, qui résiste au retour de 2 défenseurs et plonge dans le coin. Une pénalité de Lafage juste avant la pause limite les dégâts : 17-6.
Au retour des vestiaires, Castres déroule ce qu’il sait faire. Un ballon porté qui avance, Teddy Durand qui s’en extrait pour aplatir à la 45e. Puis une séquence de temps de jeu rapprochés qui envoie Florent Vanverberghe derrière la ligne à la 59e. Le tableau affiche 29-6, le match semble réglé.
Quatorze pénalités concédées
Le chiffre résume la soirée vannetaise. Quatorze fautes sur l’ensemble de la rencontre, dont la majeure partie en première période, dans un stade où Castres excelle précisément à faire vivre le ballon dans le camp adverse. Le jeu au pied de Le Brun s’est chargé du reste, maintenant durablement les Bretons dans leur propre moitié de terrain.
Les hommes de Jean-Noël Spitzer ont ajouté à cela des passes mal ajustées, des en-avant et des replacements défensifs imprécis. À ce niveau, la sanction est immédiate : le Castres Olympique n’a eu besoin que de 2 incursions dans les 22 mètres pour faire l’écart en première période.
Une mêlée qui a dominé le CO
Reste ce que Vannes ramène du Tarn. La mêlée vannetaise a pris l’ascendant sur celle du CO, une performance qui n’était pas acquise d’avance face à un pack tarnais réputé. Cinq pénalités obtenues dans ce seul secteur, et c’est de là qu’est venu le second essai : après une touche jouée à 5 mètres, un ballon porté structuré a permis au talonneur Mills Sanerivi de s’écraser sur la ligne à la 70e minute. Lafage a transformé, ramenant l’écart à 9 points.
Le point de bonus défensif était à portée. Vannes a poussé jusqu’à la sirène, obtenu de nouvelles pénalités en mêlée, campé dans les 22 mètres castrais. Un en-avant a offert de l’air au CO, et la dernière action s’est achevée par une sortie en touche forcée. Les Bretons repartent bredouilles au classement, mais le dernier quart d’heure a coûté à Castres son bonus offensif.
Montpellier à La Rabine samedi prochain
Jean-Noël Spitzer avait profité de la pause fraîcheur, à l’heure de jeu, pour demander à ses joueurs un autre visage. Il l’a obtenu. Reste à le produire pendant 80 minutes plutôt que 20.
L’occasion se présente vite. Le RC Vannes reçoit Montpellier à La Rabine samedi 12 septembre à 16h35, avant d’accueillir Toulouse la semaine suivante. Castres se déplacera à Perpignan puis recevra Toulon.
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