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Marine Tondelier veut interdire le mensonge en politique. L’idée est merveilleusement simple : puisqu’il existe des menteurs, faisons une loi. On s’étonne qu’elle n’ait pas encore proposé d’interdire la mauvaise foi, la sottise et les promesses électorales non tenues. Le Journal officiel deviendrait alors une encyclopédie.
Seulement, un mensonge n’est pas une information fausse. Mentir consiste à dire délibérément ce que l’on croit faux. On peut raconter une énormité en toute sincérité, répéter une sottise, mal comprendre une statistique ou prendre une croyance militante pour une vérité scientifique. On peut même mentir en disant quelque chose de vrai, simplement parce qu’on le croit faux.
Pour condamner quelqu’un, il faudra donc établir non seulement que son propos était faux, mais qu’il savait qu’il l’était et voulait tromper. Le juge ne devra plus seulement examiner les faits : il lui faudra sonder les âmes. Marine Tondelier ne propose pas une loi, elle propose d’accorder aux magistrats le don de télépathie.
Le plus réjouissant serait évidemment d’appliquer cette jurisprudence aux écologistes. Nucléaire, agriculture, OGM, pesticides, énergie : quelques décennies de déclarations péremptoires offriraient déjà du travail à plusieurs chambres correctionnelles.
Prenons l’Allemagne. Les Verts y ont longtemps présenté la fermeture du nucléaire comme rationnelle, écologique et parfaitement maîtrisée. Lorsque la crise énergétique éclata, Robert Habeck, vice-chancelier et ministre de l’Économie du gouvernement Scholz, affirma que la prolongation des dernières centrales avait été examinée sans préjugés.
Or la commission d’enquête du Bundestag a montré combien cette version était contestée. Des experts avaient étudié des scénarios permettant de poursuivre l’exploitation et certains arguments employés contre cette prolongation furent remis en cause. CDU et FDP accusèrent les ministères écologistes d’avoir présenté comme ouverte une décision politiquement verrouillée. Les Verts soutiennent naturellement le contraire.
Parfait. Appliquons donc la loi Tondelier : qui ment ? Habeck ? Les experts ? Les fonctionnaires ? L’opposition ? Et surtout, qui délivre désormais les certificats officiels de vérité ?
Un juge décidera-t-il quelle étude scientifique est correcte ? Une administration déterminera-t-elle quelle prévision économique constitue la vérité ? Faudra-t-il rendre inéligible tout responsable dont les prophéties climatiques, énergétiques ou sanitaires se révèlent fausses quelques années plus tard ?
C’est toute la farce : Marine Tondelier redoute la « post-vérité » et propose pour remède une vérité d’État. On connaissait le ministère de la Transition écologique ; voici venir le ministère de la Transition vers le vrai.
La démocratie possède pourtant un procédé plus ancien : quelqu’un affirme quelque chose, son adversaire le contredit, des journalistes vérifient, des experts discutent et les citoyens jugent. Cela s’appelle le débat public.
Marine Tondelier devrait se méfier de la police de la vérité qu’elle réclame. Elle possède une propriété fâcheuse : tôt ou tard, elle ouvre aussi les dossiers de ceux qui l’ont créée. Et lorsqu’on commencera par celui des Verts allemands sur le nucléaire, il faudra prévoir du café.
Trystan Mordrel
[email protected]
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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7 réponses à “Marine Tondelier rêve d’un commissariat à la vérité”
En lisant ce genre d’absurdité ubuesque, je ne saurais dire si c’est de la bêtise pure ou une forme extrêmement mal amenée de mettre en place un ministère de la vérité de big brother.
Qu’elle s’occupe de son môme et quitte la politique.
De toute façon elle fera 4%
On rêve tout de même d’un système qui permettrait de sanctionner pénalement les mensonges électoraux !
Interdire le mensonge en politique revient à interdire la politique.
Le MENSONGE est le seul moteur efficace de la politique
La VERITE est un poison violent pour tout système politique
Le politique ne peut continuer de régner que si la manipulation de cervelles par le mensonge est PERMANENT
Le mensonge étant le principe de toute démocratie, Marine veut donc un régime autoritaire. Souhaitons lui la bienvenue.
Bienvenu dans le monde d’Orwell et dans la société décrite dans « 1984 »ou la guerre est la paix et le mensonge , la vérité
Il y a vraiment de quoi avoir peur pour la Démocratie.
Déjà, en novembre 2025 E. Macron proposait un «label» pour les «bons médias», c’est à dire ceux qui disent la vérité par rapport à ceux qui mentent. Pascal Praud avait parlé alors sur CNews de «ministère de la vérité». Apparemment l’ARCOM a oublié de le sanctionner et de lui foutre une amende.
Maintenant, c’est Tondelier qui en remet une couche avec un «commissariat à la vérité» pour interdire le mensonge en politique. Édifiant ! Tondelier veut nous imposer un « ministère de la vérité », comme dans le roman «1984» de George Orwell, un ministère qui, sous couvert de diffuser l’information est en réalité un organe de propagande, chargé de falsifier les documents du passé et de réécrire l’Histoire. D’ailleurs les Français ont constaté comment certains journalistes et politiciens sont déjà en train de le faire. Soit ils déforment les évènements, soit ils les minimisent, soit ils les amplifient, soit ils leur font dire le contraire, soit ils les taisent carrément. C’est selon la « variabilité de la géométrie ».
Les menteurs sont partout. Il y en a plein sur les chaînes publiques au service de la « bien pensance », plein les médias qui ont pignon sur rue, plein les torche-cul régionaux, plein les administrations, plein la justice… Plein les tribunes d’orateurs en campagne présidentielle qui ouvrent grand la gueule, brandissent le poing et appellent même au soulèvement de la rue s’ils ne sont pas élus.
Mais Tondelier qui ne ment pas, évidemment, veut quand même leur serrer la paluche pour manger la soupe ! O. Faure non plus ne ment pas, il nous la dit : « L’heure de l’écologie socialiste a sonné » et « Pas écolo pas de cadeau ».
Curieusement, en 2010, monsieur Mélenchon qualifiait le voile islamique de « signe de soumission patriarcale » et de « stigmate qu’on s’inflige ». Il soutenait mordicus que le voile islamique était une régression sociale qui reléguait la femme (selon son expression) à un « gibier ». il a parait-il « changé d’avis »
Un jour on peut donc dire vrai et le lendemain se rétracter ou « mentir ». Lui, préfère parler d’une «erreur» pour rattraper le coup. Clientélisme électoral oblige : il y a des voix à ramasser !
Si on devait foutre tous les menteurs en prison, on y foutrait la moitié de la France, à commencer par Tondelier elle même. Sans oublier les gendarmes, les préfets, tous ceux qui pensent mal ou qui votent mal.
On vit une époque dangereuse pleine de gens tordus qui voudraient nous faire rentrer dans la niche à coups de bâton. Il va falloir faire très attention. Et bien voter pour éviter le chaos.