Lancer un mouvement est une grande aventure ; il faut de l’argent, des cadres, le soutien des médias. On peut donc se demander où en est Paul Molac (Liot), député de Ploërmel, avec son mouvement Faisons Bretagne. L’heure de vérité arrivera le 3 octobre à Pontivy à l’occasion d’une convention. Pour Paul Molac, les objectifs du mouvement sont clairs : « Faisons Bretagne porte des revendications identitaires et culturelles, mais ce n’est qu’un aspect de notre mouvement. Ce que nous voulons, c’est l’émancipation des collectivités, changer le modèle administratif de la France, affranchir le local des normes. Il y a environ 300 000 normes aujourd’hui, que seuls les préfets peuvent adapter. Pas les élus locaux. C’est source d’inefficacité de l’action publique et d’insatisfaction pour les citoyens. » (Ouest-France, lundi 21 septembre 2026)
Paul Molac a une conviction qui étonne : « Il faudrait un projet de loi, endossé par un futur gouvernement, pour que ça marche. Il faut donc avoir le futur Président avec nous ! » (Ouest-France, lundi 21 septembre 2026) On voit mal Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, Edouard Philippe ou Raphaël Glucksmann se lancer dans cette affaire. Ces jacobins et ces Parisiens auront d’autres préoccupations l’an prochain. Par exemple la flambée de la dette et le taux auquel la République française emprunte sur les marchés – actuellement 4 % pour l’obligation de référence, le 10 ans.
Pour la petite histoire : à la grande époque du Célib de René Pleven et de Joseph Martray, les assemblées générales se déroulaient à l’automne à Pontivy.
Bernard Morvan
Photo ; DR
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