Le collectif « Pour que vivent nos langues » consacré aux langues régionales reçu à l’Assemblée Nationale

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Ce mercredi 15 avril, les députés membres du groupe d’études « Langues et Cultures Régionales« , ont procédé à l’audition du collectif « Pour Que Vivent Nos Langues » qui regroupe des acteurs locaux et organisations impliqués dans la défense des langues dites régionales. En Bretagne, le breton et le gallo sont représentés au sein de ce collectif. Sans surprise, le député autonomiste breton Paul Molac est l’une des chevilles ouvrières de ce groupe d’études parlementaire.
Peu avant leur audition par les députés, la délégation du collectif a été reçue par des représentants du Ministère de l’Education nationale au sein même du dit-ministère.
La liste des revendications est longue :
– Renforcement de la formation initiale pour l’enseignement en langues régionales dans le cadre de la réforme actuelle
–  Mise en place de conventions Etat-Région pour l’apprentissage avec des applications concrètes
Recul sur l’examen du bac et du brevet en langues régionales pour les filières immersives
Renforcement des moyens pour le développement des filières de la maternelle à l’Université
Selon Paul Molac « cette audition a été propice au dialogue entre Parlementaires, présents ou représentés, de tous les territoires, afin d’unir les forces pour le développement et la promotion de nos langues dans tous les réseaux d’enseignement. L’enjeu est aujourd’hui de faire appliquer la loi, qui prévoit bien depuis 2021 une généralisation de l’offre d’enseignement en langues régionales à travers des conventions Etat-Région. Nous sommes encore loin du compte… »
Rappelons que la France est l’un des seuls pays européens à ne pas avoir signé la charte européennes des langues minoritaires et régionales. Par contre, au sein de l’Education Nationale, il est actuellement possible de bénéficier d’un enseignement de 6 langues étrangères en dehors du temps scolaire grâce au dispositif EILE :

Les enseignements internationaux de langues étrangères (EILE) s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre du plan Langues. Ils sont régis par des accords bilatéraux signés avec six pays partenaires : l’Algérie, l’Italie, le Maroc, le Portugal, la Tunisie et la Turquie. Il s’agit d’une offre d’enseignement de langue vivante étrangère proposée dans les écoles élémentaires ou primaires publiques, en dehors du temps scolaire.

Les cours sont implantés selon un maillage territorial défini par une carte scolaire et en accord avec les pays partenaires. Cet enseignement est assuré par des professeurs mis à disposition par les pays partenaires dans le cadre d’accords signés entre la France et le pays partenaire et dans le respect des valeurs et des principes de la République française, notamment la laïcité, la neutralité et la gratuité, et conformément à la législation française en vigueur. 

Les EILE sont implantés dans des écoles élémentaires ou primaires publiques. Ils s’adressent aux élèves des écoles élémentaires, du cours élémentaire 1re année (CE1) au cours moyen 2e année (CM2). Les élèves scolarisés dans le réseau des écoles privées sous contrat peuvent également suivre ces enseignements au sein d’une école publique. 

Les enseignements en langues régionales sont eux, hors des classes bilingues qu’il est parfois difficile à ouvrir, assurées uniquement par des associations militantes et, bien souvent, des bénévoles. Les langues régionales constituent pourtant l’épine dorsale de l’identité profonde des territoires.

Le groupe d’études parlementaire Langues et Cultures Régionales » compte 35 membres. Le co-président du groupe est Paul Molac. Parmi les vice-présidents le LR des Côtes d’Armor Corentin Le Fur et ses collègue LFI Murielle Lepvraud (22) et macroniste Graziella Melchior (29). Le collectif ne compte que des Bretons (10 membres), des Corses, des Occitans, des Basques, des Alsaciens, des Réunionnais, une Martiniquaise et un député de l’île de Saint-Barthélémy. A noter la présence de l’UDR Eric Michoux, député de Saône-et-Loire (pour l’arpitan/franco-provencal) et de la RN Marie-France Lorho, député du Vaucluse (pour l’occitan provençal).

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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