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Lors de l’élection présidentielle de 2002, la candidate du Parti socialiste Anne Hidalgo avait obtenu 1,75 % au premier tour ; sa directrice de campagne s’appelait Johanna Rolland, maire de Nantes. En 2026, lors de la primaire de la gauche sociale-démocrate, le premier secrétaire du PS Olivier Faure est candidat. Pendant cette campagne électorale, il a chargé Johanna Rolland – première secrétaire nationale déléguée, c’est-à-dire n° 2 du parti – de gérer tout ce qui se rapporte à la vie courante de la boutique ainsi que l’animation de ses instances nationales. Mais vouloir porter le projet d’une « France plus juste » et lutter « contre la droite et la droite » (TF1, dimanche 30 août 2026) n’a pas payé. En effet il n’arrive qu’en seconde position à cette primaire avec 14,48 %. Conclusion : embaucher Johanna Rolland pour des responsabilités importantes à l’échelon national est une erreur ; elle ne porte pas chance. Certes, elle voit les choses en grand : « Il n’y a pas d’avenir sans rassemblement de la gauche et des écologistes » (Presse Océan, dimanche 20 septembre 2026)
Il paraît que Johanna Rolland n’avait pas vu le coup venir. « Olivier Faure, qui, candidat et patron du PS, a tout fait, voire un peu plus, pour savonner le podium et mettre Glucksmann en difficulté, s’est pris une dégelée que, même dans ses rêves les plus sombres, il n’avait pas imaginé. Lui et ses troupes fixaient autour de 30 % la barre du camouflet. A 14 %, soit moins de la moitié, elle lui est tombée à la fois sur la tête et sur les pieds. Et ses mots d’allégeance, même parcimonieux, ont semblé lui faire très mal à la gorge. » (Le Canard enchaîné, 14 octobre 2026)
En Loire-Atlantique, toute l’écurie Rolland – qui soutenait Olivier Faure – se trouve ridiculisée par ce résultat pitoyable : Bertrand Affilé (maire de Saint-Herblain), Karim Benbrahim (député, secrétaire de la fédération PS de Loire-Atlantique), Christophe Clergeau (député européen), Anthony Descloziers (maire de Sainte-Luce), Mahaut Bertu (première adjointe au maire de Nantes)…
La « radicalité », ça ne marche pas toujours
Pourtant, Johanna Rolland avait su faire de belles phrases. Elle plaidait, en effet, pour une gauche fidèle à son projet, défendant « une radicalité de mesure tout en refusant une radicalité de posture », afin de redonner « une raison d’espérer » aux électeurs et de construire « l’union de la gauche et des écologistes », comme elle a su le faire pour les municipales à Nantes. (Libération, lundi 6 juillet 2026)
Tout n’est pas négatif dans cette affaire puisque Johanna Rolland va pouvoir consacrer l’essentiel de son temps à Nantes. Elle est en effet payée par les contribuables nantais pour traiter les innombrables dossiers qui relèvent de la compétence municipale (travaux, circulation, armement de la police municipale…). Quand on joue à la “parisienne“, c’est évidemment un collaborateur – par exemple le directeur de cabinet – qui devient maire dans les faits. Mais lui n’a pas été élu…
Bernard Morvan
Photo : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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