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Ils ont fait le bon choix et se retrouvent dans le camp du vainqueur de cette primaire de la gauche sociale-démocrate. Ils ont soutenu Raphaël Glucksmann : Karine Daniel (sénatrice), David Samzun (maire de Saint-Nazaire), Xavier Perrin (adjoint au maire à Saint-Nazaire), Bassem Asseh (ancien premier adjoint à Nantes), David Martineau (conseiller départemental), Pascal Bolo (conseiller départemental), Freddy Hervochon (conseiller départemental), Jocelyn Bureau (adjoint à Saint-Herblain)… Hostile à tout accord entre le PS et LFI, le maire de Saint-Nazaire David Samzun (ex-PS, divers gauche) n’est pas copain avec Olivier Faure, c’est le moins que l’on puisse dire ; il salue donc la victoire de Raphaël Glucksmann : « Un cap clair l’emporte. Raphaël Glucksmann , c’est la social-démocratie assumée, seule à même d’épargner à la France l’impasse Mélenchon et l’erreur Le Pen. Place au rassemblement le plus large et au dialogue avec toute la gauche de gouvernement. » (Ouest-France, Saint-Nazaire, lundi 12 octobre 2026) On retrouve un peu la même musique avec Loïg Chesnais-Girard (ex-PS, divers gauche), président de la Région Bretagne : « Raphaël Glucksmann sort largement en tête de cette primaire. Le temps est venu de rassembler largement autour d’un projet pour la France, avec une ambition claire : ne pas laisser notre pays à Marine Le Pen. » (Ouest-France, Bretagne, lundi 12 octobre 2026)
Dès sa victoire, Raphaël Glucksmann a désigné ses rivaux, promettant d’être le « candidat de la justice sociale et fiscale, de la révolution écologique et de la démocratie», revendiquant une « rupture avec le macronisme » et attaquant « l’hégémonie d[u chef de file de LFI, Jean Luc] Mélenchon sur la gauche française », même si le principal ennemi reste « l’extrême droite ». « Non, [la candidate du Rassemblement national] Marine Le Pen ne sera pas à l’Elysée en 2027. Ce soir, la bataille de France commence », a-t-il proclamé (Le Monde, mardi 13 octobre 2026). Si « Marine le Pen ne sera pas à l’Elysée en 2027 », Raphaël Glucksmann risque encore moins d’y entrer si l’on considère les sondages portant sur les intentions de vote : 9,5 % pour lui et 37 % pour Mme Le Pen (Odoxa-Backstone, Le Télégramme, jeudi 15 octobre 2026).
En politique, l’union fait la force
Reste la question des élections législatives qui suivront l’élection présidentielle. En 2022, l’opération Nupes et en 2024 le Nouveau Front populaire avaient donné de bons résultats. Grâce à ces alliances électorales qui permettaient à la gauche de présenter un candidat unique dans chaque circonscription au premier tour, en Bretagne, elle avait obtenu seize députés sur trente-sept. LFI en récoltait sept : Murielle Lepvraud à Guingamp ; Pierre-Yves Cadalen à Brest-centre ; Marie Mesmeur à Rennes-Bruz ; Mathnilde Hignet à Redon ; Andy Kerbrat à Nantes-centre ; Ségolène Amiot à Nantes-Saint-Herblain ; Matthias Tavel à Saint-Nazaire. Le PS cinq : Mélanie Thomin à Carhaix ; Claudia Rouaux à Montfort-sur-Meu ; Mickaël Bouloux à Rennes-Saint-Jacques-de-la-Lande ; Karim Benbrahim à Nantes-Orvault ; Fabrice Roussel à Nantes-Carquefou. Les Ecologistes trois : Damien Girard (Lorient), Julie Laernoes (Nantes-Rezé) et Jean-Claude Raux (Châteaubriant). Génération.s un : Tristan Lahais (Rennes-Cesson-Sévigné).
Mais, en 2027, les choses risquent de changer puisque Raphaël Glucksmann ne veut pas entendre parler d’un accord entre la « gauche démocratique » et les Insoumis pour ces législatives – pour lui, avec les 66 % des suffrages, la ligne a été tranchée. Pendant cette primaire, c’était évidemment là que se trouvait le point principal de désaccord entre Glucksmann et Olivier Faure. En effet le second est le Premier secrétaire du Parti socialiste et son entreprise compte 71 députés. En bon patron, conscient de ses responsabilités, il se doit de tout faire pour sauver la peau de ces 71. Vu la progression du Rassemblement national, il serait dangereux d’aller en ordre dispersé au premier tour. Un candidat socialiste opposé à un candidat insoumis, cela pourrait signifier souvent l’impossibilité de se qualifier pour le second tour. Et vice-versa… Le bon sens et l’efficacité obligeront Faure à “négocier“ avec Mélenchon. Tous les deux auront besoin d’un accord électoral LFI-PS, n’en déplaise à Glucksmann. « La question des alliances, c’est réglé, écarte le sénateur écologiste Yannick Jadot, soutien du coprésident de Place publique. On voit que la clarté est un gage de succès. » Mais Raphaêl Glucksmann aura-t-il les moyens d’appliquer cette résolution ? » (Le Monde, mardi 13 octobre 2026) « Réglé », pas certain, surtout si à l’élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon devance largement Glucksmann. Actuellement, le Lider minimo est crédité de 18 % dans les derniers sondages (Odoxa Backstone, Le Télégramme, jeudi 15 octobre 2026).
L’excellent résultat obtenu par Raphaël Glucksmann (66,13 %) peut-il le faire bénéficier d’une dynamique lui permettant de remonter le courant dans les sondages portant sur les intentions de vote pour la présidentielle ? Pour décoller dans les sondages, une seule solution s’offre à lui : siphonner les électeurs de Méluche. « Raphaël Glucksmann est désormais le candidat du Parti socialiste. Il doit maintenant largement rassembler à gauche. C’est une nécessité pour battre la droite et l’extrême droite », explique Karim Brahim (PS), député de Nantes-Orvault (Presse Océan, lundi 12 octobre 12 octobre 2026). Après les événements du 17 octobre, c’est semble-t-il loin d’être gagné.
Bernard Morvan
Photo : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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