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Le samedi 17 octobre, l’État a disparu par son incapacité à empêcher la destruction de mairies et d’autres bâtiments qui sont les symboles de sa puissance. Malgré tout leur courage, les forces de l’ordre n’ont pu faire face, par manque de nombre et de moyens appropriés, à de véritables hordes dont le nombre et l’organisation semble avoir déjoué toutes les prévisions. Ce qui s’est produit ne doit rien au hasard, mais résulte bien d’une démarche rationnelle.
Les nations, dernières entités pouvant s’opposer à la mondialisation
Le monde globalisé ne pouvait devenir une réalité qu’à la condition de faire disparaître les souverainetés locales, c’est-à-dire les nations. Les nations étaient apparues progressivement et résultaient pour certaines de la disparition des empires dans lesquels leurs peuples étaient regroupés. D’autres sont nées d’un État préexistant et c’est le cas de la nation française. Le terme de « nation » vient du latin « natio » qui veut dire « naissance » ou « ensemble de gens nés au même endroit ». Un des moyens de destruction d’une nation est d’y faire entrer en masse des gens qui ne sont pas nés au même endroit. En France, c’est dès 1789 que le principe de la « nationalité » est adopté. La nationalité lie l’individu aux règles de l’État qui devient de fait un citoyen disposant de l’égalité des droits des autres citoyens. En faisant entrer par millions des gens possédant une autre nationalité, l’appellation « nation » perd tout son sens. Mais les effets de ce processus sont lents et progressifs et ne se font sentir qu’au terme d’un décalage très important.
Ces effets sont restés volontairement ignorés par nos gouvernants, voire contestés A cela se sont ajoutées les règles européennes sur l’immigration puis le traité de Schengen, qui abolissait les frontières à l’intérieur de l’Union européenne. Or, ceci constituait un autre moyen de destruction de la nation puisque le territoire de l’endroit où les gens naissaient n’était plus délimité de facto. C’était une victoire importante des européistes destinée à imposer à terme la citoyenneté européenne.
Celle-ci était prévue dans le traité constitutionnel de Maastricht (1992) mais ses effets sont restés limités car ce projet de traité constitutionnel qui l’aurait « officialisé » a été rejeté par le référendum de mai 2005. La technique des « petits pas » chère à Jean Monet n’a pas fonctionné.
Entre-temps, le projet d’un monde global s’est progressivement estompé. On aurait pu croire qu’en 1991 il était sur le point de devenir une réalité mais les peuples ont commencé à se réveiller, lentement mais sûrement. La suprématie du dollar, qui était contestée depuis 1971 (et même avant par de Gaulle avec « ce dollar qu’ils ne tient qu’à eux d’émettre » a conduit un certain nombre de pays hors de l’occident à s’interroger et à chercher les moyens de ne plus s’y soumettre. Il leur est rapidement apparu que les nations (seules réalités internationale de Gaulle dixit) devaient se maintenir.
Partout dans le monde, sauf dans l’Union européenne
L’éclatement de l’URSS a fait renaître beaucoup de petites nations, compris à l’ouest de la Russie où certaines d’entre-elles firent rapidement partie de l’Union Européenne, sans pour autant renoncer à leur statut. On constate aujourd’hui qu’elles étaient les plus hostiles à l’immigration. Mais ces mouvements migratoires ce sont poursuivis dans le reste de l’Union Européenne et en particulier en France. En niant d’une façon constante les événements qui se produisaient dans les banlieues des grandes villes dès les années 2000, les dirigeants politiques se sont rendus comptables de ce qui se passe dans notre pays et le peuple français à découvert le dimanche 18 octobre que l’État n’était plus capable d’assurer sa mission essentielle de protection des personnes et des biens. Pire encore, les discours n’avaient pas changé d’un iota et le Chef de l’État reconnaissait lui-même son incapacité à y remédier, faute d’en analyser les causes profondes.
La loi du nombre
Tant que les mouvements migratoires en provenance de divers pays de cultures différentes restaient limités, la situation demeurait contrôlable et beaucoup s’assimilaient par leur propre volonté, souvent par le mariage comme cela s’était fait de tout temps. Le danger est venu de la concentration et notamment de ceux qui venaient d’Afrique du Nord. Ce sont les banlieues des grandes villes qui devinrent petit à petit des territoires dans lesquels les modes de culture évoluèrent le plus rapidement jusqu’à devenir, dans certains cas, des quartiers entiers où la façon de vivre traditionnelle des français fut supplantée par celle des nouveaux arrivants. Ces îlots furent de plus en plus nombreux et finirent par prendre des dimensions considérables regroupant plusieurs milliers de personnes. Et la proportion augmenta encore car ceux qui, habitant à l’origine ces quartiers, commencèrent à les quitter car ils ne s’y reconnaissaient plus. Le terme de « grand remplacement » y trouve son origine.
Plusieurs dirigeants politiques alertèrent l’opinion publique de ce danger potentiel, dont le général de Gaulle en personne qui avait une certaine prescience, mais il ne furent jamais écoutés. Les élus de gauche voulaient y voir une attitude « raciste et post-coloniale » voire « fascisante » et l’élite euro-mondialiste qui gouverne la France depuis près de vingt ans s’est bien gardée d’intervenir dans ce débat, ne voulant évidemment pas donner les vraies raisons qui étaient liées à la destruction de notre nation par la perte d’identité du peuple français, prérequis essentiel pour avancer vers le monde globalisé.
La nation doit faire bloc pour survivre et restaurer l’État
De Gaulle avait eu ce mot assez dur en parlant d’Albert Lebrun :
« Au fond, comme chef de l’État, deux choses lui avaient manqué : qu’il fût un chef ; qu’il y eût un État. »
Avons nous encore un chef de l’État ? Je ne veux pas parler de la personne physique d’Emmanuel Macron, naturellement, mais avec une cote de popularité comme la sienne, peut-il encore exercer la plénitude de ses pouvoirs dans une démocratie digne de ce nom?
Sa voix est devenue totalement inaudible dans des circonstances tragiques où beaucoup de Français ont peur. Nos institutions ne peuvent fonctionner qu’à la condition sine qua non qu’il existe un projet qui soit soutenu par une majorité du peuple et une voix qui soit capable de la rassembler. Notre président n’a plus (si tant est qu’il l’eût jamais eu) cette capacité. Que peut-il encore espérer ?
D’aucuns pensent qu’il a en tête un plan qui lui permettrait de reste en place en retardant l’élection présidentielle ? Cela me paraît peu probable. Alors, pourquoi s’accrocher ainsi et risquer de voir le pays s’embraser dans une guerre civile dont personne ne peut prédire les conséquences ?
Beaucoup de voix réclament ce départ pour l’éviter et peut-être est-il encore temps ?
Jean Goychman
Cercle Patria
Illustration : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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