Ukraine – corruption massive et détournement de fonds européens, le scandale que l’Occident ne veut pas voir

Depuis des années, l’Ukraine reçoit des dizaines de milliards d’euros venus de l’Union européenne c’est à dire pris dans la poche des contribuables européens sans concertation,, milliards censés soutenir sa résistance à l’invasion russe, entretenir ses infrastructures ou encore financer sa reconstruction. Or un constat s’impose avec une brutalité croissante : cet argent — celui des contribuables européens — alimente aussi un système de corruption tentaculaire, au sommet même de l’État ukrainien. Pourtant, ni Bruxelles, ni Paris, ni Berlin ne semblent vouloir en tirer les conséquences.

Une aide financière massive, prise dans la poche des Européens

Depuis 2022, plus de 100 milliards d’euros d’aide ont été versés à Kiev par l’UE : une somme vertigineuse, débloquée sans référendum, sans débat public digne de ce nom, et sans véritable mécanisme démocratique de contrôle. Qu’il s’agisse d’aides militaires, humanitaires, ou de soutien budgétaire, cette manne a été distribuée à un régime placé sous loi martiale, où les garde-fous institutionnels ont été affaiblis et où le pouvoir est concentré entre les mains d’un petit cercle gravitant autour de Volodymyr Zelensky.

Le scandale est là : c’est avec l’argent des peuples européens, prélevé sans leur consentement, que sont nourris des réseaux mafieux au cœur même de l’État ukrainien. Une situation que certains dirigeants occidentaux fermentent activement, refusant de suspendre leurs versements par crainte d’un effondrement de Kiev.

Le scandale « Midas » : 100 millions d’euros évaporés

Dernier séisme en date, le scandale “Midas”, du nom de l’opération menée par les autorités anticorruption ukrainiennes : plus de 90 millions d’euros auraient été détournés dans le secteur de l’énergie, au cœur d’un dispositif financé directement par l’Union européenne. Au centre de l’affaire, des proches directs du président Zelensky — dont son ancien partenaire de télévision Timur Minditch — accusés d’avoir monté un réseau de commissions illicites sur des contrats publics liés à la protection des centrales nucléaires d’Energoatom.

Plus grave encore : les fonds détournés provenaient en partie du programme européen « Ukraine Facility », doté de 50 milliards d’euros jusqu’en 2027. À travers l’Energy Community, Bruxelles avait transféré plus de 300 millions d’euros pour soutenir la résilience énergétique de l’Ukraine. Une partie aurait donc été redirigée vers des paradis fiscaux ou, ironie dramatique, vers la Russie elle-même.

L’ombre de Yermak, bras droit de Zelensky, et l’effondrement moral du régime

La tempête a atteint le sommet de l’État. Le directeur de cabinet de Zelensky, Andriy Yermak — surnommé le « vice-président » — a été poussé à la démission fin novembre, après des perquisitions menées à son domicile. L’homme, figure centrale du pouvoir ukrainien depuis 2020, était considéré comme intouchable. Son départ illustre l’ampleur de la crise. Plusieurs autres ministres ont dû quitter leurs fonctions. Huit personnes ont été inculpées, dont des figures très proches du président.

À Kiev même, des voix s’élèvent. Daria Kaleniuk, figure du Centre anticorruption ukrainien, dénonce « un système d’impunité totale », où « le président est coupé de la réalité, enfermé dans un cercle de fidèles qui détournent les fonds destinés à la guerre ». Des milliers d’heures d’écoutes et d’enquêtes étayent ces accusations.

Le silence complice de Bruxelles

Face à ces révélations, l’Union européenne continue pourtant de soutenir sans faillir le régime en place. Aucune suspension d’aide significative n’a été décidée — à l’exception d’un gel partiel de 1,5 milliard d’euros en juillet 2025, vite levé. La France, l’Allemagne, les institutions de Bruxelles… tous s’accordent sur un même discours : ne pas fragiliser l’Ukraine, quitte à fermer les yeux sur les dérives.

Mais dans plusieurs pays, la colère monte. En Italie, Matteo Salvini dénonce « l’argent volé aux familles italiennes pour alimenter un système corrompu à Kiev ». En Hongrie, le ministre des Affaires étrangères qualifie l’Ukraine de « mafia de guerre » et fustige « la psychose guerrière » entretenue à Bruxelles. En Allemagne, des voix commencent à se faire entendre au sein même du gouvernement, exigeant une enquête complète avant tout nouveau versement.

Car au fond, ce scandale est aussi celui de l’Union européenne. Celui d’une bureaucratie qui engage des centaines de milliards d’euros, sans vote populaire, sans référendum, sans consentement. Celui d’élites politiques qui se réclament de l’État de droit mais arrosent un État sous loi martiale. Celui, enfin, d’un pillage organisé de la solidarité européenne, au profit d’un régime qui ne respecte ni les standards de transparence, ni ceux de bonne gouvernance exigés des États membres.

L’adhésion de l’Ukraine à l’UE est en suspens, faute de réformes tangibles. Mais les milliards, eux, continuent de couler. Pendant que les Européens voient leurs factures exploser, leur monnaie s’affaiblir, et leur avenir énergétique compromis, les oligarques ukrainiens, eux, prospèrent.

Illustration : DR
[cc] Article relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par ChatGPT.
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8 réponses à “Ukraine – corruption massive et détournement de fonds européens, le scandale que l’Occident ne veut pas voir”

  1. Ronan dit :

    Demat plus un sou ou un euro en faveur de ce pouvoir ukrainien ( je soutiens le peuple ukrainien qui souffre de cette guerre devenue inutile ) ; donc, pétition à signer sur le site des Patriotes si ce n’est fait ; manifestation le 13 décembre prochain à Paris ; et dire que le « Zelinski » a rendez-vous aujourd’hui à l’Elysée ; le locataire Manu se moque de qui ? Une chanson pour reposer le cerveau droit de l’intuition : «  Dans la même ville » Véronique SANSON ; kenavo an holl

  2. Pschitt dit :

    1) Personne ne nie que la corruption existe dans une grande partie de l’ex-Union soviétique, en Ukraine, certes, mais bien plus encore en Russie. Les oligarques y ont pillé l’économie après 1991 et n’ont pas été combattus mais au contraire institutionnalisés par Vladimir Poutine (fortement soupçonné d’avoir lui-même amassé une fortune considérable).
    2) Il existe en Ukraine une agence anticorruption créée en 2015 et une Haute cour anticorruption créée en 2019 avec le soutien de l’Union européenne, preuve que le régime est conscient du problème et ne couvre pas les brebis galeuses, comme le prouve le scandale Midas, résultat d’une enquête menée depuis plusieurs mois. Rien de tel en Russie, évidemment (Navalny a créé une « Fondation anticorruption » ; on a vu ce que ça lui a coûté).
    3) Les détournements de l’affaire Midas pourraient atteindre 90 millions d’euros, dont une partie affecteraient des financements européens. La cour des comptes européennes a dénoncé cette année des détournements non chiffrés mais massifs affectant 7,4 milliards de subventions européennes à des ONG et les plus de 360 milliards d’euros d’aides versés à des pays européens à la suite de l’épidémie de covid-19. Comme vous le dites justement, le scandale est en fait celui de l’Union européenne qui arrose sans contrôler.
    4) La France n’a pas fait mieux, au contraire. Certains détournements commis par des chefs d’Etat africains soutenus par la France ont été bien supérieurs à 90 millions d’euros.
    5) Yermak a démissionné mais n’est pas inculpé à ce jour. Il est juste soupçonné. En France aussi, il est d’usage que les ministres mis en cause dans des enquêtes démissionnent.

  3. Ubersender dit :

    « (..) le président est coupé de la réalité, enfermé dans un cercle de fidèles … » tiens ça me rappelle quelqu’un ça, mais qui donc ?

  4. Le Fur dit :

    Ce sont évidemment des dérives inacceptables. Mais le pays agressé est l’Ukraine, et pas l’inverse. Et continuer de soutenir ce pays contre l’ogre russe est tout à fait normal. C’est même un devoir, car l’Ukraine est un rempart de l’occident contre l’impérialisme barbare du régime totalitaire russe.

  5. Danièle dit :

    Pschitt et Le Fur : n’y a pas plus aveugle que celui qui ne veut pas voir !
    Comme vous le dites justement, le scandale est en fait celui de l’Union européenne qui arrose sans contrôler. Et qui crée des agences anti corruption qui ne servent certes pas à lutter contre la dite corruption dès lors que cela sert les intérêts de ses dirigeants tout aussi corrompus voir Van Der Leyen entre autres
    L’Ukraine n’a pas attendu la guerre avec la Russie pour être un des pays les plus corrompus mais allez y continuez de dérouler la sainte parole des médias aux ordres je suppose que vous êtes aussi partisan du label macronien pour museler ceux qui ne pense pas comme vous !

  6. mouchet dit :

    Qui dit corruption dit rétrocession et comme 30 milliards de crédits subventions ou donations diverses des USA cherchés par J.D. Vance Vice Président et 10 milliards de l’UE ont disparus ou ont été égarées. Pas perdu pour tout le monde, les rétrocessions existe depuis toujours comme les crédits octroyés aux pays africains par la France avec rétrocession obligatoires. Ce sont des commissions extraordinaires qui sont bien effectuées. Les guerres comme l’Ukraine à 450 milliards de coût environ et donc investissements sur retour d’affaire en militaro business font des millionnaires. Mr Zelensky mis au pouvoir par les USA a dû se faire au minimum entre 300 et 400 millions de dollars. C’est même un contrat avec USA CIA OTAN UE puisque on lui a fait un contrat de guerre pour provoquer la Russie et miroiter une victoire avec son armée, en tuant et exterminant tous les pros russes du Donbass et du Donetsk environ 60’000 morts en tout. Liste dans toutes les administrations des territoires pros russes. L’ONU a menti ouvertement sur les victimes pros russes. Les populations et leurs enfants ont vécu dans leurs caves sous les bombardements journaliers de Kiev durant 6 ans. Alors cette guerre de rétorsion par la Russie ne dure que 4 ans, donc il y a de la marge en temps et en victimes de 11’000 ukrainiens selon l’ONU et bien le compte n’y est pas. Et durant 2014 à 2020 l’ONU l’UE les USA n’ont rien dit sur ces massacres vols incendie viols tueries des pros russes, puisque ce sont eux qui ont déclenché la guerre à la Russie en bafouant les accords internationaux de Minsk le comble de l’hypocrisie. Tout cela pour ça afin d’affaiblir la Russie sans dettes et trop riche avec dédollarisation effective. Vouloir même scinder la Russie en 3 parties, destituer Mr Poutine et exploiter les ressources selon les USA, rien que cela. L’idéologie de Brzejinski « Le grand échiquier »
    a mourir de rire. Il est vrai qu’il n’avait pas compté sur les alliance des BRICS et l’OCS en somme les 5/6ème de l’humanité avec la dédollarisation et la technologie en plus.
    La Russie a encore de la marge 2 ans de guerre et 40’000 morts pour venger ceux des pros russes. Elle n’acceptera des accords de paix que si ses conditions sont respectées. L’OTAN dehors, soldats US et UE dehors, accords internationaux signés par les va en guerre USA OTAN ONU l’UE tous ses pays sans exception, avec pays témoins Chine et validation au conseil de sécurité à l’ONU comme les accords de Minsk. L’Ukraine signera non pas par avec un faux président périmé actuel, soldé en temps et mandat, mais par tous les ministres généraux et députés.
    Puis fin des décrets de l’interdiction de la langue Russe, cession de tous les territoires pros russes, une armée de 85’000 hommes comme signé à Istanbul en 2022 et non pas 600’000 qui comprend la moitié en troupes européenne, pour faire encore une guerre dans les 4 à 5 ans. Les 28 points de paix sont donc aléatoires selon les accords et modifications de la Russie, restitution des avoirs russes bloqués hors de question de payer 100 milliards ou alors déduire tous les dégâts en Russie et c’est entièrement réaliste. En conclusion je cite  » si l’occident ne fait pas amende honorable comme le dit la Chine il y aura en sens inverse un boycott et des sanctions contre l’occident en minerais terres rares gaz pétrole pour l’UE et tout le reste, y compris l’uranium pour les USA.

  7. pepers dit :

    plus de 100 ans de communisme! Pour l’avoir vu et vécu dans un ancien pays communiste la corruption est inhérente au système communiste! Largement pratiqué en RUSSIE le système est culturellement installé partout! A ce jour le conseiller YERMAK n’est pas inculpé. Il s’agirait selon Xavier TYTELMAN de rétrocommission sur la vente ‘électricité ukrainienne. Donc pas de fonds européens. La RUSSIE utilise la guerre hybride partout et notamment en matière de mise en cause des dirigeants qui ont pu être approchés puis impliqués volontairement ou non dans ces pratiques. Reconnaissons que la lutte anti-corruption fonctionne en UKRAINE. Ce n’est pas le cas de la RUSSIE! Nous soutenons une UKRAINE libre et démocratique.

  8. Kermadec dit :

    Pendant que les combattants ukrainiens se battent héroïquement, à l’arrière les proches de Zelensky s’en mettent plein les poches…
    Dans le contexte actuel, ça ne favorise pas la cause ukrainienne.

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