Tournoi des 6 nations 2026. Compositions, preview, calendrier, pronostics.

De début février à la mi-mars, le Tournoi des Six Nations reprend ses droits et s’impose, comme chaque hiver, au centre du calendrier du rugby européen. Héritier direct du Home Nations Championship né au XIXe siècle, le Tournoi des Six Nations conserve ce qui fait sa singularité : un format court, sans filet, où chaque faux pas pèse lourd, et où l’histoire collective compte autant que la forme du moment.

L’édition 2026 s’annonce particulièrement dense. Les dynamiques sont contrastées, les cycles de plusieurs sélections arrivent à maturité ou au contraire à un moment charnière, et le calendrier offre, presque chaque week-end, une affiche susceptible d’influencer le classement final.

Un calendrier resserré, sans temps mort

Le tournoi s’ouvre dès le jeudi 5 février, une rareté liée aux Jeux Olympiques qui donne immédiatement le ton. Le premier week-end voit s’enchaîner trois rencontres, avant quatre autres rounds disputés jusqu’au samedi 14 mars, date traditionnelle du dénouement. Sans semaine de respiration entre certains enchaînements clés, la gestion physique et mentale des effectifs sera déterminante. Les équipes devront composer avec les blessures, la discipline et la capacité à performer à l’extérieur, dans un format où il n’y a pas de match “de confort”.

Semaine 1

  • Jeudi 5 février : France – Irlande : 21h
  • Samedi 7 février : Italie – Écosse : 15h
  • Samedi 7 février : Angleterre – Pays de Galles : 17h40

Semaine 2

  • Samedi 14 février : Irlande – Italie : 15h
  • Samedi 14 février : Écosse – Angleterre : 17h40
  • Dimanche 15 février : Pays de Galles – France : 16h

Semaine 3

  • Samedi 21 février : Angleterre – Irlande : 15h
  • Samedi 21 février : Pays de Galles – Écosse : 17h40
  • Dimanche 22 février : France – Italie : 16h

Semaine 4

  • Vendredi 6 mars : Irlande – Pays de Galles : 21h
  • Samedi 7 mars : Écosse – France : 15h
  • Samedi 7 mars : Italie – Angleterre : 17h40

Semaine 5

  • Samedi 14 mars : Irlande – Écosse : 15h
  • Samedi 14 mars : Pays de Galles – Italie : 17h40
  • Samedi 14 mars : France – Angleterre : 21h

Les forces en présence : continuités, transitions et incertitudes

L’Irlande, troisième lors de la précédente édition, revient dans le Tournoi avec un encadrement expérimenté mais un groupe touché par plusieurs absences importantes. Le retour d’Andy Farrell après sa parenthèse avec les Lions britanniques et irlandais est attendu, mais la profondeur d’effectif, notamment devant, constitue un point d’attention. Son calendrier, marqué par des déplacements à Paris et Londres, pourrait rapidement clarifier ses ambitions.

Avants : Tom Ahern (Munster), Finlay Bealham (Connacht), Tadhg Beirne (Munster), Jack Boyle (Leinster), Thomas Clarkson (Leinster), Jack Conan (Leinster), Caelan Doris (Leinster, captain), Edwin Edogbo (Munster), Tadhg Furlong (Leinster), Ronan Kelleher (Leinster), Jeremy Loughman (Munster), Joe McCarthy (Leinster), Michael Milne (Munster), Tom O’Toole (Ulster), Cian Prendergast (Connacht), James Ryan (Leinster), Dan Sheehan (Leinster), Tom Stewart (Ulster), Nick Timoney (Ulster), Josh van der Flier (Leinster)

Arrières : Bundee Aki (Connacht), Robert Baloucoune (Ulster), Harry Byrne (Leinster), Craig Casey (Munster), Jack Crowley (Munster), Nathan Doak (Ulster), Tom Farrell (Munster), Ciaran Frawley (Leinster), Jamison Gibson-Park (Leinster), Hugo Keenan (Leinster), James Lowe (Leinster), Stuart McCloskey (Ulster), Tommy O’Brien (Leinster), Jamie Osborne (Leinster), Jude Postlethwaite (Ulster), Sam Prendergast (Leinster), Garry Ringrose (Leinster), Jacob Stockdale (Ulster)

L’Angleterre aborde 2026 avec un discours résolument tourné vers la constance et la montée en puissance. Sous la conduite de Steve Borthwick, la sélection anglaise cherche à transformer une dynamique positive observée depuis la fin de l’année précédente en résultats concrets dans le Tournoi. Deux réceptions majeures à Twickenham constituent un atout évident, à condition d’exister aussi loin de ses bases.

Entraineur : Steve Borthwick

Capitaine: Maro Itoje (Saracens)

Avants : Ollie Chessum (Leicester Tigers), Arthur Clark (Gloucester Rugby), Alex Coles (Northampton Saints), Luke Cowan-Dickie (Sale Sharks), Chandler Cunningham-South (Harlequins), Tom Curry (Sale Sharks), Theo Dan (Saracens), Trevor Davison (Northampton Saints), Ben Earl (Saracens), Greg Fisilau (Exeter Chiefs), Ellis Genge (Bristol Bears), Jamie George (Saracens), Joe Heyes (Leicester Tigers), Maro Itoje (Saracens), Emmanuel Iyogun (Northampton Saints), Jack Kenningham (Harlequins), Guy Pepper (Bath), Henry Pollock (Northampton Saints), Bevan Rodd (Sale Sharks), Vilikesa Sela (Bath), Sam Underhill (Bath).

Arrières : Henry Arundell (Bath), Seb Atkinson (Gloucester Rugby), Elliot Daly (Saracens), Fraser Dingwall (Northampton Saints), Immanuel Feyi-Waboso (Exeter Chiefs), George Ford (Sale Sharks), Tommy Freeman (Northampton Saints), George Furbank (Northampton Saints), Alex Mitchell (Northampton Saints), Cadan Murley (Harlequins), Max Ojomoh (Bath), Henry Slade (Exeter Chiefs), Marcus Smith (Harlequins), Ben Spencer (Bath), Freddie Steward (Leicester Tigers), Jack van Poortvliet (Leicester Tigers).

Le Pays de Galles ouvre un nouveau cycle après deux éditions conclues à la dernière place. La nomination de Steve Tandy marque une volonté de reconstruction, avec un groupe mêlant cadres et nouveaux visages. Le fait de recevoir trois fois pourrait jouer en sa faveur, mais le début de tournoi, avec des oppositions relevées, servira rapidement de test.

Avants : Keiron Assiratti (Cardiff Rugby), Adam Beard (Montpellier), Liam Belcher (Cardiff Rugby), James Botham (Cardiff Rugby), Rhys Carre (Saracens), Ben Carter (Dragons), Olly Cracknell (Leicester Tigers), Harri Deaves (Ospreys), Ryan Elias (Scarlets), Tomas Francis (Provence Rugby), Archie Griffin (Bath Rugby), Dafydd Jenkins (Exeter Chiefs), Dewi Lake (Ospreys) Captain, Alex Mann (Cardiff Rugby), Josh Macleod (Scarlets), Taine Plumtree (Scarlets), Nicky Smith (Leicester Tigers), Gareth Thomas (Ospreys), Freddie Thomas (Gloucester Rugby), Aaron Wainwright (Dragons)

Arrières : Josh Adams (Cardiff Rugby), Sam Costelow (Scarlets), Dan Edwards (Ospreys), Jarrod Evans (Harlequins), Mason Grady (Cardiff Rugby), Kieran Hardy (Ospreys), Gabriel Hamer-Webb (Leicester Tigers), Joe Hawkins (Scarlets), Louie Hennessey (Bath Rugby), Eddie James (Scarlets), Ellis Mee (Scarlets), Reuben Morgan-Williams (Ospreys), Blair Murray (Scarlets), Louis Rees-Zammit (Bristol Bears), Tom Rogers (Scarlets), Ben Thomas (Cardiff Rugby), Owen Watkin (Ospreys), Tomos Williams (Gloucester Rugby)

L’Écosse se trouve, une nouvelle fois, dans cette zone intermédiaire où le potentiel est reconnu mais où la confirmation tarde à se traduire pleinement au classement. Le staff de Gregor Townsend dispose d’un effectif élargi et talentueux, mais avec seulement deux matchs à domicile, la nécessité d’un exploit à l’extérieur apparaît presque incontournable pour viser mieux qu’un milieu de tableau.

Avants :  Ewan Ashman (Edinburgh Rugby), Josh Bayliss (Bath Rugby), Magnus Bradbury (Edinburgh Rugby), Gregor Brown (Glasgow Warriors), Dave Cherry (Vannes), Alex Craig (Glasgow Warriors), Scott Cummings (Glasgow Warriors), Rory Darge (Glasgow Warriors), Jack Dempsey (Glasgow Warriors), Freddy Douglas (Edinburgh Rugby), Matt Fagerson (Glasgow Warriors), Zander Fagerson (Glasgow Warriors), Grant Gilchrist (Edinburgh Rugby), Jonny Gray (Union Bordeaux Bègles), Nathan McBeth (Glasgow Warriors), Liam McConnell (Edinburgh Rugby), Elliot Millar Mills (Northampton Saints), D’arcy Rae (Edinburgh Rugby), Jamie Ritchie (Perpignan), Pierre Schoeman (Edinburgh Rugby), Rory Sutherland (Glasgow Warriors), George Turner (Harlequins), Max Williamson (Glasgow Warriors)

Arrières : Fergus Burke (Saracens), Matt Currie (Edinburgh Rugby), Jamie Dobie (Glasgow Warriors), Darcy Graham (Edinburgh Rugby), Adam Hastings (Glasgow Warriors), George Horne (Glasgow Warriors), Rory Hutchinson (Northampton Saints), Huw Jones (Glasgow Warriors), Tom Jordan (Bristol Bears), Blair Kinghorn (Toulouse), Stafford McDowall (Glasgow Warriors), Kyle Rowe (Glasgow Warriors), Finn Russell (Bath Rugby), Ollie Smith (Glasgow Warriors), Kyle Steyn (Glasgow Warriors), Sione Tuipulotu (Glasgow Warriors) Captain, Duhan van der Merwe (Edinburgh Rugby), Ben White (Toulon)

L’Italie poursuit, elle, un travail de fond engagé depuis plusieurs saisons. Sous la direction de Gonzalo Quesada, le jeu s’est structuré, la sélection a gagné en stabilité et en crédibilité, sans encore décrocher la victoire de référence face à une nation majeure. Le leadership de Michele Lamaro et l’émergence de profils offensifs comme Louis Lynagh illustrent cette phase de transition entre apprentissage et affirmation.

Avants :  Simone Ferrari (Benetton Rugby), Danilo Fischetti (Northampton Saints), Muhamed Hasa (Zebre Parma), Marco Riccioni (Saracens), Mirco Spagnolo (Benetton Rugby), Tommaso Di Bartolomeo (Zebre Parma), Pablo Dimcheff (Colomiers Rugby), Giacomo Nicotera (Stade Français), Niccolò Cannone (Benetton Rugby), Riccardo Favretto (Benetton Rugby), Federico Ruzza (Benetton Rugby), Andrea Zambonin (Exeter Chiefs), Lorenzo Cannone (Benetton Rugby), Alessandro Izekor (Benetton Rugby), Michele Lamaro (Benetton Rugby), Captain Samuele Locatelli (Zebre Parma), David Odiase (Zebre Parma), Manuel Zuliani (Benetton Rugby)

Arrières : Alessandro Fusco (Zebre Parma), Martin Page-Relo (Lyon), Stephen Varney (Exeter Chiefs), Giacomo Da Re (Zebre Parma), Paolo Garbisi (Toulon), Juan Ignacio Brex (Benetton Rugby), Leonardo Marin (Benetton Rugby), Damiano Mazza (Zebre Parma), Tommaso Menoncello (Benetton Rugby), Paolo Odogwu (Benetton Rugby), Matt Gallagher (Benetton Rugby), Monty Ioane (Lyon), Louis Lynagh (Benetton Rugby), Lorenzo Pani (Zebre Parma), Edoardo Todaro (Northampton Saints)

La France, enfin, entre dans le tournoi avec un statut de prétendant régulier, mais aussi un calendrier exigeant, alternant chocs directs et déplacements réputés difficiles. Comme souvent, sa capacité à enchaîner les performances sur la durée sera plus déterminante que l’éclat ponctuel.

Avants : Dorian Aldegheri (Stade Toulousain), Uini Atonio (Stade Rochelais), Hugo Auradou (Section Paloise), Cyril Baille (Stade Toulousain), Paul Boudehent (Stade Rochelais), François Cros (Stade Toulousain), Alexandre Fischer (Aviron Bayonnais), Joshua Brennan (Stade Toulousain), Jean-Baptiste Gros (RC Toulon), Mickaël Guillard (Lyon OU), Oscar Jegou (Stade Rochelais), Anthony Jelonch (Stade Toulousain), Maxime Lamothe (Union Bordeaux Bègles), Julien Marchand (Stade Toulousain), Temo Matiu (Union Bordeaux Bègles), Peato Mauvaka (Stade Toulousain), Emmanuel Meafou (Stade Toulousain), Régis Montagne (ASM Clermont), Rodrigue Neti (Stade Toulousain), Lenni Nouchi (Montpellier HR), Charles Ollivon (RC Toulon), Dany Priso (RC Toulon), Thomas Staniforth (Castres Olympique), Tevita Tatafu (Aviron Bayonnais), Cameron Woki (Union Bordeaux Bègles)

Arrières : Grégoire Arfeuil (Section Paloise), Théo Attissogbe (Section Paloise), Louis Bielle-Biarrey (Union Bordeaux Bègles), Fabien Brau-Boirie (Section Paloise), Romain Buros (Union Bordeaux Bègles), Thibault Daubagna (Section Paloise), Nicolas Depoortere (Union Bordeaux Bègles), Gaël Dréan (RC Toulon), Antoine Dupont (Stade Toulousain – captain), Kalvin Gourgues (Stade Toulousain), Aaron Grandidier Nkanang (Section Paloise), Matthieu Jalibert (Union Bordeaux Bègles), Yoram Moefana (Union Bordeaux Bègles), Noah Nene (Stade Français), Thomas Ramos (Stade Toulousain), Baptiste Serin (RC Toulon), Ugo Seunes (Racing 92)

Contrairement à certaines éditions où le titre se joue très tôt, 2026 offre un scénario plus étalé. Les confrontations Angleterre–Irlande, Irlande–France, Écosse–France ou encore les déplacements gallois à Dublin et Londres structurent le classement potentiel bien au-delà de la première moitié du Tournoi. Le dernier samedi, avec trois rencontres consécutives, conserve ce parfum de multiplex décisif qui fait l’identité de la compétition.

Plus que jamais, trois éléments semblent devoir peser lourd. D’abord, la discipline : dans un tournoi aussi serré, un carton mal géré peut coûter un match et, par ricochet, un titre. Ensuite, la conquête, notamment en mêlée et en touche. Enfin, l’efficacité offensive : transformer les temps forts en points reste la clé dans un championnat où la marge d’erreur est infime.

Le Tournoi des Six Nations 2026 s’annonce ainsi comme une édition de transition et de confrontation entre cycles : nations en reconstruction, équipes en quête de confirmation, sélections cherchant à prolonger leur domination. Un hiver de rugby européen dense, exigeant, et fidèle à ce qui fait, depuis plus d’un siècle, la singularité de cette compétition.

Le pronostic de la rédaction : Un duel serré entre la France et l’Angleterre, avec une victoire anglais à la fin. Une troisième place surprise de l’Italie.

Illustration : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle. Breizh-info.com, 2026, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention obligatoire et de lien do follow vers la source d’origine.

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