« Hollande est méchant, et Macron c’est pire ». Quand Manuel Valls pleurniche sur son sort

15/05/2017 – 08H00 Paris (Breizh-info.com) – Dire que Manuel Valls en a gros sur la patate relève de l’euphémisme. Dans l’entretien qu’il a accordé à Anne Cabana (JDD, 14 mai 2017) l’ancien Premier ministre se lâche et vide son sac.

Il est vrai que Manuel Valls a passé une sale semaine. Lâcher le Parti socialiste en déclarant qu’il  est « mort » pour offrir ses services à La République en marche et se faire méchamment retoquer,  ça peut faire mal. Surtout à un homme connu pour avoir un ego particulièrement surdimensionné.

Alors, le lot de consolation (la décision de la République en marche de ne pas lui opposer de candidat lors des législatives) ? « Il n’y a rien de magnanime dans cette histoire », estime-t-il. Parlant de lui à la troisième personne – modeste, on vous l’a dit -, il explique : « On joue jusqu’au bout, on l’humilie, on l’isole, le tout pour finir par une solution de compromis. Mais ils l’ont fait de manière tellement appuyée que ça s’est retourné contre Macron. C’est devenu le cas Valls ».

La conclusion tombe comme un couperet : «Je suis extrêmement lucide sur Macron et sur son équipe. Hollande est méchant, mais dans un cadre. Macron, lui, est méchant, mais il n’a pas de codes donc pas de limites». Ambiance.

Mais Manuel de renonce pas. « Au moment où survient la recomposition que j’ai toujours souhaitée, je vais être spectateur? Non! Je veux être dans cette séquence », prévient-il, convaincu qu’on a besoin de lui pour la campagne des législatives. « On a besoin de moi au Parlement. (…) Je passe à une autre vie politique. Je ne suis pas en train de préparer le prochain congrès du PS, moi. Je vais faire mon travail de député ». Et toc pour les (ex) copains de la rue Solférino…

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