C’est un potin qui revient de temps à autre dans l’actualité, nous rappelant la réalité du milieu carcéral et l’existence de l’obsession de femmes pour les pires criminels, pédophiles et assassins compris. Hier, nous apprenions que le sieur Nordhal Lelandais devenait papa de sa prison pas si miteuse que ça, aujourd’hui, c’est monsieur Jubillar qui est surpris en plein ébat sexuel au parloir pas si austère que ça. Entre-temps, c’était Salah Abdeslam qui découvrait les joies du mariage religieux alors qu’il est soi-disant soumis à un régime de détention ultra-strict et à l’isolement complet dans une prison de haute sécurité. Le point commun de ces détenus ? Avoir été courtisés par des hybristophiles, ces folles fascinées par la monstruosité, que la psychiatrie se refuse pourtant à qualifier de malades mentales.
Hybristophile = tarée ?
Cédric Jubillar. Ce perdant incapable de mener à bien un quelconque projet, accumulant les échecs professionnels, les dettes et vivant aux crochets du salaire de son épouse, qui s’enfermait tel un adolescent attardé dans la consommation de cannabis et les jeux vidéo, est devenu un sex-symbol auprès des femmes… en tuant la sienne.
La chose n’est certes pas nouvelle. Depuis toujours des donzelles sont attirées par les hommes mauvais. On ne parle pas ici du bad boy qui défie l’autorité, mais bien de l’attirance envers les tueurs en série, les pédocriminels, les terroristes etc. Plus le crime est dégueulasse, plus la liste des tarées désireuses de s’offrir à eux s’allonge : durant ses trois ans d’incarcération de 1919 à 1922, le tueur en série Henri Désiré Landru, qui avait assassiné onze innocentes pour les dérober minablement de leurs biens, avait reçu plus de 4 000 lettres d’admiratrices dont 800 demandes en mariage.
Mais attention ! L’hybristophilie – terme officiellement introduit en 1986 par le célèbre sexologue américain John Money – n’est pas une maladie mentale, mais un trouble de la préférence sexuelle. Une paraphilie, au même titre que l’excitation fétichiste pour des jolis pieds ou des porte-jarretelles… C’est dire la validité des classifications médicales, qu’il s’agisse de l’ICD (Classification internationale des maladies) publiée par l’OMS ou du DSM (Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux), édité par la Société américaine de psychiatrie (APA).
Syndrome du sauveur, érotisation de la transgression et du danger, quête de notoriété par procuration, répétition de traumatismes passés, perverses partageant les délires criminels de leur idole… les motivations sont variées, tout autant que les catégories sociales des mises en cause. Néanmoins, le profil dominant documenté reste celui de femmes blanches, éduquées et issues de milieux aisés. À l’instar de Maeva B., la nouvelle Madame Salah Abdeslam, la cinglée – pardon, la « troublée » – qui a jeté son dévolu sur le célèbre terroriste du 13 novembre. Si cette dernière est une convertie radicalisée, on peut affirmer que ce n’est pas le fanatisme religieux qui l’a attirée, puisqu’au regard des standards du terrorisme islamiste, son mari est un djihadiste raté, n’ayant pas eu les burnes de déclencher sa ceinture d’explosifs pour accéder au tant envié statut de martyr.
La prison, c’est plus c’que c’était !
On dit que ce serait pour éviter la dure réalité du bagne de Cayenne, où l’espérance de vie moyenne dépassait rarement les 3 à 5 ans, que l’escroc Henri Désiré Landru aurait commencé à éliminer ses proies, devenant par là un des majeurs tueurs en série français. Mais la Guyane n’est qu’un lointain, très lointain souvenir.
Finis les travaux forcés pour les récidivistes et les meurtriers ! Place désormais à la PlayStation, à la chicha, et… aux plaisirs de la chair. Car oui, même les pires criminels, même les violeurs et assassins d’enfants disposent de 24 heures d’intimité conjugale, loin du regard indiscret des gardiens. Le secret de cette hôtellerie carcérale ? Les « Unités de vie familiale » (UVF) : de charmants petits studios meublés, nichés au cœur de nos prisons pour permettre aux détenus de recevoir en toute intimité leurs proches… ou des timbrées d’hybristophiles auparavant inconnues. Il ne s’agit donc pas seulement de préserver quelque lien familial précédent le crime, mais bien de favoriser le bien-être du détenu, même quand ce dernier est un dangereux psychopathe et que la femme, rencontrée à l’occasion de son nouveau statut de condamné, donne tous les signes de troubles psychologiques.
Photo d’illustration : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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